Le brouillard

> > Le brouillard ; écrit le: 21 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014

L’air est saturé lorsque toute la vapeur d’eau qui vient s’ajouter se trouve entiè­rement condensée. On voit alors appa­raître soit du brouillard, soit de la bruine. L’un et l’autre sont formés de microscopiques gouttelettes d’eau qui planent au-dessus du sol en diffusant la lumière.

Ce n’est donc pas autre chose qu’un nuage dont la base touche le sol. Pour que la brume ou le brouillard apparais­sent, il faut que l’air soit suffisamment calme, sans être complètement immobile. Tous les brouillards se ressemblent, mais on en distingue 4 sortes, selon leur mode de formation.

Brouillard de rayonnement

Il n apparaît que sur terre, engendré par un refroidissement local et rapide du sol qui a perdu sa chaleur pendant une nuit claire. L’air en contact avec ce sol voit alors sa vapeur d’eau se condenser. Ce type de brouillard (mince couche de moins de 300 m d’épaisseur) se forme surtout au petit matin, à l’heure la plus froide, et dans les vallées, où l’air froid a tendance à s’accumuler. Mais il disparaît quelques heures après le lever du soleil. Notons (c’est un élément important pour la prévision) que le brouillard de rayonnement ne se forme que si l’air est stable (si la couche d’air est agitée, le brouillard est soulevé et transformé en stratus) et le ciel clair : c’est pourquoi après sa disparition, en milieu de mati­née, le temps est beau pour le reste de la journée. Quand les nuits sont longues, en automne et en hiver, il peut persister plusieurs jours de suite.

Brouillard d’advection

Un autre brouillard, d’advection (inverse de la convection, par déplacement d’air dans le sens horizontal), se forme lorsque la différence de température entre la terre et l’eau est très marquée (au moins 10 degrés d’écart). Ce brouillard se trans­forme parfois en bruine. Il résulte de la condensation d’une masse d’air chaud et humide passant sur une surface froide — un lac ou une rivière— dont on a l’im­pression que les eaux « fument ». Il est presque permanent sur les bancs de Terre-Neuve. Dans nos régions, le brouillard d’advection est plus fréquent en hiver qu’en été, et concerne principa­lement les endroits où règne un fort cou­rant, car ce brassage entraîne souvent la remontée d’eaux froides. Il apparaît à n’importe quelle heure, le plus souvent à la fin d’une chute de pluie, en hiver. Au- dessus des terres, il tend à se dissiper dans la journée avec le réchauffement du sol, pour se reformer la nuit. En cas d’aug­mentation du réchauffement diurne, ou lorsque le vent se lève, la couche de brouillard s’élève pour se transformer en stratus. C’est un phénomène similaire que l’on observe l’été, lorsqu’une averse soudaine tombe sur une route chauffée par le soleil.

Brouillard marin

Appelé aussi côtier, le brouillard marin est fréquent en mer quand de l’air chaud et humide se déplace au-dessus d’un courant froid. Il se forme souvent en fin de matinée lorsqu’il fait beau. L’apparition de la brise de mer, pendant l’inversion, provoque un peu de turbu­lence, qui crée la condensation de la vapeur d’eau. Cela ne se produit que l’été, en situation anticyclonique, avec une masse d’air très humide. Ainsi l’air chaud et humide du Pacifique trans­porté par le vent vers la côte califor­nienne forme un brouillard quasi per­manent au large de San Francisco, au contact du courant froid qui longe la côte. Le brouillard d’évaporation appa­raît à l’inverse du précédent lorsqu’une masse d’air froid arrive sur une étendue d’eau plus chaude.

Brouillard de détente

Il résulte d’une baisse de pression ; on l’appelle aussi «brouillard de pente».

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