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Le climat de demain

> > Le climat de demain ; écrit le: 24 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014


Nous connaîtrons sans doute une nou­velle  glaciation dans quelques dizaines de milliers d’années. Les extrapolations montrent l’arrivée d’une première gla­ciation sérieuse dans 5 000 ans, suivie d’une autre dans 20 000 ans, et d’une équivalente à la dernière dans 60 000 ans. À court terme, toutefois, nous allons vers un réchauffement, qui sera sans doute ponctué d’épisodes froids semblables au « petit âge gla­ciaire » survenu à la fin du règne de Louis XIV, au début du XVIIIe siècle.

La température moyenne à la surface de la planète s’est accrue d’environ 0,5 °C depuis un siècle et la décennie 1985- 1995 a été la plus chaude du siècle. Tout le problème est de savoir si ce réchauffement est naturel ou causé par l’action de l’homme sur la Terre.

Le climat est-il perturbé ?

Le premier homme qui, au seuil de sa caverne, obtint du feu en frottant deux silex l’un contre l’autre, s’est peut-être vu accusé par son voisin de détraquer le temps… Il en fut de même lors de l’ap­parition du canon, du chemin de fer, de la radio, des avions à réaction et, plus récemment, des satellites artificiels (lesquels rendent au contraire de grands services à la météo). Même Bernardin de Saint-Pierre, l’auteur de Paul et Virginie, tomba dans ce travers au siècle dernier, en accusant la boussole de détraquer le temps avec son aiguille aimantée !

Suppositions ridicules quand on songe que l’énergie totale dégagée par un seul orage est celle d’une petite tranche nucléaire. Nos actions sont bien déri­soires en comparaison des forces à l’œuvre dans la nature.


Si le temps exerce indéniablement une action sur les hommes, l’action des hommes sur le temps est infiniment plus limitée, et localisée. Elle est en tout cas bien plus faible qu’on ne l’ad­met généralement et les accusations portées contre les techniques modernes, soupçonnées de détraquer le temps, sont pour la plupart dénuées de fonde­ment. Si l’on pense quil n’y a plus de saisons et que le temps est détraqué, c’est parce que l’on a la mémoire courte,et que l’on oublie vite les ano­malies passées pour se cristalliser sur la moindre incartade du moment.

En réalité, les saisons ont toujours subi des fluctuations et il y eut dans le passé des variations beaucoup plus marquées, alors que n’existaient ni les avions, ni les fusées… ni les bombes aérosols !

Le réchauffement

    • Il EST VRAI qu’à mesure que la popu­lation augmente, l’impact des activités humaines cesse d’être négligeable. Depuis le début de l’ère industrielle, il y a un peu plus de deux siècles, l’homme perturbe sensiblement l’at­mosphère, entraînant l’augmentation des gaz dits « à effet de serre » : méthane et dioxyde de carbone. Le développe­ment de l’agriculture, l’augmentation des surfaces habitées et de la produc­tion d’énergie ont doublé la teneur en méthane de l’atmosphère. Sous l’effet de l’industrialisation et de la déforesta­tion, la teneur en gaz carbonique a aug­menté de plus de 25 % et cette crois­sance est de plus en plus rapide. Mais on a relevé une augmentation du même ordre au cours du dernier cycle glaciaire et ce n’est pas l’homme qui en était res­ponsable ! Il semble donc plus logique de penser que c’est la hausse des tem­pératures qui provoque une augmenta­tion de la part du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, et non l’inverse. L’augmentation de la teneur en gaz car­bonique due à l’activité humaine ne provoque pas, mais accentue sans doute, l’effet de serre.
    • La GRANDE DIFFICULTÉ de l’étude de l’atmosphère tient dans la multipli­cité des causes et des effets : l’atmo­sphère interagit avec l’océan, avec la biosphère, avec l’homme. Il semble qu’il existe une relation à double sens entre le dioxyde de carbone, le méthane et les changements clima­tiques. C’est une rétroaction négative: lorsque le monde est plus froid, la teneur en gaz à effet de serre est plus faible et moins de chaleur est retenue. Inversement, quand la Terre se réchauffe, la teneur en dioxyde de car­bone et en méthane augmente, accélé­rant le réchauffement. La théorie du piégeage de la chaleur montre que si le taux de dioxyde de carbone double d’ici à l’an 2050, l’atmosphère se réchauffera dix fois plus rapidement que la fluctuation naturelle moyenne. Les 3 à 4 °C d’augmentation de la température moyenne annoncés voici quelques années sur un ton alarmiste ont cependant été réduits depuis à 1 ou 2 °C, avec encore une tendance à la baisse…
    • L’ATMOSPHÈRE ne contient que 2 % des réserves totales de dioxyde de car­bone existant sur Terre, la plus grande partie étant contenue dans les roches (sous forme de carbonates) et dans l’eau des océans. Une augmentation artifi­cielle de cette quantité n’est donc pas catastrophique – jusqu’à un certain point évidemment — dans la mesure où le trop-plein se trouve absorbé par les océans. Par ailleurs, les végétaux en transforment chaque année 60 milliards de tonnes par le processus de photosyn­thèse et pourraient sans doute en absor­ber davantage. Il a en effet été constaté que ce surcroît de C02 avait plutôt ten­dance à stimuler la croissance végétale. Sans compter que d’autres rétroactions peuvent se produire, tout excès provo­quant un phénomène compensatoire qui tend à ramener à l’équilibre : plus de chaleur entraîne plus d’évaporation, qui entraîne plus de nébulosité, qui réduit l’ensoleillement direct, et amène donc un refroidissement…

