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Le cancer du poumon : tabac, amiante, diesel, radon

Vous êtes ici : » » Le cancer du poumon : tabac, amiante, diesel, radon ; écrit le: 24 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 15 avril 2018

Le cancer du poumon : tabac, amiante, diesel, radonEn France, 25 000 cancers du poumon sont diagnostiqués chaque année. Il s’agit d’une maladie en augmentation rapide.

Combien de ces cancers sont-ils liés à une pollution de l’environnement ? On ne le sait pas avec précision, mais sans doute plusieurs milliers.



Le premier responsable de ces cancers est bien sûr le tabac. Il a d’ailleurs été scientifiquement prouvé qu’il était la cause de l’appari­tion de nombreux cancers, en particulier les cancers des bronches et de la vessie, sans parler des dégâts qu’il provoque dans le système car­diovasculaire.

En second lieu viendraient les carburants automobiles, et en particu­lier le diesel et les hydrocarbures, dont les particules, ultrafines, sont responsables de lésions au niveau des alvéoles pulmonaires. Selon une enquête Scandinave, le risque de cancer pulmonaire chez les per­sonnes exposées au diesel (chauffeurs de camion et de bus, mécani­ciens) est aussi important que dans le cas de l’exposition à l’amiante, soit une augmentation de risque de l’ordre de 60 %. Le risque spécifi­que du diesel pour le piéton ou l’automobiliste est relativement négli­geable, car il faut le relier au risque global de la pollution atmos­phérique.

L’amiante, bien que son usage soit interdit, représente encore un dan­ger majeur, et pour de nombreuses années. Enfin, parmi les facteurs de risque on donne de plus en plus d’importance à un gaz radioactif naturel, le radon, qui, dans certaines régions, représenterait un fac­teur de risque important pour le cancer du poumon.

En guise de conclusion

L’homme a une capacité à s’adapter aux lieux les plus improba­bles ou les plus dangereux. Quelques-unes des plus grandes villes au monde se sont développées de façon considérable dans des lieux in­hospitaliers, mal ventilés, parfois sans eau, ou soumis à des risques importants de tremblements de terre : c’est le cas de Mexico, de Sào Paulo, de Tokyo ou encore de Los Angeles. Toutes ces grandes agglo­mérations, ainsi que celles qui semblent plus protégées, comme Paris ou Londres, émettent un nuage de pollution atmosphérique presque  palpable. Il suffit de survoler ces villes en avion pour percevoir l’im­mense nuage jaune dans lequel elles respirent.

Dans toutes ces grandes villes, les habitants sont régulièrement sou­mis à des pics de pollution chimique ou automobile, parfois à des vents chargés de pollens allergisants, au tabagisme ambiant, mais surtout à un cocktail de produits les plus divers, en faible quantité, dont le mélange est peut-être à l’origine de l’augmentation des can­cers et de l’aggravation des maladies cardio-respiratoires. Plus que ja­mais, la surveillance de la pollution atmosphérique est de rigueur, toute amélioration de la qualité de l’air étant bénéfique pour la santé.

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