➔ ENVIRONNEMENT

Mythes et rites modernes : Des fêtes aux rites

> > Mythes et rites modernes : Des fêtes aux rites ; écrit le: 14 juillet 2013 par imen modifié le 7 novembre 2014


Les fêtes aux rites

Les fêtes civiles donnent lieu aujourd’hui à des rites, comme les fêtes des Mères et des Pères, le brin de muguet du 1“ Mai, ou les masques de Halloween, dont l’aspect commercial l’emporte parfois sur le caractère de cohérence sociale. Parmi les rites culturels qui subsistent dans notre société, particulièrement importants sont ceux qui lient la mère et l’enfant par des gestes et des sons codifiés, afin qu’ils soient instantanément compris de l’un et de l’autre. Le nourrisson informe la mère de son réveil, et elle répond par des comportements appropriés, qu’il attend. Il en est de même lorsqu’il a fain, s’il a peur ou s’il souffre. Le cérémonial du coucher est un autre rite. C’est là une façon efficace, pour le tout-petit, d’apaiser l’inquiétude fondamentale qui habite chaque être humain dès sa naissance. On retrouve trace des rites culturels jusque dans les actes les plus quotidiens de la vie en société, ceux qu’on appelle « de civilité » ou de politesse. Il n’y a pas si longtemps qu’un homme ôtait son chapeau, d’un geste souvent inconscient, en passant devant une dame. Il y a deux générations, aucune femme de la « bonne société » ne serait sortie tête nue. Tous les métiers ont leur rituel, lequel est l’une des premières choses qu’apprenant les compagnons. Les chansons que l’on entonne après un repas pris en commun, après une chasse réussie, en assistant à une épreuve sportive, autour d’un feu de camp, lors d’une manifestation dans la rue, sont autant de résurgences de rites anciens, sans cesse renouvelés.
Les rites du passage de l’enfance à l’adolescence, ou de l’adolescence à l’âge adulte, subsistent, même s’ils sont différents. Les révoltes contre les parents, l’usage de stupéfiants, les fugues, l’échec scolaire sont autant de signaux lancés par ceux et celles qui ont du mal à franchir une étape essentielle et réclament – souvent en vain, malheureusement – qu’on les aide. Certains psychologues assimilent la toxicomanie des jeunes, ou leur alcoolisnie précoce, à un rituel magique autant que tragique, auquel se livrent ceux qui ne peuvent s’intégrer à une réalité qu’ils jugent trop quotidienne. Ce serait en même temps une forme d’initiation, une épreuve. Subsistent aussi des rituels bien conservés, comme ceux des conseils de révision, les « bizutages », les cérémonies protocolaires de réception de nouveaux membres, dans les Académies ou chez les Franc-Maçons. Il existe encore bien d’autres rites d’initiation, chez les apprentis, clans l’armée ou à !’Université, lors d’intronisations – même s’ils ont tendance à tomber peu à peu en désuétude.
Les rites historiques ont eu très tôt pour mission de célébrer le souvenir des événements qui avaient marqué, dans le passé, ?les temps forts, significatifs, de la vie du groupe, et dont il fal­lait transmettre l’importance aux générations qui montent. À I Iawaii, les prêtres racontent encore symboliquement la création du monde et l’histoire de la tribu pendant la naissance du futur souverain, afin d’introduire aussi vite que possible le nouveau- né dans la réalité sacrée du monde. Chez nous, cela se traduit par des célébrations, comme celles de l’armistice du 11 Novembre, la fête nationale du 14 Juillet, la fête du Travail du 1er Mai, celle de la Libération.
Les rites de deuil ont un but essentiel : montrer clairement le passage du mort de l’état de vivant à celui d’ancêtre, et illustrer aux yeux de tous l’importance qu’il a désormais, bien qu’invi­sible, dans la vie quotidienne du groupe. Dans plusieurs populations on évoque encore actuellement à cette occasion les éléments symboliques de la création de la communauté. Ce sont ces rites qui ont donné naissance à certaines de nos fêtes, comme celle des morts, la veille de la Toussaint, et qui se retrouvent dans l’organi­sation des cérémonies mortuaires, de la célébration du disparu par des discours prononcés à l’enterrement, en passant par les veillées. C’est encore la traditionnelle minute de silence respectée pour le souvenir d’un disparu, ou le brassard noir porté au bras.

Vidéo: Mythes et rites modernes : Des fêtes aux rites

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur: Mythes et rites modernes : Des fêtes aux rites

← Article précédent: Soucoupes volantes et voyages vers Mars : des mythes ? Article suivant: Mytes et rites modernes : Contes et légendes


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles