➔ ENVIRONNEMENT

Le temps du vivant : L’importance de pouvoir anticiper

> > Le temps du vivant : L’importance de pouvoir anticiper ; écrit le: 7 juillet 2013 par imen modifié le 11 novembre 2014


De nombreuses observations montrent que les animaux doivent, pour survivre, anticiper de façon précise sur nombre d’éléments de leur vie de tous les jours. Ils jouent ainsi avec le temps, se souviennent des expériences passées, ce qui confirme qu’ils possèdent une forme de mémoire. Ces anticipations constituent un phénomène fondamental, qui a certainement eu une grande importance au cours de l’évolution animale, et qui continue à jouer un rôle essentiel dans la vie quotidienne de nombre d’animaux.
Les rythmes journaliers et saisonniers sont particulièrement passionnants à observer, car tout montre qu’ils ne sont pas déclenchés par une contrainte externe. En fait, ils précèdent souvent cette contrainte, permettant à l’animal de l’éviter. Ils forment donc, comme le dit Paul Pévet, directeur du labora­toire des fonctions rythmiques du CNRS, à Strasbourg, une donnée fondamentale de tous les êtres vivants, qui, pour sur­vivre, doivent non seulement s’adapter, mais anticiper les changements de l’environnement, comme les variations du cycle jour-nuit ou celles du climat. Les rythmes biologiques,dit il, reflètent la nécessité pour certains événements de se pro­tium- à un moment précis du jour ou de l’année.
On en a déjà vu des exemples chez les animaux marins qui se réfugient dans le sable avant l’arrivée de la marée. Il existe bien d’autres cas : chez les animaux qui vivent le jour et dorment donc la nuit, des horloges assurent des possibilités rapides d’éveil, en cas d’alerte, en maintenant un état de vigi­lance pendant le sommeil et suscitant même parfois de courtes périodes d’éveil.  Des horloges internes déclenchent aussi, pendant ce sommeil, un mécanisme qui assure la concentra­tion de substances riches en énergie, afin que l’animal dispose du maximum de ses possibilités dès l’éveil, période critique car il risque alors d’être attaqué et tué s’il n’est pas immédia­tement en état de réagir. Ces rythmes, qu’on pourrait appeler prémonitoires puisqu’ils provoquent des réactions de l’orga­nisme avant l’apparition de dangers ou de contraintes exté­rieures, sont très variés. Les biologistes les appellent des systèmes d’anticipation.

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