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Les paradoxes du temps : Le principe anthropique

> > Les paradoxes du temps : Le principe anthropique ; écrit le: 6 juillet 2013 par imen modifié le 11 novembre 2014


Le principe anthropique

D’autres voient dans la « flèche du temps » une raison de pen­ser que l’homme a une place privilégiée dans le projet d’univers. Ils défendent ce qu’on appelle le « principe anthropique ». Sous sa forme la plus simple, la moins discutable, ce principe montre que le temps qui s’est passé depuis la naissance de l’univers est très précisément celui qui était nécessaire pour que s’organisent les atomes, les étoiles, les planètes et pour que la vie se déve­loppe sur 1 une d’elles, la Terre. Une autre durée, plus courte ou plus longue, n aurait pas été compatible avec l’apparition de la vie et de 1 homme. Dans son autre forme, plus ambiguë et très discutée parmi les spécialistes, le « principe anthropique » va jusqu’à  dire que l’existence de l’homme était une nécessité et aurait donc conditionné les paramètres de l’univers. Cette ver­sion est difficilement soutenable, car elle nous ramène des siècles en arrière, au temps où, avant Copernic, avant Galilée, l’homme était considéré comme le centre du monde, et elle sous-entend comme une vérité scientifique l’existence d’une entité créatrice qui aurait organisé l’univers dans ce but.
Or, la théorie de l’évolution montre, preuves à l’appui, que la séquence des êtres vivants qui s’est déroulée depuis que la vie existe sur la Terre, doit tout au hasard. Y compris l’apparition de l’homme, qui aurait fort bien pu ne jamais avoir lieu. « L’homme n’est même pas l’aboutissement d’un effort sourd et confus, écrit Jean Rostand. Les processus aveugles qui l’ont conçu ne recherchaient rien, n’aspiraient à rien, ne tendaient vers rien. Il naquit sans raison et sans but, comme naquirent tous les êtres. La nature est sans préférence. D’une certaine lignée animale, qui ne semblait en rien promise à un tel destin, sortit un jour la bête saugrenue qui devait inventer le calcul intégral et rêver de justice. » C’est là un élément suffisamment bien étayé pour que l’on n’accorde aucun crédit à cette forme du « principe anthropique ».
Il ne faut pas oublier, non plus, que tous les astrophysiciens sont d’accord pour affirmer que tout ce qui existera sur la Terre, et donc l’espèce humaine, disparaîtra d’ici 5 milliards d’années, lorsque le Soleil aura brûlé tout son stock de combustible et s’éteindra, après avoir détruit tout ce qui l’entoure dans un gigantesque nuage de chaleur intense. A moins que, d’ici là, les spécialistes découvrent le moyen d’installer l’humamte sur une autre planète, ou de tirer la Terre hors de portée de l’explosion solaire. Mais tout cela reste, pour l’instant, de l’anticipation non fondée techniquement. Existera-t-il, après cette catastrophe, d’autres intelligences auxquelles pourrait s’appliquer le « prin­cipe anthropique»? Peut-être que l’aventure de la vie aura recommencé, alors, sur d’autres planètes situées à bonne dis­tance d’une étoile et pourvues d’eau. Mais rien ne nous permet de croire que cette vie suivra la même évolution et qu’elle aboutira à une forme d’intelligence.

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