Le temps du groupe : L’astrologie , mère des sciences ?

> > Le temps du groupe : L’astrologie , mère des sciences ? ; écrit le: 14 juillet 2013 par imen modifié le 8 novembre 2014

L’astrologie, mère des sciences?

L’astrologie a toujours connu une grande vogue, même dans les pays réputés pour leur très ancienne civilisation scientifique, comme la Chine. Elle a existé à toutes les époques. Au Moyen Age, c’était une science qui avait sa place à la cour du souve­rain. Papes et rois s’attachaient à prix d’or les services des meilleurs astrologues. Ils avaient conscience que la capacité de prévoir le futur était un élément majeur pour la maîtrise du pré­sent. Les hommes de science estiment aujourd’hui qu’il n’existe aucune base sérieuse aux prédictions des astrologues et qu’il n’y a donc aucune raison de les prendre au sérieux. Mais il ne faut pas négliger que les anciens devins ont contribué à faire apparaître une ébauche d’esprit scientifique, dans la mesure où ils ont pris grand soin d’ordonner leurs observations, astrono­miques notamment, de les noter, de les transmettre, et d’avoir la volonté de chercher à comprendre les mystères du monde cos­mique, alors bien inconnu. L’astrologie comprend aussi une volonté originale : suggérer des relations entre le mouvement des astres et le cours de la vie humaine. Ce fut là une innovation qui va aussi dans le sens d’une ébauche d esprit scientifique, car il a fallu organiser ces relations, leur donner un sens – et donc perfectionner l’observation du ciel.
On a souvent dit que tel Président, tel Premier Ministre, tels personnages influents, comme un grand industriel fort connu, avaient recours aux services des astrologues. Se servaient-ils de leurs prédictions pour prendre leurs décisions politiques ? L’histoire ne le dit pas, comme elle ne dit pas si ces pratiques étranges ne se perpétuent pas de nos jours dans les milieux de décision. Elles ne feraient que reprendre de très anciennes cou­tumes. Si, pendant des millénaires, les chefs d’Etat, les grands militaires, ont eu recours à des devins avant de prendre leurs décisions, c’est qu’il s’agissait pour eux d une impéiieuse nécessité politique. Ils avaient absolument besoin de montier a leur peuple qu’ils disposaient d’un pouvoir sur le temps, de prouver qu’ils possédaient la connaissance du futur. L astro­logue royal était donc un personnage important, proche du pou­voir, lié aux plus hautes instances religieuses, quand il n’était pas en même temps le grand prêtre. Il était chargé d interpiéter les signes, de déchiffrer le langage mystérieux des forces natu­relles, d’être l’interprète des dieux. Il fournissait ainsi au souve­rain une garantie vis-à-vis d’une contestation éventuelle des citoyens : les dieux ayant parlé par la bouche du devin, la dis­cussion de la décision royale était inutile et vaine.
Depuis que l’écriture existe, c’est-à-dire depuis la première civilisation mésopotamienne, la littérature sur la divination fut l’une des plus abondantes. La grande bibliothèque d’Assurbani- pal, en Mésopotamie, comptait 20 % d’ouvrages sur la divina­tion. On la retrouve en Chine, aux Indes, dans le monde arabe, comme chez les Mayas, ou en Grèce. Dans une seule fouille chinoise, on a retrouvé plus de cent mille écailles de tortues, qui étaient le marc de café de l’époque : les devins lisaient l’avenir dans les craquelures qui y apparaissaient lorsqu’on les chauf­fait. C’est en 1899 qu’a été retrouvée, par hasard, cette tech­nique divinatoire de l’ancienne Chine. Un cheicheur, Wang Y Rong, étant malade, son médecin lui prescrivit, entre auties remèdes traditionnels, ce qu’on appelait des « os de dragons », à savoir un mélange d’os d’animaux et d écaillés de tortues très anciennes. Ayant remarqué d’étranges marques sur ces reliques, il fit acheter tous les « os de dragons » qu’il put trouver et découvrit que les craquelures des écailles étaient des signes divinatoires. Il constata aussi que les os et les écailles portaient des signes rappelant ceux d’une écriture chinoise primitive. On prouva, plus tard, que l’écriture chinoise était, en effet, issue de ces traces. La divination a donc, en Chine, donné naissance à l’écriture. L’art divinatoire ne tarda pas à déboucher, en outre, sur une ébauche de science des nombres, lorsqu’il fallut classer les signes prémonitoires, devenus nombreux.
L’Église s’opposa rapidement aux devins et aux astrologues, lesquels affirmaient pouvoir connaître le destin de tout homme, ce qui s’opposait au libre arbitre chrétien. C’est la volonté divine qui commande le devenir des êtres humains disaient les prêtres, et non le cours des astres. Mais le combat était inégal et l’astrologie continua à faire des adeptes chez les croyants, même s’ils affirmaient moins volontiers leur habitude de consulter des devins. On assista même au Moyen Âge à des ten­tatives de récupération de l’astrologie par l’Église

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