Des mémoires hors du cerveau : Le clonage , une hérésie

> > Des mémoires hors du cerveau : Le clonage , une hérésie ; écrit le: 14 juillet 2013 par imen modifié le 7 janvier 2019

Le clonage, une hérésie

L’essentiel dans le patrimoine héréditaire d’une espèce vivante, la certitude de sa stabilité dans le temps n est donc pas que tous ses membres aient exactement les mêmes gènes. C’est tout le contraire : la diversité génétique fait à la fois la richesse et la garantie de survie d’une population. Les mutations sont parfois indispensables. L’eugénisme, comme le clonage, qui visent à faire des individus tous semblables, sont donc des hérésies du point de vue de l’évolution. La richesse d’un groupe est faite de ses mutants. Le métissage est une garantie pour l’avenir, et celui qui est différent de nous nous est pré­cieux du fait même de cette différence. La perte de la diversité génétique correspond nécessairement à une baisse de la possi­bilité d’adaptation, donc à une diminution de la garantie de survie pour l’espèce. Les partisans d un eugénisme, c est-a- dire de la création d’une espèce humaine soi disant sans tares, qui ont connu quelques succès d’audience dans les années 1950, étaient-ils à ce point persuadés d’avoir la connaissance magique de ce que devrait être un homme « idéal »  L’exemple des nazis et de leur volonté de créer à tout prix une « race aryenne » aurait dû les faire réfléchir à l’absurdité criminelle de leur projet.
L’évolution n’a jamais suivi de ligne régulière dans le temps, depuis l’apparition de la vie sur Terre, Elle a procédé par bonds et par extinctions. Pendant trois milliards d’années, n ont vécu sur la planète que des organismes microscopiques, comparables aux bactéries que nous connaissons aujourd’hui, faits d’une seule cellule. Puis sont apparus les êtres constitués de plusieurs cellules, lesquels ont rapidement évolué du fait qu’ils possé­daient d’importants avantages : pouvoir diversifier leurs fonc­tions, devenir plus grands, faire davantage de descendants, prendre des formes différentes. Enfin, l’invention de la sexua­lité a encore accru les possibilités de diversification. La nature en a profité pour produire, il y a environ cinq cent cin­quante millions d’années, une extraordinaire explosion de vie : une fantastique diversité d’êtres vont alors se succéder pendant une vingtaine de millions d’années, avant qu’une catastrophe détruise les 9/10e de tout ce qui vivait.
C’est là que se produit, par pur hasard semble-t-il, l’événe­ment qui fera que l’homme existera, plus tard. Parmi les rares survivants de cette catastrophe figure, en effet, un petit être doté d’une épine dorsale, dont on a retrouvé les restes fossiles, et qu’on appelle « pikaïa ». C’est l’ancêtre des vertébrés, dont nous sommes. D’autres catastrophes marqueront le cours de l’évolution, dont une autre aura également une conséquence heureuse sur notre destin : il y a environ soixante-cinq millions d’années, un gigantesque météore va heurter la Terre, y créant un nuage épais de poussières et de cendres, qui durera des années. Cela, joint probablement à d’autres causes, provoquera la disparition des dinosaures géants, ce qui permettra à des sortes de petites souris, qui vivaient péniblement entre les pattes des monstres, de proliférer. Ces souris étaient parmi les pre­miers mammifères, dont les hommes sont, actuellement, les descendants les plus évolués. Mais les êtres que nous voyons aujourd’hui ne donnent qu’une faible idée de la diversité du vivant, car il a disparu bien plus d’espèces qu’il n’en existe de nos jours. Les biologistes estiment qu’on n’a identifié, par leurs restes fossiles, qu’une espèce sur cinq mille parmi toutes celles qui ont vécu sur la Terre, qu’on chiffre au moins à cinq cents millions. Il semble que la nature ait exploré toutes les pos­sibilités, même les plus extravagantes, pour fabriquer tout ce qu’il était possible de faire avec de la matière vivante, dans le cadre du « bricolage » dont parle François Jacob. On retrouve des fossiles vieux de plusieurs dizaines ou centaines de millions d’années qui donnent la berlue aux paléontologistes tant ils ont des formes extravagantes, dont on a quelquefois beaucoup de mal à évaluer les fonctions.

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