Les vertébrés : Les reptiles

> > Les vertébrés : Les reptiles ; écrit le: 9 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

Les reptiles

Comme les Mammifères et les Oiseaux, les Reptiles sont des Vertébrés amniotes : l’embryon se développe dans un œuf situé dans le sac amniotique.
Les plus anciens Reptiles connus se situent à environ 300 millions d’années. Ils établissent dès le Permien (250 millions d’années environ) leur domination sur le monde des Tétrapodes et le maintiennent pendant tout le Secondaire. Au cours de leur long règne (près de 200 millions d’années), ils occupent une multitude de biotopes interdits aux Amphibiens, sur terre, dans les eaux (marines en particulier) et dans les airs. Ils vont progressivement perfectionner leur adaptation à la vie terrestre par « retouches » et remaniements de leurs structures : Le fonctionnement des membres devient supérieur à celui des Batraciens ; le fonctionnement du cœur est quelque peu amélioré ; le poumon assure maintenant la totalité des besoins respiratoires. A la différence des Amphibiens qui perdent beaucoup d’eau, leurs pertes par évaporation sont réduites, non totalement supprimées. Leur peau est écailleuse et sèche. A la différence des Amphibiens, le fonctionnement de leur rein permet aussi de diminuer ces pertes (excrétion d’acide urique). L’œuf qu’on appelle oeuf amniotique est capable de se développer dans l’air (avec une certaine humidité). Les Reptiles n’ont plus besoin de l’eau pour pondre ; il n’y a plus de larve aquatique ; ils sont devenus vivipares. Ils sont mieux adaptés à la vie terrestre que les Amphibiens et vont progressivement les supplanter, sans pour autant les éliminer. Ils sont les Tétrapodes dominants. Ils occupent toutes ces niches écologiques laissées vacantes par les Amphibiens et de ce fait vient « exploser » en une multiplicité de formes.
Le cerveau des Reptiles comprend les cinq parties : un bulbe, un cervelet petit, un mésencéphale moins important que celui des Amphibiens, un diencéphale sur le toit duquel est une formation médiane : l’œil épiphysaire ou pariétal qui est un véritable troisième oeil car on y a trouvé des cellules photoréceptrices, un télencéphale assez volumineux avec une écorce cérébrale qui annonce celle des Mammifères. L’olfaction joue un rôle important.
Les Reptiles vécurent pour la plupart sur terre : les uns étaient carnivores, la majorité était herbivore. La faiblesse des dents des sauropodes était sans doute compensée par l’existence d’une sorte de gésier où les éléments ingérés étaient broyés par des pierres avalées par l’animal, comme c’est le cas pour certains Oiseaux. Des gastrolithes faits de cailloux polis ont été retrouvés à l’intérieur du squelette des sauropodes. Parmi eux, un Reptile carnivore vieux de 90 millions d’années, long de 15 mètres, avait un crâne de 1,60 m et un cerveau d’à peine 100 cm3 : quinze fois moins que le nôtre. D’autres retournèrent dans les eaux douces et surtout marines :
ichthyosaures, plésiosaures. D’autres en réalisant l’adaptation au vol, et cela deux fois au cours de leur histoire : par les Ptérosauriens, aujourd’hui disparus et par les Oiseaux, actuellement florissants.
Les Dinosaures dominaient la Terre au Secondaire, au Trias. Les continents étaient alors réunis en une masse unique : la Pangée qui se scinda par la suite en deux continents, l’Eurasie (Europe/Asie/Amérique du Nord), et le Gondwana (Afrique/Inde/Antarctique/Amérique du Sud). L’examen au scanner du crâne d’un tyrannosaure a permis de découvrir des particularités : un grand nombre de cavités et de canaux comme dans le crâne des Oiseaux, ce qui les rapproche plus des Oiseaux que des Reptiles et amène à supposer qu’ils étaient des animaux à sang chaud. Le museau est doté de plaques osseuses très minces enroulées ressemblant à celles du chien et autres Mammifères à odorat très développé. Leur vision devait être excellente : les yeux étaient grands, autre point commun des Oiseaux et des Dinosaures.
