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Les technique de terrassement et de construction

Vous êtes ici : » » Les technique de terrassement et de construction ; écrit le: 9 mai 2012 par Samouha modifié le 14 novembre 2014

Les techniques de terrassementLes technique de terrassement et de construction

La topographie est naturellement diverse : les affleurements rocheux sont irréguliers ; des ressauts séparent les terrasses étagées des vallées ; les lits majeurs sont marqués par les méandres et les divagations passées du fleuve. Les sols fores¬tiers ont été bouleversés par la chute d’arbres déracinés. Il faut procéder à des terrassements pour faciliter le travail des terres de plaine, tailler les escaliers de terrasses indispensables pour exploiter des versants trop raides, aménager les canaux destinés à l’irrigation — ou à la navigation —, tracer des routes et préparer les assises des bâtiments.

En terrain meuble, les terrassiers utilisent en partie les mêmes outils que les jardiniers. Le terrassement est toujours plus difficile en terrain rocheux. Certaines sociétés ont cependant réussi à construire de prodigieux escaliers de terrasses sur des pentes vertigineuses : on pense à certains versants du monde méditerranéen et aux minuscules banquettes de rizières irriguées que les Ifugao de Luçon, aux Philippines, sont parvenus à tailler jusqu’aux sommets de leurs montagnes : cela traduit l’existence de densités élevées de population et d’une organisation sociale efficace.



Le transport des produits meubles a longtemps constitué un obstacle sur lequel butaient les grands terrassements. On a d’abord résolu le problème en conjuguant le travail des pelles mécaniques et le roulement des wagonnets sur voies étroites. Les engins modernes attaquent et déplacent en même temps ce qu’ils ont arraché : c’est leur avantage majeur.

La construction

Pour se protéger des intempéries, l’homme construit des bâtiments qui l’isolent du monde extérieur (Fitch et Branch, 1960 ; Deffontaines, 1972). Les volumes obtenus dépendent des matériaux de construction utilisés et de la manière dont la maison est structurée. Du Moyen-Orient à l’Europe centrale et occidentale, la pierre, la brique crue et la brique servent à édifier des murs porteurs. Lorsqu’on ne
dispose pas de bois pour couvrir les pièces, celles-ci sont voûtées, ce qui limite leur largeur : pas plus de 4 mètres d’une volée, comme dans la plus grande partie du monde iranien ou sud-méditerranéen : le rôle du patio vient en partie de cela : i uniment offrir sans lui une surface suffisante au séjour de tous ?

La construction des murs se fait généralement en superposant et en liant moellons, pierres de taille ou briques par de la terre, du mortier ou du ciment. La terre ri le béton ont ceci de particulier qu’ils se moulent : les parois auxquelles ils donnent naissance ne présentent pas d’assises discontinues.

Là où l’on dispose de bois d’œuvre, les dimensions des pièces d’habitation changent. Avant l’invention de la cheminée, lorsque la vie se déroulait dans un hall recouvert directement d’un toit, sa largeur pouvait atteindre 8 ou 10 mètres. Avec l’invention de la cheminée, la charpente change de fonction : là où les murs sont porteurs, elle permet de subdiviser verticalement l’espace . L’espace couvert est limité par la longueur des poutres : celles-ci doivent avoir une section suffisante pour résister aux charges auxquelles elles sont soumises.

Il  arrive aussi que ce soit la charpente qui soit porteuse : les murs ne servent alors qu’à isoler et peuvent être beaucoup plus légers. Une bonne partie de l’Europe du Nord mobilise ces techniques. Elles donnent des bâtiments très résistants et beaucoup moins lourds que ceux qui sont tout en pierre ou en brique ( Itardet J.-P. et alii, 1971). L’assemblage d’une charpente à tenons et mortaises est nécessairement l’œuvre d’ouvriers qualifiés. L’Amérique du Nord réalise des charpentes porteuses à partir de bois normalisés assemblés par des clous de charpentier (c’est le balloon frame des Américains, la charpente claire des (Québécois ; Lessard et Marquis, 1972). Les structures obtenues sont légères ; elles peuvent être assemblées par n’importe qui : le coût de la construction s’en trouve fortement réduit.

Certaines constructions marient murs et charpentes porteuses : c’est la solution retenue pour les maisons paysannes de l’Est de la France et d’une partie de l’Europe centrale (de Planhol, 1969).

Pour la couverture, on fait appel au chaume, aux bardeaux de bois, aux tuiles, aux ardoises ou aux lauzes de schistes ou de calcaire. Là où les précipitations ne sont pas trop fréquentes, on a également recours aux terrasses : le problème que posent les toits plats est celui de l’étanchéité.

Les techniques de climatisation

Il ne suffit pas de construire un bâtiment pour créer un microclimat favorable aux activités domestiques, à la vie familiale et au repos. Dans son Voyage en Italie, Montaigne (1967, rééd.) est fasciné par les manières d’habiter qu’il découvre en franchissant les Vosges, sur la route qui le mène de Saint-Dié à Bâle. Un poêle de faïence adoucit la température de la pièce de séjour. La maison germanique est mieux isolée de l’extérieur que son homologue française.

Lorsque la colonisation européenne prit pied dans le nouveau monde, les techniques que maîtrisaient les pionniers étaient celles des pays atlantiques : l’Europe des cheminées à feu ouvert. Dans un milieu beaucoup plus froid, elles se révélèrent inadaptées. Pour ne pas trop souffrir du glacial hiver canadien, les premières maisons comportaient deux cheminées qui se faisaient face dans la pièce de séjour : en consommant beaucoup de bois, on parvenait ainsi à subsister parce que rôti à la fois devant et derrière.

La solution au problème du chauffage vint des régions continentales d’Europe : au Canada français, ce furent les ouvriers du fer venus de Champagne pour créer les forges de la Saint-Maurice qui introduisirent le poêle de fonte, qui permit enfin il i « happer au froid (Lessard et Marquis, 1972).

La climatisation pose aussi de redoutables problèmes par temps chaud. Là où fluctuations quotidiennes des températures sont fortes, des constructions à Inertie thermique marquée sont utiles. L’été, les volets et les fenêtres ouvertes laissent entrer l’air plus frais de la nuit ; tout est refermé au lever du jour, ce qui I ” i met d’éviter la pointe des températures du début de l’après-midi.

Dans les conditions qui prévalent sous les tropiques ou dans les pays de mousson, les températures ne baissent pas de manière appréciable la nuit. L’avantage des constructions lourdes disparaît. Lorsque l’atmosphère est saturée d’humidité, seule une ventilation active est capable de créer une sensation de confort.La maison elle-même est faite de matériaux légers et qui assurent une bonne ventilation, nattes tressées, planches mal jointes, voire panneaux de papier, i munie au Japon (Pezeu-Massabuau, 1981).

Dans les pays où l’été est très sec, l’évaporation fait baisser la température de quelques degrés et donne un sentiment agréable de fraîcheur. C’est le principe des maisons iraniennes à cheminée d’aération : l’air qui y circule passe d’abord sur la surface d’une citerne installée dans le sous-sol de la maison où il se refroidit un peu,il pénètre ensuite dans les pièces d’habitation, cependant que la cheminée d’aération évacue l’air devenu trop chaud (Bahadori, 1978).

La construction des logements a de plus en plus recours à des structures porteusen béton armé avec parois de briques ou de parpaings : de là provient I uniformisation des formes bâties.

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