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Les fibres textiles : La récolte du coton

Vous êtes ici : » » Les fibres textiles : La récolte du coton ; écrit le: 3 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Les fibres textiles : La récolte du coton

La récolte a subi une profonde évolution depuis un siècle. La cueillette manuelle est encore pratiquée dans les pays, notamment en Afrique, où les plantations sont petites, familiales, et où la main-d’œuvre est nombreuse et bon marché. Ce type de récolte présente l’avantage de pouvoir échelonner la cueillette en fonction de la maturité des capsules et permet d’obtenir des fibres pures, sans débris végétaux. Mais cela représente un travail considérable: un homme récolte en moyenne de 25 à 30 kg de coton graine par jour, les plantations sont d’environ un hectare et le rendement en coton graine proche de 1 tonne à l’hectare.



La récolte mécanisée est de plus en plus utilisée. Les machines arrachent soit toutes les capsules quel que soit leur stade de maturité (cotton stripper), soit uniquement les capsules ouvertes (cotton picker), entraînant un nombre non négligeable de débris végétaux, de branches, de brindilles,

feuilles et bractées. Aussi l’opération est-elle précédée d’un traitement défoliant pratiqué par aspersion. Les fibres obtenues sont moins pures et les opérations de nettoyage supplémentaires risquent de les abîmer. Le rendement horaire est de 700 à 800 kg pour les cotton pickers et autour de 1400 kg pour les cotton strippers.

On estime que la récolte mécanique représente 70 % environ des récoltes contre 30 % pour la récolte manuelle.

La fibre de coton

La culture du cotonnier a pour but principal la production de fibres, mais toutes les autres parties de la graine sont exploitables et constituent une matière première industrielle très importante.

La graine et ses dérivés

La graine comprend trois parties distinctes :

–    les fibres (30 à 42 %) et le duvet ou linter (5 à 7 %), formés des poils épi- dermiques ;

–    l’amande (35 à 42%), qui contient l’embryon et les cotylédons riches en huile et en protéines ;

la coque ou tégument (13 à 18%), qui constitue les enveloppes protectrices.

On appelle «coton graine», l’ensemble de la graine proprement dite (amande et coque) et des fibres. C’est le produit récupéré après la récolte.

Les fibres sont transformées par l’industrie textile. Les linters, ou fibres peu développées, entrent dans la confection de ouate hydrophile, de papiers spéciaux comme les billets de banque, de dérivés cellulosiques (textiles artificiels ou explosifs), de vernis ou de films photographiques.

L’amande fournit de l’huile et des farines. L’huile de coton, après traitement éliminant le gossypol, est utilisée comme huile de table, en friture ou pour les conserves (« huile végétale » des sardines en boîtes), elle permet la fabrication de margarine, de savon, de cosmétiques. La farine, riche en protéines, est utilisée pour l’alimentation du bétail sous forme de tourteaux, mais aussi pour l’alimentation humaine après élimination du gossypol (inutile pour les variétés glandless). Elle intervient, par exemple, dans la confection des «steaks végétaux » ou encore dans les sauces, pâtisseries, petits-déjeuners et aliments de survie. Les coques et les déchets sont utilisés comme combustibles, engrais ou aliments pour bétail.

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