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Les barrières de défense de l’organisme

Vous êtes ici : » » Les barrières de défense de l’organisme ; écrit le: 23 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 17 novembre 2014

 Les barrières de défense de l'organismeLes voies respiratoires

L’air que nous respirons est constitué de gaz mais pas seulement, on y trouve aussi des particules solides sous forme de poussières et aussi des particules liquides sous forme de microgouttelettes, on parle   alors d’aérosols. De plus, certains micro-organismes voyagent aussi par les airs. Nous sommes loin de respirer un air pur ! Les substances en phase gazeuse passent assez rapidement dans le sang, mais les autres substances qui se trouvent mélangées aux autres phases, se retrouvent bloquées par la barrière physique que constitue le tapis cellulaire des poumons. Toutes ces particules doivent être éliminées pour éviter d’encombrer le tissu pulmonaire et maintenir une capacité respiratoire optimale. Heureusement, le corps est équipé d’un système de nettoyage qui assure le maintien de la fonction respiratoire. Une première stratégie est de limiter le nombre des particules atteignant les alvéoles pulmonaires. C’est un rôle qui incombe au reste des voies respiratoires qui devront permettre de nettoyer le mieux possible l’air avant qu’il n’atteigne les poumons. Elles doivent donc bloquer les poussières et les éliminer. Ainsi à l’entrée, le nez et les fosses nasales jouent un rôle de filtre très important. Grâce aux poils qui tapissent l’intérieur du nez, à la conformation des fosses nasales et au mucus qu’elles secrètent, une grande partie des poussières contenues dans l’air inspiré est piégée. Plus bas, l’intérieur de la trachée est constitué d’une muqueuse qui sécrète un mucus dans lequel viennent s’engluer les poussières et les micro organismes ayant réussi à passer. Mais à ce niveau-là, piéger ne suffit pas, il faut aussi pouvoir évacuer. La muqueuse est aussi tapissée de cellules ciliées dont l’action coordonnée assure un courant ascendant permettant la remontée et l’évacuation par le haut. Ce système, qui assure un entretien permanent, est complété par des comportements réflexes tels que l’éternuement et la toux qui assurent une éjection rapide et massive en cas de nécessité.

Les voies digestives

De la même manière, le tube digestif est lui aussi confronté à la nécessité d’éliminer des éléments indigestes ou indésirables. Pour lui, la   chose est plus aisée et il lui suffit de laisser les éléments continuer leur transit pour qu’ils finissent par être intégrés aux selles. Parmi les polluants assimilés avec la nourriture, il en existe qui ne traversent pas la barrière de l’épithélium. Ce sont en général des composés de taille importante et d’une grande stabilité chimique qui résistent aux processus chimiques de la digestion. Dans le meilleur des cas, les polluants seront entraînés avec le reste non digéré du bol alimentaire. Mais ils peuvent aussi soumettre les cellules à des agressions comparables à celles décrites précédemment, et là encore, ce sont les cellules directement en contact qui seront exposées. Elles subiront, elles aussi, les mêmes types d’attaques chimiques que celles décrites précédemment, et cela, malgré la grande capacité de régénération de l’épithélium. En effet, celui-ci est soumis à des attaques chimiques importantes, et de ce fait est obligé de se renouveler en permanence. Les éléments qui le constituaient et les polluants présents se trouvent alors à nouveau intégrés au bol alimentaire et sont de cette façon re­cyclés, pouvant ainsi malheureusement continuer à agir.



la peau

La peau est aussi l’un des tissus les plus exposés aux polluants. Elle est en contact permanent avec l’air, les produits liquides et solides que nous manipulons et bien sûr les vêtements que nous portons. Ces derniers sont d’ailleurs enduits de colorants et subissent des traitements chimiques divers. Ils sont donc porteurs de substances polluantes qui se trouvent en contact étroit avec la peau.

La peau semble protectrice, grâce à une couche supérieure épaisse et constituée de cellules mortes kératinisées mais elle n’est pas totalement imperméable et surtout, sa perméabilité dépend beaucoup de la nature chimique des composés qui arrivent à son contact. Certains ne pourront pas pénétrer, alors que d’autres, au contraire, peuvent s’y enfoncer voire s’y dissoudre et atteindre la couche plus profonde et vivante de la peau. C’est le cas en particulier des molécules liposolubles. Ce phénomène n’est en rien surprenant, il suffit d’utiliser des crèmes de soins, pour constater que la peau est capable d’absorber de nombreux produits.

Pour les éléments indésirables fixés sur la couche superficielle, leur élimination est assurée par l’usure permanente de la peau.

Le problème devient plus important quand c’est le derme qui est contaminé. Il est constitué de cellules vivantes où le système immunitaire veille. C’est quand les polluants atteignent ce niveau qu’ils risquent de provoquer le plus de dommages.

Le rôle du système immunitaire

Quelle que soit la localisation des agressions dans l’organisme, le système immunitaire intervient pour préserver l’intégrité de l’organisme. Et pour cette raison les cellules immunitaires sont elles-mêmes très exposées. Car ce sont elles qui ont la charge d’absorber les éléments indésirables pour tenter de les détruire. Et il est fréquent que les cellules du système immunitaire soient elles aussi victimes de ces polluants, ce qui diminue leur efficacité. De plus, certaines substances peuvent être d’une stabilité chimique telle que le métabolisme cellulaire est incapable de les éliminer. Elles continuent donc à agir et à s’accumuler dans l’organisme provoquant des lésions qui peuvent être permanentes.

Les conséquences sont variées mais elles se traduisent souvent à la longue par des cancers notamment dans les zones où des substances s’accumulent et interfèrent avec l’activité cellulaire.

 Le rôle des reins: éliminer les polluants

Heureusement l’organisme n’est pas sans défense. On l’a déjà évo­qué, le système immunitaire joue un rôle important. Mais il n’est pas seul. À l’échelle cellulaire, il existe des réactions de sauvegarde. Les cellules possèdent des moyens de réagir quand elles sont soumises à des conditions physico-chimiques inhabituelles et peuvent dans cer­taines limites préserver leur capacité à assurer leur fonction. Cela passe par des synthèses protéiques particulières qui permettent de protéger certaines parties de la cellule ou de son activité. Elles peu­vent aussi modifier quelque peu leur morphologie… Bref, les cellules elles-mêmes ne sont pas des victimes passives.

Au niveau de l’organisme entier, les reins jouent un rôle essentiel dans le maintien des conditions optimales nécessaires à son bon fonc­tionnement. Ils permettent d’excréter via l’urine non seulement tous les déchets et les toxines issus de l’activité de l’organisme mais ils constituent aussi une voie importante qui permet l’élimination des polluants circulant dans le sang. Cependant, à l’instar du système im­munitaire, les reins se trouvent ainsi très exposés aux composés toxi­ques et peuvent être eux-mêmes parmi leurs premières victimes.

L’inégalité face aux polluants

La capacité à faire face aux pollutions est étroitement liée aux « performances » du système immunitaire et rénal. Et dans ce domai­ne, tout le monde n’a malheureusement pas la même chance ! Ain­si, nous ne sommes pas tous égaux devant les polluants. Certaines personnes seront plus sensibles que d’autres les plus sensibles et les premières à développer des pathologies seront bien sûr les personnes qui ont un système immunitaire affaibli, ou au contraire excessive­ment réactif. C’est pourquoi, les personnes allergiques sont souvent plus gênées que les autres et développent des réactions dans un environnement même faiblement pollué.

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