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La classification des nuages : Nuages élevés

> > La classification des nuages : Nuages élevés ; écrit le: 29 décembre 2012 par imen modifié le 31 août 2018


Curieusement, c’est un paléontologiste, Jean-Baptiste Lamarck, qui, en 1802, a établi la première classification des nuages. Il essaya de les regrouper en plusieurs catégories, en évoquant des nuages « brumeux », « en voile », « en lambeaux», «boursouflés», ou «attrou­pés». Mais c’est le classement du Bri­tannique Luc Howard, établi l’année suivante, qui a finalement été retenu. Luc Howard a inventé les genres de nuages, en utilisant des noms latins : cumulus («amas»), cirrus («boucle»), et stratus («étalé», «en couche»). En 1887, sa nomenclature a été complé­tée par Hildebranson, puis adoptée et définie officiellement par la Confé­rence météorologique internationale de Munich, en 1891.

L’Organisation météorologique mon­diale, dont le siège est à Genève, a depuis lors édité un Grand Atlas inter­national des nuages, qui fait référence. Cet atlas distingue quatre types de base: les cirrus (bouclés, nuages d’al­titude), les cumulus (nuages en balles de coton dont la base est proche du sol), les stratus (étendus, en couches horizontales) et les nimbus (porteurs de pluie). Ils se combinent entre eux pour donner des subdivisions faisant intervenir leur altitude et leur type de développement. On leur ajoute aussi parfois une racine : cirro (haute alti­tude), alto (moyenne altitude), strato (développement horizontal), ou cumulo (développement vertical), qui précise leurs caractéristiques.

 Nuages élevés

Les nuages élevés de l’étage supérieur (entre 5 000 et 12 000 mètres) sont constitués de cristaux de glace.


Ce sont les cirrus, avec deux variantes :

les cirrostratus et les cirrocumulus. Tous se situent à l’avant d’un système nébuleux plus important, annonçant du mauvais temps pour le lendemain.

Cirrus

Ce sont les nuages les plus hauts et les plus froids. Isolés en filaments Dlancs légers, comme des coups de griffes sur

le ciel, ils se situent le plus souvent au niveau de la tropopause, limite supé­rieure de la troposphère. Ils sont uni­quement composés de cristaux de glace, et n’ont ni ombre propre ni ombre portée.


Leurs formes indiquent un vent fort en altitude. Ces nuages prennent, au lever ou au coucher du soleil, des teintes roses ou violacées, car du fait de leur grande altitude ils sont encore éclairés par le soleil après sa disparition sous l’horizon. À ces altitudes, régnent par ailleurs des vents rapides et une tempé­rature de l’ordre de – 40 °C, d’où l’as­pect de plumes effilochées que pren­nent ces nuages.

On en distingue 5 espèces : fibratus (structure fibreuse), uncinus (avec cro­chet terminal), spissatus (bords frangés comme un tapis), floccus (comme petits flocons de laine), castellanus (en forme de tourelles fortifiées).

Cirrostratus

Ils forment un voile blanchâtre, peu épais, presque transparent. D’aspect fibreux ou lisse, ils succèdent aux cir­rus. Le bleu du ciel pâlit, mais l’éclat du soleil est encore intact. Leur présence est souvent révélée par des halos autour du soleil ou de la lune.

Cirrocumulus

Les cirrocumulus sont de petits nuages très blancs, disposés en rides régulières sur un ciel bleu. Chaque bille a une lar­geur apparente inférieure à 1 degré. Ils correspondent à ce que l’on appelle couramment un «ciel pommelé».


Les cirrocumulus provoquent des halos autour de la lune ou du soleil, c’est pourquoi ces derniers annoncent, indi­rectement, une aggravation du temps.

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