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Les papiers à usages fiduciaires

Vous êtes ici : » » Les papiers à usages fiduciaires ; écrit le: 8 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Les papiers à usages fiduciairesLes papiers à usages fiduciaires

Par définition, ce sont des papiers dont la valeur est fondée sur la confiance accordée à la personne qui les émet. Ils servent à établir des documents officiels pour lesquels une authenticité et une inviolabilité sont recherchées. Les exemples qui viennent immédiatement à l’esprit sont les billets de banque, les chèques, les cartes d’identité, les passeports.

En France, le billet de banque fait son apparition sous le Directoire, quand l’excès d’utilisation des assignats, papier-monnaie non remboursable, amène leur retrait de la circulation. Le billet de banque doit avoir des qualités de résistance, doit supporter de très nombreux doubles pliages (jusqu’à plus de 2000), doit supporter vieillissement et usure. Il est constitué de fibres longues d’origine végétale, tels le coton, la ramie, le lin, parfois le chanvre et l’alfa, chaque pays ayant ses normes de composition et de fabrication. Le grammage est variable, de l’ordre de 60 g.rrr2, le raffinage est poussé, il n’y a pas de collage interne et souvent un dépôt de gélatine séchée à l’air recouvre le billet. Le papier subit aussi un très fort calandrage qui lui donne un aspect lissé caractéristique.



Le billet de banque est typiquement un papier de sécurité, qui doit être le plus inimitable possible et faire ainsi reculer les faussaires. Par exemple, le « claquant » du toucher, dû à la présence de fibres de ramie est assez unique.

De nombreuses autres caractéristiques, multipliées dans le même billet, permettent d’en garantir l’inviolabilité: le filigrane, souvent ombré avec des nuances de gris difficiles à imiter, des fils de sécurité intégrés dans la masse et visibles seulement sous certaines lumières, des bandes métallisées (strap) qui deviennent noires en photocopie, des bandes éblouissantes, réfléchissantes, polychromatiques, des encres invisibles introduites dans le papier et visibles sous certaines lumières, des lettres miniatures, impossibles à voir à l’œil nu, donc difficiles à dupliquer, des symboles en transvision, imprimés moitié au verso moitié au recto, dont le dessin complet n’est visible que par transparence.

Pour les chèques, les faussaires sont aussi dissuadés par différents artifices : pour éviter de pouvoir effacer l’encre sur un chèque, des réactifs sont ajoutés à la masse du papier; s’il y a fraude, le papier change de couleur.

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