Les localisations cérébrales de l’antiquité à l’imagerie moderne : Egypte

> > Les localisations cérébrales de l’antiquité à l’imagerie moderne : Egypte ; écrit le: 12 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

A la décadence du monde grec, lorsque mourut Alexandre de Macédoine (323 av. J.-C.), Alexandrie devint le centre du monde culturel. Ptolémée 1er, ancien lieutenant d’Alexandre, s’efforça d’attirer philosophes et savants. Hérophile (320-250) fut sans doute le premier à braver les interdits religieux qui assimilaient la dissection d’un Homme à une profanation. Après lui, pendant 17 siècles, la connaissance de l’anatomie humaine fut fondée sur la dissection du porc, du chien, du Singe. Il faudra attendre le XVIe siècle, la Renaissance, pour que Vésale, au risque de sa vie, osât disséquer le corps humain et le décrire. Hérophile réfuta les théories d’Aristote et fit du cerveau le centre de l’intelligence ; mais, découvrant les ventricules du cerveau, il y localisa l’âme ; cette aberration reprise par Galien au IIe siècle resta ancrée dans les esprits et dans les textes pendant plus de deux mille ans ! Erasistate son contemporain fit une œuvre exceptionnelle ; il remarqua en particulier que les circonvolutions cérébrales de l’Homme sont plus complexes que celles des animaux ; il en déduisit qu’il existait un rapport entre cette complexité et l’intelligence. À l’inverse de l’idée précédente pourtant erronée, celle qu’il y a relation entre les circonvolutions cérébrales et l’intelligence, pourtant juste, ne survécut pas ; Galien, dontl’autorité fut très grande pendant des siècles, la combattit et la rejeta dans l’oubli ; elle ne fut retrouvé que 2 000 ans plus tard !

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