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Le temps des cailloux : L’âge de l’univers

Vous êtes ici : » » Le temps des cailloux : L’âge de l’univers ; écrit le: 15 juillet 2013 par imen modifié le 7 novembre 2014

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L’âge de l’univers

L’estimation de l’âge de l’univers pose des problèmes plus particuliers. On l’a vu au premier chapitre, il est établi, depuis Einstein, que le temps n’est pas le même pour tous les observa­teurs, s’ils ne sont pas situés dans le même système. Ce qui signifierait qu’un habitant de Sirius n’aurait pas la même vision que nous de l’âge de l’univers ? En fait, tous les êtres intelligents, s’il en existe ailleurs, sont dans la même barque, celle de l’expansion de l’univers. Ils peuvent donc repasser de la même façon le film à l’envers et remonter jusqu’à l’origine du monde.
Car c’est ainsi que procèdent les astrophysiciens. Ils partent de la vitesse, calculée et observée, de la vitesse des galaxies, qui traduit l’expansion de l’univers et remontent ainsi dans le passé, déduisent le temps qui s’est écoulé depuis le moment ini­tial, aussi proche que possible de l’inaccessible instant « zéro ». Les dernières données fournissent un temps de 13,95 milliards d’années, avec une incertitude de 2 %. Le phénomène essentiel, l’horloge qui nous permet, en la faisant tourner à l’envers, de remonter le temps jusqu’à l’origine du monde, c’est donc l’expansion de l’univers. Elle fut découverte en 1928 par l’astronome américain Hubble, et c’est à très juste titre qu’on a donné son nom au remarquable satellite d’observation, qui a pris, depuis des années, de surprenantes photographies des premiers âges de l’univers, résultant de deux cent soixante- dix-sept heures de pose cumulées des caméras du télescope spa­tial de Hubble. Les dernières publiées, qui ont été corrélées avec d’autres, prises avec les plus puissants télescopes terres­tres, installés à Hawaii et dans les montagnes du Chili, montrent des galaxies vieilles de treize milliards vingt-trois millions d’années. C’est-à-dire que leur lumière a mis ce temps à nous parvenir, et que les voyons donc ainsi qu’elles étaient à cette date, étonnement proche de celle du début de l’univers. Tout comme la lumière que nous voyons venir du Soleil est en réalité celle qu’il a émise il y a huit minutes, le temps nécessaire pour qu’elle parcoure, à la vitesse d’environ 300 000 km/s, la dis­tance qui sépare le Soleil de la Terre.
Au fait, comment sait-on que la lumière file à cette vitesse ? Pendant des siècles, les plus grands physiciens ont cherché à la calculer, sans résultat. Au milieu du xixe siècle, le Français Léon Foucault réussit à fournir un chiffre approché, en faisant faire des aller-retour à la lumière sur des miroirs. La méthode fut affi­née au début du xxu siècle avec des cellules photo-électriques et la vitesse enfin définie : 299 790 km/s. On est même parvenu à photographier au cent millionième de seconde un ruban de lumière de quelques mètres, comme figé dans le temps. Certains se sont posé la question : puisque cette vitesse est une constante absolue et que, si on l’atteint, le temps s’arrête, cette constante n’est-elle pas l’essence même du temps ?



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