Le temps du groupe : L’effet papillon

> > Le temps du groupe : L’effet papillon ; écrit le: 14 juillet 2013 par imen modifié le 8 novembre 2014

Les théories modernes de la physique

Les théories modernes de la physique, et notamment la mécanique quantique comme celle qui fait intervenir le chaos, ont porté des coups fatals à ce déterminisme, en montrant que l’avenir n’est pas réellement prévisible, qu’il suffit, par exemple, d’une toute petite modification des éléments enjeu à un moment donné pour que tout soit différent dans le futur. C’est l’hypothèse célèbre du battement d’ailes d’un papillon à un endroit du globe, qui va modifier de manière considérable les conditions météorologiques à l’autre bout du monde. Ce qui revient à dire qu’une toute petite inconnue sur des données, à un moment, conduit à de très importantes incertitudes sur le développement d’un phénomène, donc sur les résultats, donc sur l’avenir. Les physiciens ont montré qu’il est pratiquement impossible de prévoir à long terme le futur lointain de l’univers, tout comme celui de notre système solaire. L’astronome et mathématicien Jacques Laskar a montré qu’il était impossible de calculer avec précision la trajectoire des planètes autour du Soleil dans quelques dizaines de millions d’années. L incertitude existe aussi pour de nombreux autres phénomènes physiques. La radioactivité, par exemple : beaucoup de substances se désintègrent parce que certains de leurs atomes explosent soudain, mais on ne peut jamais savoir quels sont ceux qui vont se désintégrer, ni quand ils le feront. La seule certitude est statistique : tel corps aura perdu la moitié de sa radioactivité après un jour, d’autres après un an ou un milliard d’années.
Les physiciens quantiques démontrent de leur côté que l’incertitude existe au niveau même des particules élémentaires dont sont constitués tous les corps, inertes et vivants. Le principe indétermination s’oppose au schéma classique qui veut que si l’on connaît la force qui pousse une bille sur le sol, et la résistance de l’air, on peut calculer avec précision sa trajectoire. Selon la physique quantique, cela est impossible – du moins au niveau de l’infiniment petit, où cette physique s’applique. Le seul fait d’observer une particule modifie sa trajectoire et même parfois son état. On ne peut connaître que les probabilités d’un résultat de mesure sur un grand nombre de particules. Il n’est de certitude que statistique. C’est ce principe d’incertitude qui a fait s’exclamer Einstein, qui s’est longtemps opposé à la phy­sique quantique : « Mais Dieu ne joue pas aux dés ! » L’homme se sent, en effet, mal à l’aise dans l’incertitude : c’est sans doute pour cela qu’il a inventé des dieux et qu’il consulte des psycha­nalystes et des voyantes.

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