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Le temps qu’il fait

Vous êtes ici : » » Le temps qu’il fait ; écrit le: 27 décembre 2012 par imen modifié le 13 novembre 2014

Le temps qu'il fait

Comme l’huile et l’eau, deux masses d’air de température différente ne se mélangent pas. La masse d’air la plus rapide écarte l’autre de son chemin, en la soulevant ou en passant par-dessus… La ligne de rencontre s’appelle le front. Cette démarcation entre deux masses d’air marque les changements de temps car, loin d’être très bien délimitée, elle se gondole par endroits.



Une dépression se forme et se creuse au niveau de cette ondulation, car la partie du front qui cède amorce une rotation sur elle-même. Au passage d’un front, la pression varie assez rapidement et le vent tourne.

D’une façon générale, les fronts sont précédés d’une baisse du baromètre et suivis d’une hausse.

 L’alternance des fronts

Lorsque de l’air chaud repousse de l’air froid, on a un front chaud.

Quand l’air chaud est rejeté en altitude, c’est un front froid. Le front prend le nom de la masse d’air qui « agresse » l’autre.

Fronts froids

Les fronts froids correspondent à une masse d’air froid, donc dense, qui se glisse sous une masse d’air chaud,qu’elle repousse tout en la soulevant. Dans l’hémisphère Nord, ces fronts se déplacent vers l’est ou le sud-est, à 40 km/h en moyenne, et plus rapide­ment en hiver qu’en été. Leur passage ne dure guère plus de cinq heures, car ils sont assez étroits.

Les perturbations liées à un front froid sont généralement violentes, car le coin formé par la masse d’air froid est très incliné ; en revanche, elles sont de courte durée.

Ces précipitations prennent la forme d’averses, parfois accompagnées d’orages et de violentes rafales de vent.

Dans le ciel, un front froid débute par des altostratus ou des altocumulus, se poursuit par des nimbostratus don­nant des pluies régulières, et se ter­mine par un cortège de cumulus avec des éclaircies, parfois entrecoupées d’averses.

Fronts chauds

Les fronts chauds correspondent à une masse d’air chaud qui, tout en glissant par-dessus une masse d’air froid, repousse celle-ci devant elle. Dans l’hé­misphère Nord, ces fronts se forment à l’est de cellules dépressionnaires et se déplacent à 20 ou 25 km/h, presque deux fois plus lentement qu’un front froid. Un temps de front chaud s’étale sur plusieurs centaines de kilomètres en avant de la ligne de front, les nuages précurseurs ayant une avance de 1 500 km. Ces nuages annoncent par conséquent l’arrivée du front avec une avance de près de 48 heures. Lorsque ce front approche, le baromètre baisse légèrement et l’on voit apparaître des cirrus élevés, premier signe de la pré­sence d’une couche d’air chaud en alti­tude. Viennent ensuite des cirrostratus qui s’épaississent progressivement, voi­lant légèrement le soleil ou la lune, puis des altostratus donnant un ciel pom­melé. Des averses se manifestent juste après, sous une grande masse de nim­bostratus bas et sombres, qui précèdent la ligne de front sur 300 km.

Le passage de la perturbation peut durer six heures, puis la pression remonte.

Si l’air chaud ascendant est très instable, le front peut également être accompagné de cumulonimbus avec un mélange de pluies, de bruines persis­tantes et d’averses orageuses. Les fronts chauds associés aux dépressions sont souvent suivis d’une courte période de beau temps.Le temps qu'il fait

Fronts stationnaires, faibles et occlus

 Les fronts dits stationnaires sont assez semblables aux fronts chauds, donnant un temps pluvieux qui peut persister longtemps.

Les Fronts faibles

ne donnent pas lieu à une modification du temps, mais s’accompagnent d’un changement de direction du vent.

Un Fronts occlus

fréquent dans les zones dépressionnaires de moyenne latitude, apparaît lorsque les masses d’air froid qui précèdent et suivent une masse d’air chaud se rejoignent au sol, repous­sant la masse d’air chaud en altitude. On voit alors apparaître des altostratus qui sont suivis de cumulonimbus et, immédiatement après, de cirrus élevés.

C’est bien le signe que deux masses d’air froid se sont rejointes pour reje­ter au-dessus d’elles une masse d’air plus chaude.Le temps qu'il fait

Le front occlus commence comme un front chaud, mais les cumulonimbus de l’ancien front froid suivent immé­diatement.

Les bases de tous ces nuages se ressem­blent, mais les précipitations changent de rythme, les averses succédant à la pluie continue.

Le baromètre remonte rapidement et la température baisse.

L’ensemble de ces signes indique que l’on a affaire à un front occlus, le plus souvent caractérisé par sa grande nébulosité, la superposition partielle des différentes couches nuageuses donnant des précipitations abon­dantes.

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