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Le nouveau-né : La motricité

Vous êtes ici : » » Le nouveau-né : La motricité ; écrit le: 12 juin 2013 par imen modifié le 4 janvier 2019

1La motricité

Les relations entre la motricité, le développement intellectuel et l’affectivité sont très étroites. Le développement psychomoteur dépend de l’état nutritionnel (vu) et aussi des stimulations venues du milieu extérieur. Le nouveau-né s’agrippe. Si d’un doigt on caresse la paume de sa main, elle se ferme, serre très fort le doigt au point qu’on peut soulever l’enfant du plan du lit. Si l’on soulève de quelques centimètres l’enfant étendu sur le lit et qu’on le laisse avec précaution retomber, il écarte les bras en croix, ouvre les mains, puis les rapproche l’une de l’autre devant son visage. Ce réflexe a été interprété comme étant celui du Mammifère quadrupède nouveau-né qui perdrait contact avec les mamelles pendantes du ventre de sa mère qui l’allaite.
Le nouveau-né marche. Bien que très hypertonique quand on le tient devant soi, les mains sous les aisselles, ses membres inférieurs sont fortement fléchis comme les pattes arrières d’une grenouille. Il ébauche, si on lui pose à plat un pied sur une table, une marche « automatique », il relève ce pied, l’avance, pose son talon un peu plus loin tout en soulevant l’autre pied qu’il passe ensuite en avant et ainsi de suite.
Les réflexes « archaïques » (par exemple le réflexe d’agrippement) sont peut-être les témoins d’un âge animal révolu ; ils disparaissent dans les premières semaines. Leur persistance au-delà de 6 mois est alarmante car elle signifie qu’il y a retard de maturation cérébrale.
Pour chaque fonction, a été établi un âge moyen d’acquisition mais de larges variations individuelles existent ; c’est seulement en dessous de la « déviation inférieure » que l’on peut évoquer un retard.
Le tonus musculaire du nouveau-né est caractérisé par une hypotonie de l’axe corporel et une hypertonie des membres en flexion. L’hypertonie des membres disparaît progressivement vers 4-5 mois, l’attitude en extension s’établit.
Le développement postural est commandé par l’évolution du tonus axial. La tête du nouveau-né tombe en avant ; elle se maintient vers le 3e mois. La position assise est acquise à 7-8 mois. Le station debout quelques instants avec appui est obtenue vers 8-9 mois ; elle est acquise vers 10-12 mois. Couché sur le ventre, le nourrisson peut à 1 mois soulever le menton, à 3 mois soulever un moment sa tête en s’appuyant sur ses membres supérieurs fléchis. Il passe de lui-même de la position couchée à la position assise vers le 10e mois.
La motricité spontanée. Les mouvements sans objet disparaissent peu à peu au profit de ceux qui accompagnent l’activité posturale ou l’exécution de gestes de préhension. Les mouvements ne sont plus isolés mais s’élaborent et se coordonnent sur une intention. La première intention est de saisir un objet. Au début, le nourrisson le laisse échapper ou le porteà sa bouche sans le regarder. Plus tard, son regard va vers l’objet qu’il a porté à sa bouche. Dès l’âge de 4 ou 5 mois, on peut parler de « mouvements volontaires » car il réussit à atteindre et à saisir l’objet qu’il convoite. A 10 mois, il prendra entre le pouce et l’index. La praxie véritable commence lorsque le nourrisson fixe son regard sur l’objet, le porte devant ses yeux. Il fixe, saisit, agite, secoue des hochets. Les aires corticales motrices, sensitives, visuelles, auditives mûrissent simultanément et se tissent entre elles des associations définitives.
À trois mois, l’enfant suit les objets des yeux et balaie son champ visuel en coordonnant leurs mouvements et ceux de sa tête. Jusqu’à 3 ou 4 mois, la main droite ignore ce que fait la main gauche. Puis l’activité des deux mains s’individualise et, vers 6 mois, non seulement l’enfant peut tenir un objet dans chaque main mais il peut passer l’objet d’une main dans l’autre. La question de la main dominante se posera plus tard. Avant un an, l’enfant écarte la main étrangère qu’on interpose entre lui et l’objet qu’il veut saisir, soulève la serviette sous laquelle on a placé le jouet avec lequel il s’amusait.
La marche nécessite la station verticale et une coordination permettant les mouvements alternés des membres inférieurs. Elle est souvent préparée par la marche « à quatre pattes ». L’enfant peut effectuer quelques pas de façon indépendante vers 13 à 14 mois, mais cette date varie entre 10 et 1 6 mois. L’absence de marche indépendante après 20 mois est considérée comme anormale.2

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