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Les infections alimentaires : La listériose

Vous êtes ici : » » Les infections alimentaires : La listériose ; écrit le: 25 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 17 novembre 2014

Les infections alimentaires : La listérioseL’agent de la listériose, Listeria monocytogenes, est un petit bacille très résistant, retrouvé dans les sols, l’eau et les plantes. La contami­nation se fait le plus souvent après ingestion d’aliments contaminés (surtout le lait) ou par contact direct, cutané ou muqueux, avec des animaux atteints, ou encore par voie transplacentaire (de la mère au fœtus), le bacille traversant la barrière protectrice du placenta.

Le germe de la listériose n’est pas dangereux pour l’homme sain. Ce­pendant, il est redoutable chez les patients dont les défenses immu­nitaires sont affaiblies : personnes ayant subi une greffe d’organe et suivant un traitement immunosuppresseur, ou sous traitement par chimiothérapie ou corticoïdes, personnes présentant une cirrhose du foie, diabétiques, malades atteints du sida, ou encore les femmes en­ceintes, les nouveau-nés et les vieillards.



Trois formes de listériose

Il existe trois formes différentes, suivant la catégorie de population à laquelle appartient la personne contaminée : adulte, femme encein­te ou enfant.

  • Chez l’adulte immunodéprimé, l’atteinte est le plus souvent neu­roméningée. Il s’agit soit d’une méningite aiguë révélée par une fièvre, des céphalées (maux de têtes) violentes, une raideur de la nuque, des vomissements soulageant les céphalées, soit d’une méningite de dé­but progressif (subaiguë), révélée par des troubles de la conscience, des convulsions, une paralysie par atteinte des nerfs crâniens (paraly­sie faciale, oculaire, trouble de la déglutition), ce qui témoigne d’une atteinte de l’encéphale ou du tronc cérébral. Les formes avec septicé­mie sont plus rares (10 % des cas seulement) et se manifestent par une fièvre et des abcès pleuro-pulmonaires, cardiaques, hépatiques ou cu­tanés.
  • Chez la femme enceinte, l’atteinte est rarement neuroméningée ; il existe le plus souvent des symptômes simples rappelant une grippe (fièvre, céphalées et courbatures) ou des troubles digestifs sans gravi­té, parfois une infection urinaire. Mais, les conséquences sont très graves pour le fœtus, en raison du risque de listériose néonatale, d’ac­couchement prématuré et d’avortement.
  • Chez le nouveau-né, l’affection peut se révéler sous une forme précoce (dans les quatre premiers jours) par une septicémie et une at­teinte hépatique, pleuro-pulmonaire, cutanée ainsi que par des hé­morragies diffuses. La gravité est extrême et on compte un taux de mortalité de 75 %. La forme tardive se déclare après le septième jour de vie du bébé, et ressemble à la forme neuroméningée de l’adulte im­munodéprimé. Cette forme tardive présente un risque de décès de 25 %.

Le traitement

Le traitement de la listériose nécessite une hospitalisation et repo­se sur la prise d’antibiotiques en perfusion, associant les pénicillines et les aminosides. La prévention des complications néonatales néces­site la pratique d’hémocultures de dépistage de la maladie, à la re­

cherche du germe responsable, devant toute fièvre inexpliquée de la femme enceinte, ce qui permet d’entreprendre un traitement précoce.

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