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Les infections alimentaires : Le choléra

Vous êtes ici : » » Les infections alimentaires : Le choléra ; écrit le: 25 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 17 novembre 2014

Les infections alimentaires : Le choléraLe choléra est une maladie bactérienne accompagnée de diarrhées sévères. Très répandu dans le monde, surtout dans les pays chauds, le choléra revêt un caractère épidémique, ce qui revient à dire que de nombreux cas se déclarent soudain dans une zone jusque-là indemne de cette pathologie. La dernière épidémie s’est déclarée en 1991 au Pé­rou, et a rapidement gagné les pays limitrophes.

En Inde cependant, le choléra est une maladie endémique : il reste toujours présent.



Le vibrion cholérique

La bactérie responsable de la maladie est le Vibrion cholérique. Ce microbe sécrète une substance toxique qui se fixe sur les cellules de l’intestin grêle (les entérocytes). Cette toxine entraîne une perte de li­quide très abondante par les entérocytes, liquide composé d’eau, de bicarbonate, de potassium et de chlore. La conséquence est une diar­rhée aqueuse très importante, jusqu’à 15 litres par jour, qui est à l’ori­gine d’une rapide déshydratation.

La transmission de la maladie se fait par les mains et les eaux souillées. Il est donc admis que le choléra est une maladie liée au manque d’hygiène, ce qui lui vaut son appellation de maladie des mains sales.

Reconnaître le choléra

L’incubation, période qui s’écoule entre le contact avec l’agent in­fectieux et les premiers signes de la maladie, est courte : quarante- huit heures environ suffisent.

En France, on suspecte un cas de choléra lorsqu’un patient présente une diarrhée importante dans les deux à trois jours suivant son retour

d’un pays où sévit l’infection (zone endémique ou épidémique). Il n’existe pas de cas de choléra contracté en France même. Le diagnos­tic sera évidemment plus facile si l’on se trouve dans un pays qui con­naît une épidémie.

Les symptômes

Le début de la maladie est brutal, foudroyant, avec des vomisse­ments abondants, associés à une diarrhée dite afécale. Il n’y a pas de selles proprement dites, mais une substance essentiellement aqueu­se, constituée par un liquide à l’aspect d’eau de riz, présentant des grumeaux blanchâtres. Il s’ensuit une déshydratation spectaculaire, devenant mortelle en l’absence d’une rapide réhydratation. Le mala­de meurt par collapsus : la chute de tension est très importante. Dans d’autres cas, la maladie n’entraîne qu’une simple diarrhée.

Le traitement

Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. Elle peut se réaliser le plus souvent par l’absorption de boissons abondantes, à la condition que celles-ci comportent suffisamment de glucose (sucre) et d’ions (sodium et potassium). Les sodas comme le Coca-Cola® sont conseillés dans cette situation. La réhydratation par voie veineuse sera réservée aux cas les plus préoccupants. Les antibiotiques sont utiles, mais non indispensables, pour réduire la durée de la maladie. Le traitement le plus efficace est la prévention, qui consiste en quel­ques règles d’hygiène simples : lavage fréquent des mains, lavage soi­gneux des légumes crus, désinfection de l’eau. Depuis 2004, un nouveau vaccin, Dukoral®, est commercialisé et protège efficacement contre le risque de choléra.

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