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Savoir repérer la pollution

Vous êtes ici : » » Savoir repérer la pollution ; écrit le: 24 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 15 avril 2018

Savoir repérer la pollutionLa mauvaise visibilité

Souvent les jours de beau temps, on constate au-dessus des villes un manque de visibilité. L’horizon n’est pas visible, il y a une sorte de voile blanchâtre. Alors que les jours de mauvais temps, la vue est bien meilleure.

Cette sorte de voile trahit la présence de nombreuses particules en suspension dans l’air. On les appelle des aérosols. Il s’agit de particules liquides sous forme de microgouttelettes. Elles proviennent de la condensation de l’eau au contact des particules solides froides. Une humidité importante de l’air favorise leur formation. Elles sont aussi produites par les véhicules qui les émettent dans leur fumée d’échappement. Ce sont elles qui sont responsables de la fumée blanche. Les poussières sont émises en grande partie par les véhicules et en particuliers les diesels. De plus, le trafic routier en génère par l’action mécanique des véhicules sur la route, par un simple phénomène de frottement et d’usure.



Compte tenu des conditions météorologiques, ces microgouttelettes ne sont pas dispersées. Elles s’accumulent alors dans la couche d’air de basse altitude et forment autant d’obstacles sur lesquels le soleil se réfléchit. Elles diffusent alors fortement la lumière qui les traverse créant comme un voile de lumière.

Les gouttelettes constituant les aérosols contiennent de nombreuses molécules dissoutes. On y retrouve les polluants atmosphériques. Et  elles en facilitent l’assimilation par l’organisme via les muqueuses des voies respiratoires.

Des couleurs trompeuses

Une couche orangée et brunâtre qui enveloppe les grandes villes est la manifestation visible de la présence de particules polluantes. Ce sont elles qui donnent cette couleur à la couche d’air près du sol. C’est le signe d’une stagnation des polluants sur la ville et d’une faible ventilation. C’est un phénomène qui révèle en général une inversion de température. C’est donc le signe d’une forte pollution où de nombreux polluants secondaires sont présents. Ils résultent de réactions photochimiques et leur formation dépend étroitement des conditions d’éclairement. Les réactions se produisent quand il y a un fort ensoleillement mais pas forcément une température élevée. Ainsi ce type de phénomène peut aussi se produire en hiver.

Les polluants secondaires qui se forment proviennent principalement de réactions impliquant des oxydes d’azote, des hydrocarbures et l’oxygène de l’air. Le plus connu est l’ozone mais il n’est pas le seul. Il y a aussi les PAN ou nitrates de peroxyde acétyle, des aldéhydes, des cétones… Et tous ont des effets irritants pour les voies respiratoires, les yeux et même un effet neurotoxique.

Une pollution hétérogène

En ville les sources de pollution sont multiples et réparties inégalement. Et les polluants ont beau diffuser dans l’air, ce dernier les brasse et les déplace. Les polluants ne se mélangent donc pas d’une manière homogène et leur migration ne se produit pas dans toutes les directions à la fois. Ainsi, la circulation automobile génère des masses d’air pollué qui sont à l’origine d’une répartition hétérogène des niveaux de pollution au sein de la ville. Des écarts considérables de concentration s’établissent entre les trottoirs des grandes artères embouteillées et le cœur d’un parc situé dans une zone résidentielle. Même au moment d’un pic de pollution tous les endroits de la ville ne sont pas touchés dans les mêmes proportions. Et bien sûr, plus on est proche de la source de pollution, plus on est exposé. C’est donc au cœur du trafic que les concentrations de polluants sont les plus fortes. Et on pourrait penser que dès qu’on s’éloigne des zones de trafic intense, la pollution diminue. C’est vrai, elle peut même chuter très rapidement en une centaine de mètres. Mais malheureusement, les choses ne sont pas toujours aussi simples. Les courants aériens au sein de la ville conditionnent des déplacements de polluants qui peuvent atteindre des zones de plus faible trafic.

les parcs, ou les quartiers résidentiels à l’écart des grosses artères sont en général des lieux où la pollution varie peu et est la plus faible. À ces endroits, l’air y est relativement préservé des pics dus à la circulation aux heures de pointe. Mais l’air qui s’y trouve est cependant chargé des polluants émis tout au long de la journée et qui finissent par diffuser dans toute la ville. On parle de la pollution de fond. En revanche, un parc qui se trouve au bout d’une artère et sous le vent de celle-ci, sera autant pollué que la rue en question même si aucune voiture n’y circule. Et cela sera d’autant plus important que les bâtiments longeant la route forment un couloir limitant une dispersion par les côtés. À l’inverse, de part et d’autre de cette artère, la pollution diminuera très vite.

Mais une fois encore, les vents plutôt forts seront beaucoup plus favorables à une dispersion rapide et donc à l’atténuation des concentrations de polluants. Alors que les vents faibles se contenteront de déplacer les masses d’air sans les évacuer rapidement.

On peut une fois de plus conclure qu’une météo médiocre est largement plus bénéfique et limite grandement l’impact de la pollution sur la santé. Tandis que le beau temps si agréable est un faux ami qui nous laisse face à une exposition plus importante aux polluants atmosphériques.

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