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De la fibre a l’étoffe : L’ennoblissement

Vous êtes ici : » » De la fibre a l’étoffe : L’ennoblissement ; écrit le: 4 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

L’ennoblissementL’ennoblissement 150x131 - De la fibre a l'étoffe : L’ennoblissement

L’ennoblissement des textiles consiste à transformer les étoffes issues du tissage ou du tricotage afin d’améliorer leurs qualités et de les rendre aptes à leur utilisation finale. On regroupe les différents traitements en plusieurs catégories : les traitements de préparation et de blanchiment, ceux de tein­ture et d’impression et les apprêts. Les opérations sont multiples et sou­vent complexes et seules quelques-unes, les principales, sont abordées ici.

La préparation et le blanchiment

Le flambage, ou grillage, consiste à faire disparaître le duvet de la surface des fils et des tissus par passage devant une flamme ou une plaque métallique fortement chauffée. Ce traitement est utilisé pour les tissus de coton ou les draperies de laine et donne aux fils et aux tissus une sur­face plus nette.



Le dégommage, ou désencollage, élimine les colles d’amidon ou de fécule utilisées pour le tissage.

Le dégraissage effectué pour la laine fait partir les huiles d’ensimage utilisées pour la confection du fil.

Le blanchiment a pour but de décolorer les fibres textiles, en particu­lier les fibres naturelles qui renferment diverses substances leur donnant une teinte écrue, crème ou grisâtre. Le blanchiment ne doit pas être confondu avec le blanchissage qui consiste à nettoyer les étoffes. Les pro­cédés de blanchiment varient selon la nature chimique des fibres, cellulo­sique, protéique ou chimique. Les fibres cellulosiques, très résistantes, sont décolorées à l’aide d’oxydants, hypochlorite de sodium (eau de Javel), chlorite de sodium ou eau oxygénée. Les traitements sont suivis de rinça­ges abondants. Selon l’origine de la fibre et la durée du traitement oxy­dant, la blancheur obtenue est variable, allant du blanc crème au blanc complet. Le blanchiment s’effectue sur filés (bobines, écheveaux, nappes) ou sur étoffes, mais peut aussi être pratiqué directement sur les fibres en bourre, comme pour le coton hydrophile. Le blanchiment sur pré, très uti­lisé autrefois, est pratiquement abandonné de nos jours : les tissus étaient étendus sur l’herbe et subissaient l’action lente de l’oxygène de l’air et de l’eau. Ce procédé donne des toiles très blanches, mais nécessite beaucoup de temps et d’espace. Les fibres protéiques ne supportent pas les traite­ments à base de chlore. La laine est blanchie par des traitements réducteurs au soufre (gaz sulfureux, bisulfite ou hydrosulfite) ou par l’eau oxygénée ; le traitement s’effectue sur bourre, ruban, fil ou étoffes. La soie décreusée, après élimination de toute la séricine, est constituée unique­ment de fibroïne; elle apparaît d’un blanc pur et n’a pas à être blanchie. Les soies incomplètement décreusées sont blanchies par des traitements au soufre ou par l’eau oxygénée. Les fibres chimiques, dépourvues d’impu­retés, n’ont généralement pas besoin de blanchiment.

 

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