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Les infections alimentaires : La typhoïde

Vous êtes ici : » » Les infections alimentaires : La typhoïde ; écrit le: 25 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 17 novembre 2014

Les infections alimentaires : La typhoïdeLa fièvre typhoïde est une infection bactérienne due à certains ty­pes de salmonelles, les salmonelles typhi et les salmonelles paratyphi. Ces germes sont transmis par l’intermédiaire des selles des sujets in­fectés. En France, la majorité des cas survient chez des personnes ayant contracté la maladie en pays étranger. Mais la typhoïde peut également être transmise dans nos pays européens, surtout par inges­tion de fruits de mer.

Fièvre, céphalées, douleurs abdominales et toux sont les signes les plus fréquents. Des complications plus graves sont possibles : hémor­ragies et perforations intestinales, atteinte cardiaque ou neurologi­que. La mortalité en France est devenue rare grâce aux antibiotiques.



La propagation

La bactérie se propage par les selles des patients, jamais par les animaux comme c’est le cas pour les autres salmonelloses. La conta­mination, qui est en rapport avec l’hygiène des populations, est plus importante dans les pays à faible niveau socio-économique. Le bacille excrété dans les selles du sujet infecté contamine un point d’eau, l’exemple le plus fréquent étant les eaux d’une source ou d’un puits contaminée par une fosse d’aisance creusée à proximité.

La contamination s’effectue surtout par les porteurs sains du germe. Ces sujets, qui n’ont pas de manifestation de la maladie ne se font donc pas soigner, et disséminent ainsi le bacille sans le savoir.

  • La contamination peut être directe, par l’intermédiaire de mains sa­les ou d’aliments contaminés lors de leur préparation. Dans ce genre de cas, on peut voir des épidémies dans une cantine, dont la cuisinière est porteur sain de la typhoïde.
  •  Le plus souvent, la contamination est indirecte ; elle se fait par in­gestion de produits infectés par l’eau : fruits de mer, crudités, eau de boisson.

Comprendre la typhoïde

Après ingestion du germe par le biais d’un aliment contaminé, les bactéries se logent dans la paroi de l’intestin grêle. Elles y sont détrui­tes par les cellules du sujet infecté, mais ce processus a pour consé­quence la libération des toxines contenues dans la bactérie. Il y a alors une nécrose de l’intestin avec des hémorragies et parfois une perfora­tion de l’intestin. Puis les germes gagnent les ganglions mésentériques par les vaisseaux lymphatiques qui drainent l’intestin. Les germes s’y multiplient, avant de passer dans le sang, engendrant une septicémie et donc une fièvre. Ces germes passés dans le sang peuvent ensuite al­ler coloniser d’autres organes par l’intermédiaire de la septicémie. On pense que la toxine diffuse également d’elle-même dans tout l’orga­nisme, ce qui expliquerait les atteintes cérébrales et cardiaques.

L’évolution de la maladie

L’évolution de la maladie se déroule en deux temps : la période ini­tiale (une semaine) est marquée par la présence de troubles digestifs, de fièvre et de céphalées. Puis, trois jours après, apparaît la période d’état de la maladie avec une fièvre élevée, un état de prostration du patient, une splénomégalie (grosse rate), des diarrhées. Les complica­tions peuvent être graves. Sans traitement, la fièvre monte progressi­vement jusqu’à 39-40 °C, avec une prostration, des diarrhées, une éruption cutanée faite de petites taches arrondies, roses pâles, de la taille d’une tête d’épingle, disposées sur les flancs. C’est durant cette période que peuvent survenir des complications, comme des hémor­ragies et perforations intestinales, atteintes cardiaques avec troubles du rythme, chutes de tension pouvant aller jusqu’à l’état de choc, at­teintes cérébrales avec délire, coma, atteintes rénales et abcès dissé­minés, qui restent très rares.

Le traitement

Le but du traitement est de guérir le patient, ou d’éviter qu’il n’in­fecte d’autres personnes, mais il est aussi important d’adopter des at­titudes préventives (campagnes de vaccination et des mesures d’hygiène générales) à l’échelle d’une population. Le traitement anti­biotique dure environ trois semaines. On lui associe des mesures vi­sant à éviter la diffusion du germe, qui est très contagieux : le patient est placé en chambre individuelle ; vaisselle, thermomètre et linge utilisés doivent être individuels et désinfectés. La typhoïde est une af­fection donnant lieu à une déclaration obligatoire du médecin : cha­que cas doit être signalé à la DDASS, afin de dépister une recrudescence de la maladie sous forme épidémique.

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