Le volume du cerveau est apprécié grâce à des moulages de la cavité crânienne. La plupart des cerveaux étaient à peine plus volumineux que ceux d’une tortue ou d’un crocodile et nettement inférieurs à ceux des Mammifères. Chez les Sauropodes, le poids du cerveau ne représentait que 1/100 000e du poids total du corps. Le rapport est variable d’un groupe de Dinosaures à un autre. Chez les Théropodes, il atteint 1/1 000e du poids du corps, ce qui est encore très peu. Il en ressort que le niveau d’intelligence était différent d’un groupe à l’autre. Les Dinosaures carnivores avaient un cerveau plus gros que celui de ceux qui étaient herbivores. Une des particularités de certains Dinosaures était qu’à l’extrémité caudale de la moelle était une sorte de second cerveau ; en fait, il ne s’agissait pas d’un cerveau mais d’un renflement médullaire dû à l’importance du volume de leur queue. Des paléontologues ont déduit de la réduction du cerveau des Dinosaures qu’ils devaient vivre en exothermie ; aucun n’a un gros cerveau et seuls les gros cerveaux permettent l’endothermie ; la coordination physiologique est en effet nécessaire pour équilibrer la production de chaleur et la sudation…. Les Oiseaux et les Mammifères qui vivent en endothermie ont un plus gros cerveau. En fait, ce ne sont pas les hémisphères cérébraux qui contrôlent la thermorégulation mais les parties les plus anciennes du cerveau, l’archencéphale et le palé- encéphale. Une fois apparue, l’endothermie a pu au contraire favoriser le développement du cerveau et non être favorisée par lui.
Aussi longtemps que les Dinosaures existèrent, les Mammifères n’atteignirent pas la taille d’un chat. S’ils n’avaient pas disparu, ils auraient probablement gêné leur évolution. A la fin du Secondaire, il y a 65 millions d’années, se produisit une grande extinction d’espèces animales ; elle correspond à la disparition des Dinosaures ; elle a rayé de la carte la plupart des Reptiles. Les crocodiles, les tortues, les lézards, les serpents sub-sistèrent ; malgré leurs 7 500 espèces, les Reptiles vivants ne sont qu’un reste de ce qu’ils furent. D’autres espèces disparurent ; dans les océans, les Ammonites disparurent tandis que les Nautiles subsistèrent. Cette extinction est la plus connue ; une autre, située au passage du Primaire au Secondaire, au Permien-Trias (250 millions d’années) fut le plus grand massacre de tous les temps : plus de 90 % des espèces vivant sur Terre, animales ou végétales, furent éliminées. On ignore les causes de ces extinctions ; les hypothèses ne manquent pas : météorite supernova, changements clima¬tiques, éruptions volcaniques, compétition entre les espèces.
A propos de la catastrophe qui a coïncidé avec la disparition des Dinosaures, il y a 65 millions d’années, des hypothèses ont été formulées. La plus répandue est que l’origine en est la chute d’un météorite dont on a délimité le point d’impact dans le golfe du Mexique près de la presqu’île du Yucatan. Le dioxyde de carbone provenant des roches pulvérisées aurait produit un effet de serre déclenchant des pluies acides.
Ces catastrophes ont-elles été subites ? Il semble qu’elles ne se soient pas abattues du jour au lendemain mais se soient étalées sur des millions d’années… volcanisme, émission de C02, augmentation de la chaleur, manque d’oxygène et asphyxie sont une des dernières hypothèses. Elles furent en fait au nombre d’une vingtaine depuis que la Vie existe sur la Terre. Chaque hécatombe a été suivie par une régénération et par une nouvelle diversification de la vie… Sans elle, l’Homme serait-il apparu plus tôt ou plus tard… ou pas du tout ?
Le passage évolutif des Reptiles aux Oiseaux a donné lieu à des modifications de l’ossature, de la musculature du membre supérieur (qui s’est transformé en aile), à une augmentation du bréchet (pour l’insertion des muscles alaires), à une modification de la structure des os (qui se sont allégés tout en restant résistants) et à la formation de plumes, éléments dynamiques autant qu’isolants thermiques. Cette restructuration d’un plan d’organisation reptilien en une forme aviaire est un processus d’adaptation au vol. Toute adaptation peut cependant ne pas être définitive ; chez certains Oiseaux, le processus s’est inversé : au cours de l’adaptation des manchots au milieu marin par exemple, leurs ailes se sont transformées en nageoires et leur plumage s’est modifié pour constituer un revêtement étanche.

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