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Le lion

> > Le lion ; écrit le: 19 décembre 2012 par imen modifié le 13 novembre 2014


Les lions

Description

Le lion possède un corps massif et une tête large, des oreilles courtes, arrondies et portant une tache noire sur leur face dorsale, des membres longs et massifs et une longue queue. Sa robe est unie, brun clair à ocre foncé. Il existe parfois des individus blancs mais ce ne sont pas des albinos. Les jeunes ont un pelage tacheté et les taches persistent sur les jambes et le ventre à l’état adulte. Les mâles ont une crinière plus ou moins sombre et développée selon l’âge et dont la couleur varie selon l’origine géographique. Cette crinière protège le mâle des griffes et des crocs de l’adversaire lors des combats ; elle a également pour effet d’augmenter le volume visible de l’animal et, donc, d’impressionner les congénères et d’informer les autres lions sur la vigueur de celui qui la porte. Elle rend en revanche les mâles trop visibles pour chasser.

La queue, utilisée pour éloigner les mouches, se termine par un pinceau noir qui dissimule un ergot corné.

Mensurations. Mâle: tête plus corps 170 à 250 cm ; queue 90 à 105 cm ; hauteur 123 cm ; poids 150 à 250 kg. Femelle : tête plus corps 140 à 175 cm ; queue 70 à 100 cm ; hauteur 107 cm ; poids 120 à 182 kg. Nouveau-né : 1,2 à 1,4 kg. Longévité. En général, les lions vivent 13 à 15 ans mais leur longévité atteint 30 ans en captivité. Les mâles vivent moins longtemps (pas plus de 12 ans) que les femelles (elles atteignent parfois 16 ans) et sont exclus des groupes lorsqu’ils sont trop vieux ; ils ont du mal à se nourrir seuls et se défendent difficilement.

locomotion

Le lion est un bon coureur qui peut atteindre 65 km/h ; il est capable de grimper et nage bien.


Activité

Les lionnes chassent le plus souvent de nuit. Les lions peuvent être actifs de jour s’ils sont peu dérangés mais leur chasse est alors moins efficace. Ils semblent somnoler constamment mais, en fait, ils se reposent essentiellement durant la journée. Ils dorment tout de même de 16 à 20 heures par jour.

Chasse et alimentation

Les proies des lions sont variées : des girafes, des buffles, des zèbres, des antilopes, des gazelles, des gnous, des phacochères mais également des hippopotames, des petits rhinocéros et des éléphants, dont les réactions peuvent être dangereuses.

Les lions se nourrissent parfois de petits mammifères, d’oiseaux, de serpents et de crocodiles. Ils sont en concurrence avec les léopards, les guépards, les lycaons et les hyènes mais ceux-ci se nourrissent plutôt de proies ne pesant pas plus de 100 kg alors que les lions s’attaquent régulièrement à des animaux avoisinant les 250 kg. Il existe par ailleurs des cas de cannibalisme, surtout envers les jeunes. Les lions se nourrissent également de charognes, surtout les mâles. Ils repèrent les carcasses, grâce aux vols des vautours et aux appels des hyènes. Dans le Ngorongoro, 84 % des carcasses mangées par les lions avaient été tuées par des hyènes. Les lions dérobent également les proies des guépards et des panthères.

La chasse est pratiquée le plus souvent par les femelles, seules ou en groupe. Elles repèrent la proie, l’encerclent en rampant et s’avancent jusqu’à une trentaine de mètres ; la femelle la plus proche bondit rapidement sur la proie, la renverse et la met à mort en la mordant à la nuque ou à la gorge, en lui brisant l’échine ou encore en maintenant le museau de sa victime fermé et en l’étouffant. Une charge sur cinq est couronnée de


rapides que les lionnes mais l’approche et l’encerclement compensent le handicap. Les mâles de la troupe mangent en premier, puis les femelles.

Les jeunes passent en dernier et il arrive qu’on les laisse mourir de faim lorsque le gibier est rare. Un lion adulte a besoin de 5 kg (femelle) à 7 kg (mâle) de viande par jour et il peut en ingérer 35 kg en une seule fois. Il doit en général capturer 30 animaux de taille moyenne par an.

Les lions boivent quotidiennement mais peuvent se passer d’eau plusieurs mois en période de sécheresse.

Prédateurs

Les groupes de hyènes et de lycaons s’attaquent aux adultes. Les jeunes sont la 57 proie des hyènes, des panthères et des pythons.


Comportement social

Les lions sont les seuls félins à avoir une véritable organisation sociale. Ils vivent en troupe de 3 à 40 individus (15 en moyenne), basée sur un noyau stable de lionnes apparentées (jusqu’à 15 femelles adultes). En général, les femelles n’acceptent pas d’étrangères.

Elles favorisent leur propre portée mais participent également à la protection et à la nutrition des autres lionceaux de la troupe, les jeunes orphelins pouvant être adoptés par des femelles du clan.

Les filles restent dans le groupe alors que les mâles le quittent dès qu’ils sont matures et errent jusqu’à ce qu’ils en trouvent un nouveau.Inexpérimentés,les jeunes mâles s’associent souvent à d’autres pour la chasse et leur défense. Ces coalitions de mâles apparentés ou non peuvent durer plusieurs années. Un tel groupe peut se joindre à une troupe de lions en chassant les mâles résidents. La taille et la noirceur de la crinière étant un signe de développement et de maturité, cela invite les autres, plus jeunes, à crinière moins développée et plus claire, à éviter l’individu qui en est porteur. Il arrive également que les lions quittent une troupe à la recherche d’autres femelles. Les lionnes qui restent n’acceptent pas n’importe quels nouveaux mâles ; elles s’accouplent avec différents groupes et intègrent généralement le plus  puissant. Larrivée de nouveaux mâles se traduit souvent par des massacres : ils tuent les lionceaux, les jeunes et les femelles adultes qui refusent l’accouplement. C’est la raison pour laquelle les femelles qui ont des lionceaux s’échappent souvent à l’arrivée de nouveaux mâles. Celles qui restent et dont les lionceaux ont été tués seront à nouveau réceptives rapidement. Les mâles nouvellement introduits assurent ainsi leur propre descendance au détriment de celle des lions concurrents.

