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L’inégalité de la répartition des réserves dans le monde : Les ressources du continent américain

Vous êtes ici : » » L’inégalité de la répartition des réserves dans le monde : Les ressources du continent américain ; écrit le: 21 mars 2012 par lamia modifié le 17 novembre 2014

L'inégalité de la répartition des réserves dans le monde : Les ressources du continent américain L’Amérique du Nord

Les Etats-Unis disposent de nombreuses ressources naturelles, dont du charbon et du oétrole en abondance. Cela fait un siècle et demi, depuis le premier forage réussi du colonel Drake en 1859, que le pétrole est extrait du sous-sol américain et qu’il constitue une industrie particulièrement lucrative.

Les premiers gisements furent découverts sur la côte est du pays, en Pennsylvanie, mais ceux-ci sont aujourd’hui pratiquement épuisés. Les gisements présents sur la côte mexicaine sont plus intéressants, et les Américains poursuivent aujourd’hui encore leurs recherches de nouvelles nappes, estimées prometteuses.



Au centre du territoire des Etats-Unis, d’autres bassins pétroliers sont présents, au Texas, au Nouveau-Mexique, au Kansas et au Colorado, mais leur production décline. Plus vers l’ouest, les réserves des gisements des montagnes Rocheuses sont, elles aussi, en diminution, mais les Américains ont eu la satisfaction, ces dernières années, de découvrir des gisements de charbon importants. La côte occidentale des Etats-Unis, et plus précisément la Californie, détient quatre des plus gros gisements du pays : Wilmington, Midway Sunset, Kern River et Elk Hills. Mais leurs réserves ont entamé, elles aussi, leur déclin. Ainsi, la production était de 700 000 barils par jour en 2005, soit seulement 60 % de celle de 1985.

Enfin, l’Alaska est plus intéressant à moyen terme ; de nouveaux gisements furent découverts plus tardivement, ce qui permit de relancer la production pétrolière du pays à partir des années 1970. Mais les gisements exploités, dont le plus grand est celui de Prudhoe Bay, sont également en déclin depuis une quinzaine d’années. Toutefois, le sous-sol de cette région serait encore très prometteur. Récemment, les compagnies pétrolières ont entamé un bras de fer avec les associations écologiques, échaudées notamment par la catastrophe de Y Exxon Valdez en 1989, qui avait provoqué une marée noire dans cet espace naturel encore protégé, pour relancer la prospection et l’exploitation de gisements, notamment en off-shore. Et ce d’autant plus que la zone est également dotée de gisements de gaz naturel.

L’exploitation de l’Alaska demandera cependant d’importants investissements, en raison du climat de grand froid permanent : en 1975, la construction de l’oléoduc traversant cette région avait coûté 8 milliards de dollars.

A l’heure actuelle, avec des réserves estimées en 2002 à 29,7 milliards de barils, les Etats-Unis détiennent suffisamment d’hydrocarbures pour s’autosuffire, mais ils préfèrent importer du pétrole pour conserver leurs réserves stratégiques. Ils disposent d’une indus¬trie pétrolière remarquable, technologiquement très avancée en comparaison des autres pays producteurs.

Le Canada, pays le plus au nord du continent américain, a vu ces dernières années ses réserves de pétrole conventionnel diminuer (elles étaient de 6,4 milliards de barils en 2002), mais ses immenses ressources de sables bitumineux, à l’ouest du pays, sont une source de richesse exceptionnelle pour les prochaines années, puisqu’elles permettent de produire d’immenses quantités de pétrole de synthèse, obtenu à partir du pré-raffinage des sables bitumineux. On suppose également l’existence de gisements de pétrole dans le Grand Nord.

Au sud des Etats-Unis, le Mexique est l’un des plus gros producteurs de pétrole au monde, bien qu’il ne soit pas membre de l’OPEP. Ses réserves s’élevaient à 28,3 milliards de barils en 2002. Sa production journalière en 2005 était de 3,4 millions de barils ; elle est majoritairement exportée aux Etats-Unis.

