Les variations de l’activité solaire

> > Les variations de l’activité solaire ; écrit le: 21 mai 2012 par Samouha modifié le 14 novembre 2014

Les variations de l’activité solaire

Les « taches solaires », sont des régions plus froides pro­duites par des perturbations du champ magnétique du Soleil. Elles reflètent l’activité solaire et présentent un cycle moyen de onze ans (à plus ou moins un an près) : le nombre de taches augmente pendant environ cinq ans et demi (on peut en compter jusqu’à 1 800 par an), puis décline pendant un temps égal (jusqu’à moins de 200 par an), et ainsi de suite. Lorsque l’activité solaire est à son maximum, le champ magnétique terrestre est perturbé par des « orages magnétiques », ce qui peut désorganiser les réseaux électriques et brouiller certaines transmissions radio (en premier lieu les communications aéronautiques et spatiales). Les aurores boréales sont également plus nom­breuses et plus intenses.

Beaucoup de farfelus expliquent l’histoire par ces cycles de onze ans : Révolution française, guerre de 1870, guerre de 14-18, de 39-45, attentats du 11 septembre à New York, etc. Les mêmes associent l’augmentation des pathologies cardio-vasculaires, des maladies mentales, des sui­cides, de la dynamique des populations de lapins en baie d’Hudson, de la récolte mondiale de riz, etc., à ce cycle de onze années. Il n’y a plus de limites. D’autant qu’il n’hésitent pas à élaborer des argumentations ad hoc lorsque la réalité ne cadre pas avec le cycle de onze ans. Ainsi les événements de Mai 68 n’auraient pas abouti à une véri­table « révolution » parce que le pic d’activité solaire ne fut pas très intense… Cela n’est évidemment pas sérieux et rappelle la rubrique « astrologie » de beaucoup de magazi­nes et, hélas ! de certaines radios de service public.

Il reste que l’activité du Soleil mérite beaucoup d’attention : paradoxalement, les taches – plus sombres – augmentent l’intensité moyenne de l’éclairement de la Terre (jusqu’à un maximum de 0,1 %), car les zones libres de taches sont alors plus brillantes. Les astrophysiciens et les climatologues ont été frappés par la coïncidence entre des baisses spectaculaires d’activité solaire et des périodes particulièrement froides du « petit âge glaciaire ». Cela s’est produit notamment lors du « minimum de Spôrer »■ pen­dant le XVe siècle (vers 1400-1510), et du « minimum de Maunder »(vers 1645-1715). Il n’y aurait eu, lors de ces périodes, que très peu de taches solaires. Les scientifiques en sont donc venus à soupçonner l’existence d’un rapport de causalité entre l’activité solaire et les changements cli­matiques. L’ampleur de l’influence restant à déterminer.

Vidéo : les variations de l’activité solaire

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