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La circulation océanique

Vous êtes ici : » » La circulation océanique ; écrit le: 14 mai 2012 par imen modifié le 14 novembre 2014

La circulation océanique

Les vents ne sont pas seuls à transporter l’excédent d’énergie des régions tropicales vers les latitudes polaires. Les courants océaniques jouent le même rôle. Au vu des mesures dont on dispose actuelle­ment, les deux fluides de la planète contribuent dans des proportions voisines à ce transport. Néan­moins, notre connaissance de l’océan et de la dyna­mique des courants reste encore aujourd’hui plus limitée que celle de l’atmosphère.

Les grands courants de surface

L’exemple du Gulf Stream vient à l’esprit dès que l’on évoque les grands courants océaniques. Dès le début du XVIe siècle, des navigateurs malchanceux ayant cherché à grand peine à remonter ce puissant courant pour se rendre en Amérique en mentionnè­rent l’existence. Il faut cependant attendre la fin du XVIIIe siècle pour voir apparaître les premières cartographies du Gulf Stream qui longe la côte nord-américaine jusqu’au cap Hatteras puis s’inflé­chit vers le milieu de l’océan Atlantique.

Le Gulf Stream est étonnant à bien des titres: sur une zone ne dépassant guère 100 km de large, il est caractérisé par des courants au moins dix fois plus rapides que ceux des eaux environnantes. De plus, prenant naissance dans les eaux tropicales, il trans­porte des eaux chaudes vers le nord. On lui attri­bue généralement les conditions climatiques clé­mentes dont bénéficient l’Europe occidentale et la Norvège. Mais en réalité, le Gulf Stream se dis­perse aux alentours de Terre-Neuve. Au-delà, la dérive nord-atlantique et ses tourbillons prennent le relais et transportent des eaux relativement chaudes vers l’Europe et le nord-est de l’Atlanrique. Le Gulf Stream est cependant loin de ressembler à un courant très régulier comme le laisserait supposer une illustration du XIXe siècle. Observé depuis l’espace à un instant donné, il présente une allure beaucoup plus tourmentée, formée de méandres et tourbillons de quelques dizaines à une centaine de kilomètres de diamètre. Marquant une transition abrupte entre les eaux chaudes de la mer des Sargasses au sud et les eaux plus froides situées au nord, le Gulf Stream est un courant toujours changeant.

Il fait partie intégrante d’une circulation qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et s’étend sur tout le bassin tropical de [’Atlantique nord. Cette gyre, selon l’appellation d’origine anglaise, résulte des vents qui soufflent à la surface de l’océan. Alizés du nord-est dans les tropiques, vents d’ouest aux moyennes latitudes entraînent les eaux de surface dans une grande circulation anticyclo­nique. Une dissymétrie très marquée existe cepen­dant entre l’est et l’ouest du bassin océanique: le courant des Canaries s’étend sur une zone beau­coup plus large et présente une intensité bien plus faible que le Gulf Stream. Ce renforcement des courants le long des bords ouest des bassins océa­niques n’est pas spécifique à l’océan Atlantique. On l’observe notamment dans le Pacifique Nord avec le courant chaud du Kouro-Shivo qui passe au large du Japon ou dans l’hémisphère sud avec le courant des Aiguilles qui longe la côte sud-est de l’Afrique. Il résulte de façon complexe de l’accrois­sement de la force de Coriolis avec l’éloignement de l’équateur.

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