L’industrie pétrolière est depuis longtemps aux mains d’une compagnie d’Etat, la PEMEX, la cinquième compagnie pétrolière du monde mais celle-ci connaît de grandes difficultés financières, car le gouvernement ponctionne régulièrement ses recettes. Au milieu des années 1990, la décision de privatiser une soixantaine d’usines pétrochimiques avait entraîné de graves troubles sociaux.

La majeure partie de la production de pétrole est réalisée par des plates-formes situées en mer, dans le golfe du Mexique. L’essentiel des ressources se situe dans la baie de Campeche, où domine le gisement géant de Cantarell, qui produisait en 2004 2,2 millions de barils par jour, soit 65 % de la production mexicaine de pétrole brut. Mais, comme de nombreux gisements mexicains, Cantarell a entamé son déclin ces dernières années.

Aussi, malgré ses réserves pétrolières encore importantes et le fait que sa consommation intérieure ne représente encore que la moitié de la production pétrolière, le pays s est lancé dans un programme nucléaire civil. Il développe et modernise son réseau : électricité, et tente d’augmenter sa production de gaz naturel, encore insuffisante pour satisfaire les besoins du pays.

L’Amérique du Sud

A seulement 15 kilomètres des côtes vénézuéliennes, se trouvent les îles de Trinité-et Tobago, dont le gaz et le pétrole sont les deux principales ressources. Même si les réserves de pétrole déclinent depuis environ trois décennies, les réserves s’élevaient encore en 2002 à 700 millions de barils, notamment grâce à la découverte en 1998 d’importants gisements off-shore de pétrole brut. Les réserves de gaz du pays sont bien plus élevées.

Le Venezuela, pays à l’origine de la fondation de l’OPEP en 1960, dispose de nombreuses ressources naturelles, dont des réserves de pétrole, les plus importantes du contient américain, sont estimées en 2005 à environ 77 milliards de barils.

C ‘est le nord-ouest du pays qui fournit la majeure partie de la production de pétrole conventionnel, regroupant un ensemble de gisements de pétrole lourd dont les réserves sont estimées à 30 milliards de barils.

Depuis plusieurs années, le pays exploite du pétrole non-conventionnel (du brut extra-lourd), en provenance de la vallée de l’Orénoque, au centre du pays, dont les réserves étaient estimées en 2005 à 235 milliards de barils, ce qui lui procure une réelle source d’enrichissement… et fait du pays le premier détenteur de pétrole au monde, devant Arabie Saoudite, si l’on additionne le pétrole conventionnel et non-conventionnel (soit 315 milliards de barils de réserves). La production actuelle y est d’environ 550 000 barils Dar jour ; une partie est réservée à la production de pétrole brut de synthèse (également appelé « syncrude » et qui peut être fabriqué avec d’autres produits que les sables bitumeux, comme le charbon).

En outre, le Venezuela produit, à partir du bitume extrait, un nouveau combustible à base de pétrole bitumineux, l’Orimulsion, bon marché mais assez polluant ; économiquement peu rentable en comparaison avec la production de syncrude et facteur de dégradation de l’environnement, l’Orimulsion devrait voir cesser sa production dans les prochaines années. Le Venezuela en produit actuellement près de 5 millions de tonnes par an. Le gouvernement du président Hugo Chavez, arrivé au pouvoir en 1999, puis réélu en 2000, s’est attaché à réduire la production pétrolière et à augmenter ses contributions au trésor public ; les taxes d’exploitation du pétrole ont ainsi nettement augmenté. Cette diminution est progressive : la production pétrolière est passée de 3,5 millions de barils par jour en 1998 à 3,2 millions de barils en 2005 ; elle ne serait plus que de 2,6 millions de barils par jour en 2006 selon les chiffres de l’institut français du pétrole (mais l’on pense que les chiffres officiels de la production fournie par le Venezuela comprennent le pétrole conventionnel et non-conventionnel). Le président Chavez entend également contribuer à maintenir des prix élevés.