La pollution atmosphérique

  • PLUS GRAVE, dans l’immédiat, est le fait que l’absence de vent et les inver­sions de température favorisent l’accu­mulation des gaz polluants (oxydes de carbone, oxydes d’azote, dioxyde de soufre, vapeurs de plomb, hydrocar­bures).Normalement, la température de l’air décroît avec l’altitude. Mais ce n’est plus le cas quand le sol se refroidit rapi­dement par une nuit claire, lorsque l’évaporation d’une averse d’été crée un effet « oasis », ou quand un front chaud passe au-dessus d’une surface froide. Une masse d’air froid peut ainsi se trouver piégée au sol pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, comme sous une cloche. Ne pouvant s’élever, l’air n’est pas renouvelé par afflux nor­mal d’air extérieur. Le résultat est une «mare aérologique», c’est-à-dire une masse d’air stagnante dans laquelle les polluants s’accumulent. Le dioxyde de soufre, notamment, se transforme en anhydride sulfureux, qui réagit avec la vapeur d’eau pour former une brume d’acide sulfurique, qui irrite les yeux et engendre des maladies respiratoires.
  • Ce mélange DE FUMÉE et de brouillard a été baptisé « smog » (contraction des mots anglais smoke et fog), parce qu’il affectait surtout, autre­fois, Londres et les grandes villes industrielles anglaises. Il fit 4 000 victimes en une semaine dans la capitale britan­nique, du 4 au 10 décembre 1952. La responsable était alors la combustion du charbon par les industries et le chauf­fage domestique. Aujourd’hui, ce sont surtout les transports qui sont accusés. Dans les grandes métropoles indus­trielles, le « smog » est parfois aggravé par la topographie locale, comme à Los Angeles, Mexico, Sao Paulo ou Athènes. Cette couche brune surmon­tant la ville est visible de loin quand on s’approche, venant de l’extérieur. C’est un brouillard photochimique (ou photo-oxydant), dû à une réaction entre les gaz polluants (oxydes d’azote, vapeurs d’hydrocarbures) et le rayonne­ment solaire (chaleur et lumière). Sous l’effet du soleil, les oxydes d’azote se transforment en ozone et en dioxyde d’azote, à l’origine de ce brouillard pho­tochimique oxydant, qui connaît un pic en fin d’après-midi, au moment où il fait le plus chaud.
  • L’effet de serre est un phénomène naturel:60% du rayonnement solaire est réfléchi ou les nuages et les aérosols en suspension 40 % restants n’en ont pas moins une gr importance. Parvenus au sol, ils élèvent la température des océans et des continents qui, transformés en radiateurs à basse température, deviennent à leur tour des émetteurs de rayonne­ment infrarouge, c’est-à-dire de chaleur. C’est là qu’interviennent les gaz à effet de serre (le pre­mier des gaz à effet de serre n’est pas le dioxyde de carbone mais la vapeur d’eau), qui ont la pro­priété de bloquer la réémission vers l’espace de ce rayonnement thermique et piègent cette cha­leur secondaire, comme le verre des serres.Une partie du rayonnement diffusé est réabsor­bée dans l’atmosphère; une autre partie s’échappe dans l’espace ; enfin le reste est absorbé à la surface de la Terre, s’ajoutant à l’énergie thermique qui s’y trouve déjà. Cet «effet de serre» élève la température moyenne de la Terre à +15 °C, alors qu’elle devrait être de-18c0.

Vidéo: Le climat de demain

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