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Les matières de base de l’industrie papetière : Le bois

Vous êtes ici : » » Les matières de base de l’industrie papetière : Le bois ; écrit le: 8 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

 Le boisLes matières de base de l’industrie papetière : Le bois

Après la grande crise du chiffon au xvmesiècle, le bois est devenu la source principale d’approvisionnement en cellulose papetière. Dans les pays où les forêts occupent une très vaste surface, comme les pays du nord de l’Europe ou de l’Amérique, l’abattage du bois est resté longtemps le revenu principal de nombreuses familles. On estime, par exemple, que 300000 hommes travaillaient dans les forêts de Finlande dans les années 1930 quand l’industrie était en pleine expansion. Après l’introduction des tronçonneuses à la fin des années 1950, et de machines plus complexes dans les années 1980, les forestiers sont devenus progressivement des opérateurs sur machines et leur nombre a significativement diminué. Il est maintenant de quelque 20 000, y compris les conducteurs de camions.

Le bois provient principalement des forêts, réparties inégalement dans le monde. La forêt mondiale couvre actuellement près de 3800 millions d’hectares. Environ 37% de cette forêt sont exploités selon les pratiques “de la sylviculture, 29% correspondent à des plantations et 32% de la sur­face restent inexploités. En France, la forêt métropolitaine couvre actuellement 15 millions d’hectares environ, soit un quart du territoire. On entend souvent dire « la forêt va mal » ou « le papier tue la forêt », à cause des excès de déboisement observés dans des temps anciens. Pourtant, contrairement à ces idées reçues, la forêt française connaît un développement relativement harmonieux. Sa superficie a doublé depuis le début du XIXe siècle et croît régulièrement de 30 000 hectares chaque année.



En Europe, on considère que la surface de la forêt a augmenté de 50 % en deux siècles et qu’elle occupe actuellement près de 32% du territoire. En revanche, un recul significatif de l’évolution du couvert forestier mondial ressort avec évidence des statistiques.

Dans nos pays, l’augmentation est due à un reboisement très intense. Il est important pour le maintien, voire l’augmentation des surfaces forestières, mais il est dangereux lorsqu’il est effectué de façon monospécifi­que, c’est-à-dire lorsque l’on remplace les diverses espèces natives par une seule espèce (monoculture), comme cela a mal­heureusement été souvent le cas dans cer­taines régions (forêts de pins des Landes, forêts d’eucalyptus au Portugal…).

Les forêts sont de types variés, forêts de plaine, de littoral, de montagne, forêts méditerranéennes ou septentrionales, forêts périurbaines. La forêt française comporte 126 espèces d’arbres et renferme 27 des 50 types d’écosystèmes forestiers recensés au niveau européen par les scientifiques. Dans ce peuplement forestier, on trouve 64% de résineux (pin maritime, pin sylvestre, pin douglas, épi­céa, sapin) et 36 % de feuillus (chêne et hêtre sont majoritaires, à côté de nombreuses autres espèces comme le charme et le bou­leau). Dans certains pays, le reboisement des forêts est systématique. Contrairement aux sources d’énergie qui s’épuisent sur la planète Terre (carrières, mines, sources d’énergie fos­siles…), le bois est une matière renouvelable, il est donc légitime de le nommer « éco-matériau ». En France, comme dans de nombreux autres pays, l’industrie papetière n’est pas l’utilisatrice princi­pale de la forêt. En fait, elle participe à l’utilisation des sous-produits et ne contribue donc pas, comme on le dit souvent, à la dévastation des forêts. Deux types de sous-produits sont effectivement utilisés en papeterie :

  • les sous-produits de l’exploitation du bois d’œuvre que constituent les cimes (houppiers), les arbres de petit diamètre, les arbres tordus ou dégéné­rés, les coupes d’éclaircie (le taillis) effectuées pour le développement har­monieux des forêts et la lutte contre l’incendie ;
  • les sous-produits des industries de sciage du bois d’oeuvre destiné à la menuiserie et à l’ameublement, tels que les dosses, délignures et copeaux, c’est-à-dire des déchets voués autrement à l’élimination.

Par exemple, en 2001, on utilisait environ 75 % de bois d’éclaircie et 25% de déchets de scierie. À l’échelle du monde, on considère que 14% seule­ment du bois abattu sont destinés à la papeterie, tandis que 86% sont des­tinés au bois d’œuvre (construction, meubles, chauffage). L’origine des bois utilisés dans l’industrie papetière française est surtout nationale (94,3%), un faible pourcentage correspondant à des bois importés (5,7%), bois de résineux et bois exotiques. Les principaux pays fournisseurs sont les pays scandinaves et africains.

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