Les fonctions mentales : L'intelligence
L’intelligence humaine

L’intelligence, parmi les fonctions mentales, désigne l’ensemble des capacités qui permettent de comprendre, de raisonner, de résoudre des problèmes et de s’adapter à des situations nouvelles. Les psychologues ne la considèrent pas comme un bloc unique : une distinction classique sépare l’intelligence fluide de l’intelligence cristallisée, qui n’évoluent pas de la même façon au fil de la vie.
Intelligence fluide et intelligence cristallisée
Cette distinction a été proposée par le psychologue Raymond Cattell, puis développée avec son élève John Horn, au milieu du XXe siècle.
- L’intelligence fluide est la faculté de raisonner sur des problèmes nouveaux, indépendamment des connaissances acquises : repérer une logique, faire des déductions, s’adapter à une situation inédite.
- L’intelligence cristallisée correspond aux connaissances, au vocabulaire et aux savoir-faire accumulés grâce à l’éducation et à l’expérience. Elle sous-tend la faculté de jugement.
Les deux formes coopèrent en permanence : l’intelligence fluide sert à acquérir de nouveaux savoirs, qui viennent enrichir l’intelligence cristallisée.
Ce qui change avec l’âge
Les études montrent que l’intelligence fluide atteint en moyenne son plus haut niveau chez le jeune adulte, puis décline progressivement. La vitesse de traitement de l’information diminue : les réponses viennent moins vite et les tâches complexes, nouvelles ou chronométrées, demandent plus d’effort.
L’intelligence cristallisée, en revanche, se maintient très longtemps et peut continuer de progresser jusqu’à un âge avancé, notamment pour le vocabulaire et les connaissances générales. Ce sont des moyennes : les écarts entre individus sont importants, et le déclin n’est ni uniforme ni inéluctable au même rythme pour tous.

Les ressources de l’âge
La personne âgée puise dans un vaste répertoire de réponses. Plus la somme de ses connaissances et de ses expériences est grande, plus elle a de chances d’y trouver un modèle adapté à la situation, de formuler ses idées avec justesse et de les exprimer de plusieurs façons, grâce à une richesse de vocabulaire qui manque souvent aux plus jeunes. La faculté de synthèse compense en partie la perte de rapidité. Le dicton le résume : « moins de réflexes, plus de réflexion ».
Entretenir son intelligence
L’adage selon lequel « l’intelligence ne s’use que si l’on ne s’en sert pas » contient une part de vérité. Le niveau d’instruction, l’activité intellectuelle, les relations sociales et l’activité physique sont associés à un meilleur maintien des capacités cognitives avec l’âge, ce que les chercheurs décrivent par la notion de réserve cognitive. Les bonnes conditions de santé, comme le contrôle de la tension artérielle, d’un diabète ou de l’audition, comptent aussi.
Un oubli occasionnel ou une lenteur accrue font partie du vieillissement normal. En revanche, des troubles de mémoire qui s’aggravent ou gênent la vie quotidienne justifient de consulter un médecin, qui pourra orienter vers un bilan adapté.

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