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Les papiers photographiques

Vous êtes ici : » » Les papiers photographiques ; écrit le: 8 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Les papiers photographiquesLes papiers photographiques

Il est de tradition de considérer Nicéphore Niépce, physicien bourguignon, comme le tout premier inventeur du procédé photographique en 1816. Avec l’aide de son frère Claude, il est en effet capable de fixer, en négatif, sur du papier enduit de chlorure d’argent, des images formées au fond d’une chambre obscure. Malheureusement, l’image ne reste pas fixée et le papier continue à noircir lorsqu’il est exposé à la lumière. Après de multi­ples essais avec d’autres substances photosensibles (la résine de gaïac, extraite d’un résineux, des sels de fer, de manganèse) et d’autres supports (verre, métal), le physicien obtient une véritable épreuve photochimique avec le bitume de Judée sur plaque d’étain, épreuve qu’il appelle « hélio­graphie». En 1827, il s’associe à Jacques Daguerre pour exploiter cette invention, ce qui permet à ce dernier de mettre au point une nouvelle technique, la daguerréotypie, procédé utilisant une plaque de cuivre recouverte d’iodure d’argent, l’image étant révélée par des vapeurs de mercure. Ce procédé est présenté à la chambre des députés par François Arago en 1839 et acheté par le gouvernement français.

En 1885, le système est perfectionné par William Henry Talbot, physicien anglais, qui invente le négatif d’abord en papier puis en celluloïd à partir duquel on peut tirer une épreuve positive. Tel est le début d’une longue histoire, qui conduit ensuite à l’invention des appareils photographiques de plus en plus perfectionnés et diversifiés, et de multiples procédés photographiques, permettant d’obtenir des épreuves en noir et blanc puis en couleur.



Dès les débuts de la photographie, l’emploi du papier s’est révélé important, d’abord comme support de l’image négative jusqu’à l’invention du celluloïd par Talbot, et surtout, et cela reste toujours vrai, comme support de l’image positive. Les techniques ont, bien entendu, sensiblement évolué. Dans les premiers temps, les feuilles étaient imprégnées de nitrate d’argent dans toute leur masse et la fixation des images se faisait au chlorure de sodium, le sel de table, d’où le nom d’« épreuves sur papier salé » donné aux photographies obtenues. Ensuite, seule une couche superficielle du papier est utilisée pour «capturer» l’image désirée: papier albuminé quand la couche superficielle est faite à partir de blanc d’œuf; papier charbon pour des couches faites de gélatine bichromatée pulvérisée de noir de fumée; le plus souvent papier avec une émulsion gélatinée au bromure d’argent. En fait, la technologie a progressivement conduit à séparer l’image de son support, la séparation devenant complète en intercalant entre les deux une pellicule, d’abord de baryte, puis un film plastique.

Actuellement, au siècle de la bureautique, de l’informatique, du numérique, l’appellation papier photo recouvre en fait des objets bien différents. Même si le papier photographique traditionnel reste toujours le meilleur support de la photographie d’art, les supports plastiques, qui ne comportent plus de cellulose, sont largement utilisés pour la photogra­phie industrielle mais aussi pour la photographie d’amateur. On peut parfois le regretter, car les images ont peut-être un moins bon piqué et leur conservation est plus éphémère. Par ailleurs, l’émergence des procédés numériques change considérablement les données : à l’image latente formée au cœur du papier photo et révélée chimiquement succède une image numérique qui est révélée sur des papiers de toute qualité par des imprimantes à jet d’encre ou des imprimantes laser, un papier spécifique étant toutefois requis.

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