Le fleuve et les loisirs

> > Le fleuve et les loisirs ; écrit le: 12 mars 2012 par tayechi modifié le 17 novembre 2014

Eu égard à l’immensité des intérêts en jeu dans les fonctions qui viennent d’être présentées, le poids économique des activités de loisirs peut sembler mineur. En fait, il est surtout limité à quelques fleuves ou à quelques secteurs ponctuels sur lesquels il connaît actuellement une forte expansion.

De façon ponctuelle, le fleuve peut offrir un spectacle dont l’attrait touristique est considérable. Le grand canyon du Colorado et les chutes du Niagarî figurent au nombre des sites les plus fréquentés de l’Amérique du Nord. Il se peut également que tourisme et religion conjuguent leur attraction et le Gange voit passer annuellement quelque 350 millions de pèlerins dans la ville sainte de Bénarès. Il arrive enfin qu’un site industriel aide à l’invention d’un site touristique : la fréquentation des chutes de l’Iguaçu, pourtant ouvertes au public dans le cadre d’un parc national brésilien depuis 1939 était restée discrète, jusqu’à ce que les aménagements d’Itaipu suscitent la mise en place d’infrastructures routières et hôtelières, initialement destinées aux constructeurs de l’ouvrage e: maintenant transférées vers le secteur touristique.

Sur un registre moins grandiose, les réservoirs artificiels des pays riches son: souvent investis par les loisirs de l’eau : pêche sportive, ski nautique, promenades en bateau vers des sites pittoresques, marinas. A ce titre, les réservoirs de l’Ouest américain, lac Mead et lac Powell figurent maintenant dans le répertoire des sites les plus fréquentés du Continent avec une dominante nette de Californiens lasses par la recrudescence des brouillards pacifiques. L’atmosphère de ces marinas est plus conviviale que celle des résidences privées qui monopolisent souvent les rives des lacs européens, appropriation élitiste dont le Léman est le type le plus achevé.

Les loisirs de Peau connaissent également une relance intéressant un genre que l’on croyait révolu, les croisières fluviales, avec deux registres bien distincts. D’une part les excursions de quelques heures, le plus souvent au niveau des grandes agglomérations : le front d’eau urbain vu du fleuve offre alors un cadre de choix pour les fins de congrès, les rencontres amicales ou une étape dans un circuit touristique. Il s’y ajoute parfois, comme sur le Mississippi à hauteur de Saint-Louis ou de Nouvelle-Orléans, des casinos ou des salles de spectacle flottant qui perpétuent la tradition des show-boats, fausses roues à aubes e: fausses Calliope comprises. D’autre part, les croisières effectuant des parcours touristiques de plusieurs jours pour lesquels le fleuve propose à la fois un thème de voyage et un service d’hôtellerie. Le Rhin romantique et le Nil pharaonique constituent les meilleures références et offrent le niveau d’activité le plus élève

dans ce genre qui intéresse également d’autres fleuves comme le Danube et le Rhône. Les avatars du tourisme égyptien montrent cependant ce qu’en sont les limites : la clientèle est volatile et les aléas de la politique ou de l’économie peuvent déplacer ou tarir des courants touristiques qui tiennent une place considérable dans certaines économies, l’Egypte servant une fois de plus de référence.

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