Les vertébrés : Les mammifères

> > Les vertébrés : Les mammifères ; écrit le: 9 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

Les Mammifères

Les Mammifères ont dû à « leur naissance » se heurter à la concurrence des Reptiles dinosauriens qui étaient les maîtres au Secondaire. De taille modeste, ils ont occupé peu de niches écologiques. Pendant deux cent millions d’années, ils menèrent une vie modeste et obscure. Grâce à leur endothermie, ils se sont adaptés à la vie nocturne. La classe des Mammifères comprend 3 500 espèces et trois sous- classes : les Protothériens (ovipares), les Métathériens (marsupiaux), vivipares, aplacentaires, et les Euthériens placentaires. L’origine reptilienne des Mammifères paraît démontrée par un ensemble de formes s’étalant du Permien au Trias, soit environ 60 millions d’années. Les transformations essentielles sont l’agrandissement de la cavité crânienne, la formation du palais osseux, l’articulation (cranio-mandibulaire) de la mandibule avec le temporal par un condyle, le perfectionnement des dents (émail plus épais) et leur spécialisation en incisives, canines, prémolaires, molaires, le développement des muscles masticateurs masseter et temporaux, la chaîne des osselets dans l’oreille moyenne, les glandes mammaires. Le corps est couvert de poils. La colonne vertébrale est divisée en vertèbres cervicales, dorsales, lombaires (nombre variable), sacrées (soudées en sacrum). Les différents segments du tube digestif, le cœur et l’appareil circulatoire, l’appareil respiratoire, l’appareil excréteur, l’appareil génital, les organes des sens, sont les mêmes pour tous les Mammifères.Le cerveau des Mammifères est composite. Il comprend des pièces d’ancienneté et de nature différentes, mais complémentaires. Un archencéphale (tronc cérébral, bulbe, protubérance), un cervelet, un mésencéphale, un diencéphale, un télencéphale. C’est à cet étage que l’encéphale des Mammifères se distingue. Il atteint son développement maximum chez les Primates ; c’est en particulier l’écorce cérébrale qui prend de l’importance. Sa surface augmentée détermine son plissement réalisant les circonvolutions ; beaucoup d’espèces sont dites gyrencéphales. L’olfaction occupe une place privilégiée dans l’ensemble ; son plus ou moins grand développement conduit à diviser les Mammifères en macrosmotiques dont l’odorat est très développé, microsmotiques et anosmotiques lorsqu’il est moindre ou complètement disparu. L’acuité de la vision est inférieure à celle des Oiseaux. L’audition est généralement bonne ; elle a une grande importance chez les Mammifères. Le pavillon auditif a des formes variées. La fréquence des sons audibles est différente d’une espèce à l’autre, particulièrement étendues chez certains Cétacés. La peau est riche en termi¬naisons sensorielles ; des poils sensoriels, les vibrisses : moustaches du chat par exemple, participent souvent à la perception tactile. Le plus gros cerveau parmi les Mammifères terrestres est celui de l’éléphant (plus de 4 kg). La baleine le surpasse avec 6 kg, mais comme elle pèse autant que trente éléphants, son cerveau est proportionnellement plus petit. Seulement, un millimètre cube de cerveau contient à peine mille cellules chez la baleine avec, en plus, un très grand nombre d’éléments de support, les « cellules gliales ». Les animaux domestiques (chiens, chats) auraient des cerveaux proportionnellement plus petits que ceux de leurs homologues sauvages. Le seuil auditif des chiens serait plus élevé que celui des loups et leurs réactions plus faibles à divers stimuli. Les animaux domestiques vivent de façon plus tranquille, sont moins menacés que les sauvages… et par là font moins travailler les centres qui ont des fonctions sensorielles. Les Mammifères marins représentent un cas particulier du point de vue de leur structure cérébrale. Les Cétacés sont des Mammifères adaptés à la vie aquatique. Les dauphins ont évolué il y a au moins 50 millions d’années, à partir de Mammifères terrestres du type des ongulés, comme les buffles et les bisons. Les phoques sont plutôt considérés comme descendants de plantigrades comme les ours. Les uns et les autres ont modifié leur forme en retournant à la vie aquatique, la fourrure ancestrale a été remplacée par une couche graisseuse, les pattes se sont modifiées pour jouer le rôle de nageoires. Les dauphins se rassemblent plusieurs milliers parfois, ne vont pas sans évoquer les vastes troupeaux de leurs ancêtres, bisons d’Amérique ou buffles d’Afrique. Ils répondent à une hiérarchie stricte : le plus grand des mâles est habituellement le sujet dominant qui menace tous les autres, en lesbousculant ou en leur montrant les dents ; le dauphin de second rang, habituellement un mâle également, menace les animaux situés en dessous de lui, et ainsi de suite. Cette hiérarchie n’intervient pas pour ce qui est de la copulation. Il est certes alors permis de se demander quel peut en être le rôle puisqu’elle n’a pas pour but, à l’inverse de ce que l’on constate dans de nombreuses espèces animales, de réserver les femelles au mâle domi¬nant. Il est à présumer qu’elle joue un rôle essentiel dans la protection du groupe : les mâles dominants rassemblent vers le centre du troupeau les femelles et les mâles plus jeunes, pour leur éviter l’attaque par les pré¬dateurs tels que les requins et les cachalots, qui préfèrent évidemment s’attaquer à des animaux isolés. Les dauphins au repos constituent des bancs (en moyenne 25 animaux) ; lorsque la chasse commence, les groupes se rejoignent de telle sorte que 50 dauphins ou plus représentent la norme habituelle pour chasser dans les eaux profondes ou pour ramener vers la surface des bancs d’anchois dont ils se nourrissent. On est depuis longtemps fasciné par le comportement, l’intelligence des dauphins. Des expériences ont été faites avec des dauphins vivant dans des bassins : à certains on apprenait des exercices de dressage tels que passage à travers des cercles, figures géométriques… Et on constatait que ceux qui se trouvaient dans un autre bassin séparé par une cloison opaque apprenaient plus vite comme si les premiers les avaient instruits par un langage particulier (langage sifflé). Les phoques ont une vie sociale différente. En dehors de la période de reproduction, ils ne manifestent aucun comportement social ; par contre, lors de l’époque de la reproduction, ils se rassemblent à terre ou sur la banquise, s’associant par paires monogames ou constituant des harems. Le cas général est la monogamie. Ces phoques viennent chaque année, en Antarctique, se reproduire sur la même banquise ; la raison en est que les icebergs, poussés par les vents dominants, viennent s’échouer et fournissent un abri contre le vent. Le cas des Mammifères marins démontre l’importance du poids relatif du cerveau, c’est-à-dire par rapport au poids du corps, et non du poids absolu. La baleine peut peser jusqu’à six tonnes et son cerveau 6 kg ; le poids relatif est donc 1/1 000e. Le dauphin, dont l’apparition est postérieure, au contraire, pèse environ 150 à 200 kg et son cerveau 1 700 g environ, ce qui donne comme poids relatif un rapport égal à celui de l’Homme, 1/50. On connaît d’ailleurs l’intelligence exceptionnelle de cet animal qui sait jouer et possède un véritable langage sifflé.

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