Milieux désertiques

> > Milieux désertiques ; écrit le: 13 avril 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Le manque d’eau est la caractéristique essentielle des milieux désertiques : il y tombe moins de 100 millimètres de pluie par an. Cette sécheresse est due à des zones de hautes pressions dans l’atmosphère, qui empêchent la formation des nuages et entraînent une forte insolation, des températures élevées et des vents violents. Dans de telles conditions, peu d’espèces végétales peuvent subsister.

L’adaptation des plantes

Les déserts ne sont cependant pas des étendues uniformes ; différents milieux s’y juxtaposent : plaines et plateaux à la surf ace caillouteuse, où de légères dépressions ensablées drainent l’eau des pluies: accumulations de sable en dunes sous l’action du vent ; vallées souvent larges et profondes, creusées par des crues soudaines et tumultueuses.

Le peuplement végétal des déserts est discontinu et concentré dans les régions !es moins défavorisées. Cette végétation est différente d’un désert à l’autre, mais sa résistance à l’aridité relève d’adaptations comparables. Le raccourcissement du cycle vital des plantes annuelles en est une : après une pluie, quelques jours ou quelques semaines suffisent pour la germination. la croissance, la floraison et la libération des graines qui seront dispersées par le vent.

Les plantes vivaces résistent mieux, soit par constitution d’une réserve d’eau, par exemple dans des feuilles petites mais turgescentes, soit par réduction des surfaces d’évaporation, des épines tenant lieu de feuilles. Les systèmes radiculaires, généralement très développés, captent l’eau du sol le plus loin possible et contribuent à la dispersion des plantes. Les acacias vont chercher l’eau jusqu’à 30 mètres de profondeur; certains arbres, comme les tamaris, sont adaptés aux sols salés. Toutefois, le nombre d’espèces végétales adaptées au désert est restreint : alors que leur nombre atteint 1 000 à 2 000 dans les régions tempérées avoisinantes, on n’en compte que 200 au Sahara.

L’adaptation de la vie animale

La pauvreté et la rareté des ressources végétales limitent la vie animale dans les déserts. La plupart des groupes zoologiques y sont représentés, mais par un nombre limité d’espèces spécialement adaptées. Ainsi, l’allongement des membres postérieurs des gerboises du Sahara et des rats kangourous de Californie leur permet de parcourir chaque nuit des distances considérables pour trouver de la nourriture. La spécialisation de leur appareil auditif favorise la perception de signaux sonores à longue distance; ainsi les animaux peuvent-ils se retrouver au moment de la reproduction. La faible quantité d’urine émise, très concentrée en urée et en sels minéraux, permet aux rongeurs comme au dromadaire d’économiser l’eau. Les petits mammifères passent le jour dans des terriers où l’humidité est élevée et ne sont actifs que dans la fraîcheur de la nuit.

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