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Autres types de papiers d’hygiène : Les papiers-filtres

Vous êtes ici : » » Autres types de papiers d’hygiène : Les papiers-filtres ; écrit le: 8 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Les papiers-filtresAutres types de papiers d’hygiène : Les papiers-filtres

On inclut dans cette catégorie des papiers de structure et de rôle très différents, d’utilisation domestique ou industrielle.

Les papiers-filtres sont utilisés dans de nombreux domaines : pharmacie, laboratoire, brasserie, distillerie, parfumerie, environnement. Quand on regarde la structure d’un papier-filtre, on voit qu’il est composé défibrés longues très enchevêtrées. Souvent, il comporte des fibres de chanvre dont la faible teneur en lignines permet de limiter les taux de pollution, liés à l’extraction de ces dernières. Il ne comporte pas d’agents de collage ou d’opacité, ce qui lui donne une structure très poreuse.



Parmi les caractéristiques souhaitées, le papier-filtre ne doit pas contenir de substances solubles et doit rester résistant quand il est mouillé. Bien entendu, les techniques de fabrication sont variables selon l’utilisation prévue et donnent des papiers semi-mous pour le filtrage rapide jusqu’à des papiers extra-forts pour le filtrage lent. Les papiers-filtres sont utilisés dans la vie domestique. Un cas intéressant est celui des filtres à café, pour lesquels des tentatives ont permis d’obtenir des pâtes ayant le minimum d’effet négatif sur le consommateur et l’environnement. On peut acheter des filtres à café blancs, blanchis à l’oxygène pour éviter le chlore, mais aussi des filtres non blanchis, fabriqués avec 6o% de fibres de bambou, matériau choisi en raison de son renouvellement rapide. De plus, les filtres à café sont composables après usage et le marc de café qu’ils contiennent est un ingrédient excellent pour l’utilisation ultérieure du compost.

En chirurgie, l’utilisation des vêtements et des masques en papier est de plus en plus répandue. Ils sont détruits après un seul usage de façon à préserver l’asepsie dans les blocs opératoires et les services hospitaliers. Ces produits, outre la cellulose, contiennent souvent des fibres synthétiques (polyester, polyamides) et constituent une limite imprécise entre produits en papier et textiles non-tissés. Parmi les qualités recherchées, ces produits de chirurgie doivent avoir une grande résistance mécanique, présenter une parfaite stabilité chimique et ne générer aucune poussière.

Autre papier à usage domestique, désodorisant et assainissant, le papier d’Arménie. À la fin du XIXe siècle, au cours d’un voyage en Arménie, Auguste Ponsot découvre les propriétés désinfectantes d’une résine, le benjoin, brûlée dans de très nombreuses habitations pour parfumer et désinfecter. Le benjoin est la résine d’un arbuste à feuilles caduques, le sty­rax (Styrax officinalis L., famille styracacées) appelé aussi aliboufier. C’est un arbre originaire d’Asie (Inde, Sumatra) introduit en Europe au XVIe siècle. Lorsqu’on pratique des incisions sur le tronc avec un coupe-coupe, des gouttes blanches s’écoulent, liquide riche en acide benzoïque, ce qui donne au benjoin des propriétés antiseptiques cicatrisantes et expectorantes. En Inde, il est utilisé comme encens durant les cérémonies pour éloigner les diables. À son retour d’Arménie, A. Ponsot s’associe à un pharmacien pour trouver la bonne formule : le benjoin est dissous dans de l’alcool à 90°, des parfums (dont la composition est tenue secrète) sont ajoutés et le mélange est déposé sur un papier buvard. La combustion du papier d’Arménie est lente et sans flamme. Les propriétés antiseptiques de ce produit ont été testées lors de l’Exposition universelle de 1889 à Paris sur des quartiers de viande placés sous cloche. Au bout d’une semaine, la viande mise en contact avec le papier d’Arménie était encore consommable, alors que la viande témoin était faisandée; d’où l’immense succès commercial du papier d’Arménie.

Beaucoup d’autres usages pourraient être rappelés dans cette catégorie de papiers d’hygiène : usages pharmaceutiques, avec les papiers pansements, papiers à sinapisme, papiers iodés, papiers hémostatiques, usages plus domestiques parmi lesquels on n’oubliera pas le papier tue-mouches, ruban de papier enduit de glu qui pend encore au plafond ou aux poutres de quelques habitations.

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