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Le temps

Vous êtes ici : » » Le temps ; écrit le: 14 mai 2012 par imen modifié le 14 novembre 2014

Le temps

Prévision du temps et connaissance du climat nécessitent une observa­tion permanente des conditions météorologiques étendue à l’échelle du globe. Pour répondre à cette demande, il existe un réseau mon­dial de stations, implanté depuis rrès d’un siècle : neuf mille stations météorologiques et cinq mille navires marchands mesurent, toutes les six heures, la Température, les vents, la pression et le degré hygrométrique de l’air. A ces mesures de surface s’ajoutent de nombreuses observations des conditions en altitude, au moyen ce -sondes» météorologiques portées par des ballons.

Ces relevés quotidiens peuvent être tés par de nombreuses cam- de mesures intensives dans le cadre de programmes  scientifiques nationaux et inonaux. Se déroulant sur courte durée et dans une limitée du globe, ces pro­mettent en œuvre de : instruments de mesure . à bord d’avions ou de bal- : permettent d’étudier plus at certains phénomènes , comme la mousson, la des pluies tropicales ou  dans les moyennes

Au-dessus des océans, notre ce resterait cependant s: nous ne disposions : une vingtaine d’années ans effectuées depuis . Les satellites géostation- disés dans l’observa­is. tels le satellite européen météosat  placé au-dessus de ,«mais les satellites amériqcaines Goes, nous apportent une

vision planétaire de l’état de l’atmosphère. L’observation de la couverture nuageuse, l’estimation des vent-s à partir du déplacement des nuages, la mesure de la tempé­rature de surface des océans sont autant de données indispensables à une bonne connaissance des mou­vements de l’atmosphère et à la prévision du temps

La prévision du temps

L’agriculture, les travaux publics, l’aviation et la navigation maritime, le tourisme sont autant d’activités qui nécessitent une bonne prévision du temps. Ce problème ne concerne pas seulement les latitudes tempé­rées, qui sont soumises à de grands changements du temps d’un jour à l’autre, mais également les régions tropicales. Prévoir la naissance et la trajectoire d’un cyclone tropical, le déclenchement de la mousson ainsi que ses interruptions représentent des enjeux économiques et humains fort importants.



Les années 1960 ont vu le dévelop­pement de modèles mathématiques de prévision de la circulation atmo­sphérique. Bénéficiant des progrès scientifiques et de la puissance croissante des ordinateurs, ces modèles ont été constamment amé­liorés depuis, offrant aujourd’hui des prévisions à une échéance d’au moins cinq jours. Certes, les prévi­sions météorologiques ne sont pas pour autant fiables à 100%, ce qui suscite toujours les remarques acerbes du public. Il faut néan­moins prendre conscience des diffi­cultés inhérentes au problème. Tout d’abord, les modèles utilisés sont loin d’être parfaits. Les processus mis en jeu dans la circulation atmo­sphérique sont nombreux et com­plexes et certains d’entre eux ne peuvent encore être représentés que de façon trop simpliste. Mais sur­tout, une prévision exige une bonne connaissance de l’état initial de l’atmosphère, sur l’ensemble du globe, à un instant donné à partir duquel sera calculée l’évolution ultérieure des conditions météoro­logiques.

Par exemple, pour faire des prévi­sions à cinq jours en Europe occi­dentale, il est nécessaire de connaître les conditions météorologiques qui prévalent au-dessus de régions de l’Atlantique éloignées de plusieurs milliers de kilomètres. Cette connaissance est accessible grâce au réseau mondial des stations météo­rologiques, des satellites d’observa­tion et d’un réseau spécialisé de transmission qui permet de collec­ter et d’acheminer ces informations vers les centres de prévision, tel le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme situé à Reading, près de Londres. Malgré tout, la densité des mesures est loin d’être uniforme sur tout le globe, surtout au-dessus des grandes étendues océaniques où elles font souvent défaut.

Or, les mouvements dans l’atmo­sphère sont très «chaotiques», c’est-à-dire qu’une faible incerti­tude sur l’état de l’atmosphère à un instant donné finit par engendrer, plusieurs jours après, des diffé­rences sensibles entre le temps prévu et le temps réel. C’est là qu’intervient le fameux «effet papillon»: le seul battement d’aile d’un papillon serait susceptible d’influer sur le temps qu’il fera plu­sieurs jours plus tard, à des milliers de kilomètres de là ! Cette image, très frappante, ne doit cependant pas être prise au sens strict, car un phénomène aussi mineur ne peut pas modifier le temps. Par contre, elle permet d’illustrer les limites imposées à la prévision du temps par le caractère turbulent de la cir­culation atmosphérique. En effet, au mieux, nous ne pouvons pas espérer prévoir le temps au-delà d’une quinzaine de jours car, même en quadrillant la planète avec un réseau très dense de mesures météo­rologiques, nous mettrons tou­jours une multitude d’«effets papillon» de plus grande échelle qui, eux, sont capables de pertur­ber le temps.

Vidéo : Le temps

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Le temps

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