Situé au sud du Venezuela, le Brésil dispose de réserves relativement importantes, esti-mées à 8,1 milliards de barils en 2002. Le pays excelle en matière d’exploration et de forages profonds ; ainsi, ses ressources pétrolières sont surtout situées en off-shore, au niveau des gisements de Campos, Santos et Espirito Santo. La production brésilienne, qui était de 1,3 million de barils par jour en 2002, est en augmentation.

La Colombie, moins dotée en pétrole que le Brésil avec des réserves évaluées à 1,5 milliard de barils en 2005, bénéficie toutefois d’un pétrole de meilleure qualité que ses voisins. Sa production décline ; elle est ainsi passée de 710 000 barils par jour en 2002 à 526 000 en 2005. Ses gisements sont situés au nord-est du pays, et au large des côtes, au nord-ouest.

L’Equateur dispose de réserves de pétrole assez abondantes, estimées en 2002 à 2,1 milliards de barils. Bien que s’étant retiré de l’OPEP en 1992, le pays a continué à privilégier pendant plusieurs années la prospection pétrolière et la hausse de la production. La production du pays, surtout composée de pétrole lourd, provient aujourd’hui essentiellement du bassin de Putumayo, à l’est ; elle atteignait 530 000 barils par jour en 2005.

La Bolivie est détenteur de 87,5 millions de barils de pétrole. Ces dernières années, son gouvernement s’était impliqué de façon croissante dans le secteur des hydrocarbures, encourageant la prospection pétrolière des compagnies étrangères, mais l’arrivée au pouvoir du président Evo Morales, en mai 2006, devait changer la donne. Celui-ci a en effet annoncé en octobre 2006 la privatisation du gaz et du pétrole boliviens.

Le pays détient en effet de très importantes ressources en gaz naturel, estimées à 1 550 milliards de m3. En ce qui concerne le pétrole, il a été prévu que les compagnies pétrolières remettraient toute leur production d’hydrocarbures à la compagnie publique nationale, la Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB). Les compagnies étrangères seront rémunérées, en fonction des contrats, selon une valeur comprise entre 18 % et 50 % des quantités extraites. Le pays entend désormais contrôler non seulement la production mais également le raffinage, espérant ainsi parvenir à doubler les recettes du secteur des hydrocarbures et s’émanciper de la dépendance envers les sociétés étrangères et leurs pays d’origine.

Le Pérou, détenteur de 300 millions de barils, voit sa production diminuer, mais espère développer son exploitation off-shore après la découverte récente d’un gisement.
LArgentine est un pays riche en ressources énergétiques, dont du pétrole ; ses réserves s’élevaient à 3,1 milliards de barils en 2002. Ses principaux gisements, représentant 90 % de sa production, sont situés dans les bassins de Neuquen, au centre-ouest, et de San lorge, à l’ouest. Sa production journalière est en baisse, puisqu’elle est passée de 820 000 barils en 2002 à 76 3 0 00 barils en 2005 et le pays, exportateur net, devrait commencer à importer d’ici à 2010. Des explorations sont réalisées en off-shore pour tenter de trouver de nouveaux gisements et ainsi améliorer la production. Mais l’Argentine bénéficie aussi d’importantes réserves de gaz, qui en font le plus gros producteur d’Amérique latine.

Parmi les petits pays producteurs, on trouve Cuba dont la production journalière est passée de 30 000 barils en 2002 à 50 000 barils en 2005, et qui espère découvrir de nouveaux gisements au large de ses côtes. Le Suriname produisait en 2002 près de 5 000 barils par jour (mais sa consommation de pétrole s’élevait alors presque au double de sa production), un chiffre pratiquement similaire à celui du Chili. Le Guatemala a produit de son côté 25 000 barils par jour en 2005.
Les autres pays d’Amérique latine ne détiennent pas de réserves de pétrole.

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