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Nuages à grand développement vertical

Vous êtes ici : » » Nuages à grand développement vertical ; écrit le: 29 décembre 2012 par imen modifié le 13 novembre 2014

Nuages à grand développement vertical

Les nuages à grand développement ver­tical sont des cumulus et des cumulo- nimbus.



Ces nuages, bien séparés les uns des autres, aux contours précis, sont appe­lés nuages d’instabilité. Leur base est souvent horizontale, leurs sommets comportent des protubérances en forme de choux-fleurs.

Cumulus

Les plus petits, les fractocumulus,sont dus à un échauffement localisé du sol, formant des «thermiques» (ascen­sions d’air chaud), mises à profit par les amateurs de vol à voile.

Ces « thermiques » ont un diamètre de quelques centaines de mètres, et des vitesses ascendantes moyennes de 7 km/h. À mesure que l’air monte, le nuage se refroidit; il cesse son ascension lorsqu’il est devenu plus froid que l’air ambiant.

Au milieu d’une matinée ensoleillée, les fractocumulus se transforment en «humilis», mieux délimités.Nuages à grand développement vertical

Ces masses blanchâtres, bien séparées les unes des autres, ayant la forme de petites balles de coton ou fleurettes, sont les nuages de beau temps par excellence. Leur forme se modifie sans cesse.

De la plage on les voit pousser comme par magie au-dessus des terres, alors que le ciel au-dessus de la mer (plus froide le matin), reste tout à fait dégagé.

 La montagne, SURTOUT, est un lieu de prédilection pour les cumulus.

Les sommets, en atmosphère plus pure, voient en effet leur température s’élever davantage que celle des vallées.

Des cumulus se forment ainsi au-des­sus des parois rocheuses exposées à l’est le matin, ou sur les falaises exposées à l’ouest le soir.

Si l’humidité est suffisante, les cumulus continuent de prendre du volume : ils forment des « mediocris » qui, en se développant verticalement, deviennent des «congestus», dernier stade avant le cumulonimbus orageux. Leur base est sombre, en raison de leur épaisseur qui ne laisse pas passer beau­coup de lumière, alors que leur sommet est d’une blancheur éclatante sous le soleil. Un cumulus congestus peut avoir plusieurs kilomètres de diamètre et atteindre 5 000 mètres d’épaisseur, créant parfois des averses et des rafales de vent.

Cumulonimbus

Les CUMULONIMBUS sont des conges­tus qui ont enflé démesurément. Leur hauteur peut atteindre 18 000 mètres à l’équateur, de puissants courants ascen­dants circulant à l’intérieur.

Ce sont les seuls nuages capables de donner lieu à des orages et des averses de grêle.

Les cumulonimbus peuvent être chauves, calvus, c’est-à-dire lisses, ou capillatus, s’étalant en enclume au niveau de la tropopause, lorsque la cel­lule orageuse est arrivée à maturité.Nuages à grand développement vertical

Le cumulonimbus mammatus est par­ticulièrement dangereux, avec en des­sous de lui une bande très noire : la ligne de grains.

L’ascendance sous un cumulo­nimbus est d’environ 20 km/h, mais à l’intérieur les vitesses peuvent dépasser 110 km/h.

Les courants ascendants sont à l’avant, les courants descendants à l’arrière : c’est là que les averses sont les plus fortes. Passé minuit, il n’y a plus de cumulonimbus thermiques ; ce n’est pas le cas en mer, où, parce que l’eau reste relativement chaude, beaucoup se for­ment en fin de nuit.

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