Le territoire est marqué par des projections d’urine et des rugissements (audibles à 8 km). Il est surtout défendu contre les individus étrangers par les mâles, dont la taille et la puissance dissuadent davantage les agresseurs, mais également par les femelles.


En étendant leur territoire, les grandes troupes ont tendance à se diviser en sous-groupes. Les dimensions du territoire varient, en fonction du paysage et de la taille du clan, de 20 à 400 km2.

Reproduction

Il n’y a pas de saison de reproduction. Les femelles sont en chaleur tous les 3 mois, pendant 4 à 8 jours. Un mâle adulte reste avec une femelle en chaleur et la couvre plusieurs fois pendant quelques jours. Lorsque de nouveaux mâles sont introduits dans la troupe, de nombreuses périodes d’accouplement précèdent une première fécondation, ce qui leur permet de « choisir » les femelles qui seront reproductrices.

La gestation dure en général de 102 à 113 jours, ce qui est court pour un animal aussi gros ; souvent plusieurs femelles de la troupe ont leurs petits en même temps : cette simultanéité facilite l’adoption en cas de mort d’une mère. La femelle met bas dans un fourré ou cachée entre des rochers une portée comportant de 1 à 6 jeunes (le plus souvent 2 ou 3) ; les nouveaux-nés pèsent de 1 à 1,75 kg (soit moins de 1 % du poids de l’adulte) et mesurent 22 cm, plus 8 cm pour la queue. Le pelage est tacheté, les yeux sont fermés ; ils ne les ouvrent qu’entre 1 et 9 jours, commencent à se déplacer à 3 semaines et courent à l’âge de 6 semaines. À 8 semaines, ils commencent à manger de complètement sevrés que vers 6 mois. La mortalité des lionceaux est élevée, jusqu’à 80 % avant l’âge de 2 ans.

Les jeunes accompagnent les adultes à la chasse à partir de 14 semaines mais commencent à chasser seuls à partir de 2 ans. Les lionceaux sont matures à 18 mois mais ne sont vraiment adultes qu’à 5 ou 6 ans. Leur crinière pousse à maturité. Les jeunes mâles sont chassés du groupe vers 2 ans et demi, 3 ans ; ils se déplacent en groupe et lancent des défis aux -mâles d’un clan pour y prendre leur place ; les combats qui s’ensuivent peuvent être violents, parfois mortels.


Répartition

Le lion vit dans les paysages ouverts, savanes et semi- déserts, ainsi qu’en montagne, jusqu’à 4 500 m.Il est absent des forêts denses. On le trouve en Afrique entre le 20e parallèle nord et le 23e parallèle sud ; au Natal, en Afrique du Sud jusqu’au 27e parallèle sud ; au nord-ouest de l’Inde, dans la forêt du Gir.

Statut

Le lion d’Asie a pratiquement disparu puisqu’il n’en reste environ que 300 dans la forêt du Gir en Inde. En Afrique, c’est également une espèce menacée, certaines sous- espèces étant en voie de disparition.

Historique

Au Pléistocène (1,8 million d’années à -10 000 ans), le lion habitait l’Afrique, l’Asie Mineure, l’Arabie, l’Inde, Ceylan, l’Europe, l’Amérique du Nord, centrale et le nord- ouest de l’Amérique du Sud. Des gravures rupestres témoignent de son existence en Europe, il y a 15 000 ans. À l’époque historique, on le trouvait encore dans toute l’Afrique, le pourtour méditerranéen, le Moyen- Orient et l’Inde. Au IVe siècle av. J.-C., Aristote signalait encore sa présence en Grèce. Les Romains en utilisèrent beaucoup d’Afrique du Nord et d’Asie Mineure pour les jeux du cirque. Les lions peuplaient encore le Proche- Orient au moyen âge et le Moyen-Orient et l’Inde septentrionale au siècle dernier.

Les lions auraient été totalement exterminés d’Asie si, au début du siècle, le nabab de Junagadh n’avait pris la décision de protéger les quelques individus qui subsistaient dans la forêt du Gir. En 1913, il n’en restait plus que 20 dans cette région ; aujourd’hui, grâce aux mesures de protection, ils sont environ 300.

Les populations de lions se sont clairsemées dans toute l’Afrique, à cause de la chasse intensive, de la destruction de leurs proies et de leur milieu naturel.

Dans le cratère du Goron, en Tanzanie, leur confinement et la consanguinité ont entraîné un appauvrissement génétique et une baisse des résistances immunitaires ; une partie des lions de cette région a été décimée par une épizootie. Dans le parc d’Etosha, en Namibie, la situation est inverse : la clôture du parc a entraîné une prolifération des lions et une diminution des autres prédateurs. En 1981, une pilule contraceptive a été expérimentée sur cinq groupes témoins, vivant près d’Okaukuejo. Les lionnes furent immobilisées et examinées, puis un contraceptif leur a été administré. Cette expérience fut un succès ; les effets après arrêt de la contraception étant nuls, les lionnes ont pu à nouveau donner naissance à des petits bien portants. Toutefois, il est regrettable que de tels procédés soient nécessaires à la gestion de la faune dans cette réserve ; le fait que le parc soit fermé a également entraîné des épidémies et les migrations.

Vidéo : Le lion

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Le lion

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