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Les dictons

> > Les dictons ; écrit le: 22 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014


C’est sans doute là le plus connu des dictons météorologiques, mais il en existe beaucoup d’autres. Pour être mieux retenues, les constatations météorologiques relevées par des géné­rations d’observateurs ont été expri­mées sous forme de dictons, souvent en vers rimés. Leur expression change un peu selon les provinces et les patois, mais dans ces dictons, se trouve condensée l’expérience météorologique de plusieurs générations. La méthode est efficace car cette prévision, bien qu’empirique, correspond fréquem­ment à une réalité physique des choses et repose sur des fondements scienti­fiques sous-jacents.

Prévisions à court terme

Nous présentons ces dictons de la façon qui fait la part du beau et du mauvais temps, même s’il s’agit de notions sub­jectives. On peut considérer que pluie et vent sont des éléments du mauvais temps et qu’un ciel dégagé de tout nuage correspond à du beau temps…

Dictons du beau temps

La lune, si elle est bien visible, avec des bords très nets se découpant sur le ciel, traduit une grande transparence de l’at­mosphère, donc un temps sec associé à un anticyclone de beau temps.


Pour voir un arc-en-ciel, il faut obliga­toirement avoir le soleil dans le dos.

Ce qui signifie que le soir (le soleil étant situé à l’ouest), on regarde dans la direc­tion opposée, c’est-à-dire vers l’est. Or, les courants perturbés viennent rare­ment de l’est.

Il s’agit donc d’une pluie associée à une perturbation qui s’en va.

Avec l’augmentation de la température des courants ascendants vont se for­mer: en cours de journée ils suffiront à maintenir les nuages sans entraîner de précipitations.


La rosée se dépose lorsque l’air est saturé d’humidité. Mais s’il l’est dès le matin, ce n’est pas grave, car l’augmentation de la tempé­rature avec la montée du soleil dans le ciel va permettre d’absorber ce trop plein sous la forme de petits cumulus. Il fera donc beau.

Les hirondelles se nourrissent de mou­cherons, très sensibles à la pression atmosphérique. Quand celle-ci est éle­vée (signe de beau temps), ils doivent voler plus haut afin de trouver une pression plus faible, qui leur permet un déplacement plus aisé dans un air moins dense. Les hirondelles, pour les chasser, doivent donc voler plus haut.

Quand sur un fond de nuages pluvieux (nimbostratus) apparaissent des déchi­rures, c’est que la dislocation est en vue. Le fait d’apercevoir çà et là quelques coins de ciel bleu est donc le signe du début de la « traîne » qui suit la perturbation, caractérisée par un ciel encore chargé de nuages, mais sec et ensoleillé.

Si, après la pluie, des éclaircies appa­raissent le soir, c’est que le front est passé.


Dictons du mauvais temps

Les cercles (halos) qui entourent la lune sont dus à la réfraction de sa lumière par des cristaux de glace de nuages très fins. Or, ces nuages élevés se situent à l’avant d’un front, qui tra­duit lui-même l’approche d’une dépression.

Quand un arc-en-ciel est vu le matin, c’est que le rideau de pluie se trouve en direction de l’ouest, par où arrivent les pertur­bations pluvieuses. Compte tenu du fait que ces passages pluvieux durent au moins 24 heures, il est certain que la journée qui commence (peut-être les suivantes) sera placée sous le signe de la pluie. Un air déjà saturé d’humidité alors que la température continue à baisser va pro­voquer des précipitations, l’air froid ne pouvant pas contenir autant de vapeur d’eau que l’air chaud. Il ne s’agira pas de fortes pluies mais de bruine. Une forte augmentation du degré hygrométrique de l’air précède toujours l’arrivée de la pluie. Or l’augmentation de cette humidité, de même qu’elle fait gonfler le bois (bloquant les tiroirs et les portes) agit sur nos articulations, produisant des douleurs articulaires plus prononcées. Habituellement, le vent s’apaise à la tombée de la nuit car les différences de température entre deux masses d’air proches tendent à s’estomper, et donc l’appel d’air qu’elles créent. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’une forte dépression approche.

Petit histoire des dictions

Ces dictons du temps qu’il fera sont parfois très anciens. C’est ainsi que les poètes latins Hésiode, Virgile et Pline, voilà une vingtaine de siècles, se sont essayés à prévoir le temps. Virgile, entre 50 et 20 avant notre ère, écrivait déjà: «Si tu es attentif au cours régulier de la lune, jamais tu ne seras trompé sur le temps du lendemain. Si au quatrième jour, la lune se lève pure et claire, jus­qu’à la fin de la lunaison, les jours seront sans pluie et sans vent…». Un siècle plus tard, entre 50 et 70, Pline remarquait: «La lune rouge, pré­sage du vent.»

Par la suite, ces prévisions ont été regroupées dans des recueils, puis publiées dans des almanachs. L’un des plus célèbres, paru à Londres en 1744, s’intitule les «Règles du berger de Banbuiy».


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