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Milieux pélagiques

Vous êtes ici : » » Milieux pélagiques ; écrit le: 13 avril 2012 par chayma modifié le 30 août 2018

Milieux pélagiques

Les scientifiques ont divisé les milieux pélagiques en zones suivant des critères géographiques : la zone néritique au- dessus du plateau continental et la zone océanique au large, et des critères physiques et biologiques : une zone euphotique, pénétrée par la lumière, arbitrairement limitée aux 200 premiers mètres ; des zones bathyale et abyssale, obscures, situées respectivement au-dessus de la pente continentale et de la plaine abyssale.



La production primaire n’y est pas uniforme, car la transformation du carbone minéral en carbone organique par photosynthèse se situe nécessairement dans la zone euphorique. Elle est maximale dans les zones de contact entre deux masses d’eau, où les sels minéraux sont le plus concentrés : convergence de courants, thermocline, embouchure des fleuves, upwelling, qui conditionnent la présence de zones fertiles et de déserts, comme sur terre.

Une faune adaptée

La vie en pleine eau, sans lien avec un substrat, impose aux êtres vivants des contraintes particulières, auxquelles ils répondent par des adaptations spécifiques dans les formes et les stratégies de comportement. Il faut d’abord assurer une flottabilité positive : les animaux sont gélatineux, gorgés d’eau, sans coquille; ils étalent leurs appendices et sécrètent des gouttelettes d’huile. Il faut ensuite échapper aux prédateurs : camouflage, couleurs transparentes, bleues en surface ou rouges en profondeur, bioluminescence, groupement en essaims pour le plancton ou en bancs pour les poissons. Il faut aussi se nourrir : concentration dans les zones de production, stratégies de capture adaptées grâce à des organes de filtration, des cils, des organes lumineux, etc. Il faut enfin se reproduire : nécessité d’assurer la rencontre des sexes et des gamètes dans la masse d’eau forte fécondité, parasitisme des mâles, migrations et rassemblements.

Les trois rythmes de la vie pélagique

L’ensemble fonctionne suivant des rythmes complexes. Des rythmes journaliers liés à l’éclairement, qui entraînent des migrations de type vertical. Des rythmes saisonniers liés à la température, à la durée d’éclairement, au régime des vents, qui sont à l’origine des «booms planctoniques», de brusques explosions des populations d’une ou de plusieurs espèces, avec leurs paroxys¬mes qui peuvent produire des ‘<eaux colorées». Enfin, des rythmes à long terme : explosion puis déclin des populations de certains organismes (comme la méduse Pelagia de Méditerranée ou l’anchois du Pérou).
Le plancton végétal (phytoplancton), base de la chaîne alimentaire, sert de nourriture au zooplancton, aux poissons planctonophages (sardine, anchois) et même aux prédateurs, souvent migra-teurs actifs et parfois de grande taille (calmars, thons, espadons, dauphins, baleines planctonophages et ichtyophages).

Le monde de l’obscurité

En zone bathyale, sous la couche euphorique, la température diminue et se stabilise (de 2 à 4 °C en mer ouverte), le phyto¬plancton disparaît, le zooplancton se concentre en couches épaisses constituées essentiellement de crustacés, de méduses et de petits poissons qui migrent verticalement selon un rythme journalier. Les prédateurs suivent ces couches pour s’y nourrir. Plus bas, la faune est rare et composée d’essaims de petites crevettes (euphausiacés), parmi lesquelles vivent des poissons prédateurs munis d’organes lumineux et de bouches énormes.

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