Chélicérates

> > Chélicérates ; écrit le: 5 août 2012 par chayma modifié le 13 novembre 2014

Les chélicérates comprennent trois clas­ses : les mérostomes – aquatiques (marins et dulcicoles, voir Limules) , les arach­nides , terrestres , et les pycnogonides. Ils sont représentés dès le cambrien par les mérostomes. La plupart des ordres d’arach­nides sont connus depuis le carbonifère, les premiers scorpions ayant même fait leur apparition dès le silurien. Contraire­ment à ce que l’on observe chez les autres arthropodes, la région céphalique des ché­licérates n’est pas individualisée : le corps est divisé en deux régions, le prosoma en avant, et l’opisthosoma en arrière.

Des pinces à fonctions multiples

Dans la plupart des groupes, chaque chélicère se termine par deux articles formant une pince avec un doigt mobile et un doigt fixe. Fortement réduit chez les araignées, les amblypyges et les uro- pyges (arachnides tropicaux), ce doigt fixe donne alors aux chélicères un as­pect de crochet. Ces pinces articulées peuvent être utili­sées comme ciseaux, scie, stylet, ou même comme harpon chez un certain nombre d’acariens. Le plus souvent dotées de soies et armées de quelques dents, les chélicères sont avant tout des organes de préhension et de dilacération des proies. Des glandes à venin (araignées) ou des glandes séricigènes (pseudoscorpions) peuvent déboucher à leurs extrémités. Elles jouent un rôle dans la reproduction de quelques groupes, et servent également parfois à émettre des sons (arai­gnées, solifuges), à creuser (solifuges, my­gales), à nettoyer d’autres appendices… Une seconde paire d’appendices, les pédipalpes, ou pattes-mâchoires, est située en arrière de la bouche : ils ont une fonction préhensile, sensorielle ou masticatrice et sont même transformés en organe copulateur chez les mâles d’araignées.

Les pycnogonides : quatre yeux et un organe suceur

Les pycnogonides, dont une espèce du dévonien inférieur mesurait 1,80 m, comptent aujourd’hui environ 500 espèces, dont la plus grande atteint à peine 10 centimètres. Uniquement marins, ils peuplent toutes les mers du globe, depuis la zone littorale jusqu’à 7 000 mètres de profondeur. Ils semblent vivre dispersés, nichant au creux des algues, sur des éponges ou sous des cailloux. Ils arrachent et dilacèrent les hydraires et spongiaires dont ils se nourrissent à l’aide de leurs chélicères, mais ils peuvent aussi en aspirer directement le contenu grâce à la trompe qui prolonge leur tête. Armée d’une puissante musculature, pourvue de quatre yeux, la trompe s’ouvre sur une bouche formée de trois lèvres, munies de dents et de soies gustatives. Dès leur éclosion, les larves de pycnogonides se nourrissent d’hydraires. Les plus voraces, comme les Endeis, peuvent même se maintenir dans les tissus de leur proie grâce à leur trompe.

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