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La météo à la télévision

Vous êtes ici : » » La météo à la télévision ; écrit le: 22 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014

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Pour le public, la prévision météorolo­gique se matérialise surtout par les pho- tos-satellite que l’on découvre après le journal.



La présentation des bulletins

  • Les bulletins météo télévisés qui ont fêté leur 50e anniversaire en décembre 1996— étaient présentés à l’origine par des ingénieurs météorolo­gistes, mais la formule a depuis beau­coup évolué.

Des conventions ont été signées entre Météo-France et les différentes chaînes de télévision ; ce sont désormais des jour­nalistes qui présentent ces informations provenant de la Météorologie nationale, en y apportant leur interprétation et leur touche personnelle. La traduction de l’information météorologique à la télévision tend parfois à devenir une sorte de spectacle. Il est vrai quil est difficile de présenter une prévision à la fois com­plète, précise et personnalisée en peu de temps. Celle-ci a donc un caractère glo­bal : le « quart nord-est » de la France ou le «sud de la Loire» sont trop vastes pour que l’on décrive en deux minutes la mul­tiplicité des phénomènes météorolo­giques qui s’y produisent.

Depuis 1991, la ville d’Issy-les-Mouli- neaux, près de Paris, organise chaque année, en février, un Festival internatio­nal de la météo. On y décerne une demi-douzaine de prix, dont celui du meilleur présentateur de bulletin météo.

Aux États-Unis et au Japon, les pré­visions sont présentées sous forme statis­tique, indiquant, par exemple, 75% de risque de pluie, ou 50% de chances d’éclaircie. Cette formulation n’est pas retenue en Europe. Pour l’instant, seule une chaine tchèque (CZ-TV), en Europe, indique l’indice de pollution de l’air.Pour l’Europe, c’est en Allemagne que les bulletins météo télévisés sont les plus brefs (en moyenne 1,20 min), et en Grande Bretagne qu’ils sont les plus longs (3 min).Dans le reste du monde, deux cas font figure d’exception : en Afrique du Sud et en Chine, les téléspectateurs bénéfi­cient de bulletins météo qui atteignent 4 minutes!

Le contenu des bulletins

Le schéma est toujours à peu près le même : évocation du temps qu’il vient de faire, présentation de l’image satellite, puis de la carte du temps du lendemain avec ses différents symboles, suivie d’une seconde carte présentant les températures.

Presque toutes les chaînes (à l’ex­ception de RTL-Belgique et ITV-GB placent une «photo-satellite» au début de leur bulletin. Cette image est généra­lement animée, afin de visualiser l’évo­lution des systèmes nuageux sur les der­nières24 heures. Ces images ont été préalablement traitées pour être mieux perçues par le profane. Sur les photos- satellite, les perturbations apparaissent comme un long triangle effilé bordé de nuages, la pointe nord s’enroulant autour du centre de la dépression. Plus d’une chaîne sur deux place en surim­pression les zones de hautes et basses pression pour faciliter la compréhension, et quelques-unes y incluent les fronts.

Quant aux symboles utilisés, ils sont assez semblables d’une chaîne à l’autre : des étoiles pour la neige, des tiretés pour la pluie, le vent étant indi­qué par une flèche (rares soin les hulh tins qui indiquent sa force). ( .mal i ajoute directement des mots, comme «pluie », «soleil», «brouillard les températures sont mentionna s en <, laii et par zones colorées selon le symbole classique (rouge-orangé pour le chaud, bleu-vert pour le froid). Les valeurs extrêmes sont souvent soulignées Notons queTFl et France2 (comme CNN), présentent aussi une carte des impacts de foudre.Généralement, tes bulletins se limitent au temps du len demain; parfois le journaliste ajoute un bref commentaire personnel sui le temps du surlendemain.Le vendredi soir, presque tous extrapo lent au temps du week end, soit !<S heures, avec une présentation des ten dances de la semaine poui ce qui concerne la couverture nuageuse et les températures.

Météo-France

Créée en 1880, avec, pour mission première, la sécurité des biens et des personnes, la Météo nationale, devenue Météo-France en 1994, répond aux exigences du ser­vice public tout en dévelop­pant des prévisions adaptées aux différentes activités éco­nomiques.

Les services

La direction de Météo-France est située à Boulogne-Billan- courh Le service central d’ex­ploitation (à Toulouse depuis 1988) est chargé des trans­missions et du traitement de l’information, de la prévision, de la climatologie et de la documentation. Huit Services météorologiques interrégio­naux (SMIR) couvrent l’en­semble du territoire (Le Bour- get, Strasbourg, Lyon, Aix-en- Provence, Bordeaux, Rennes, Lille) et les Antilles-Guyane (Martinique). Un Centre dépar­temental de la météo (CDM) est placé sous l’autorité du chef du SMIR implanté dans le département. Il y a un service météo régional à La Réunion, à Mayotte, à Saint-Pierre-et- Miquelon, dans lesTerres aus­trales et antarctiques. En Poly­nésie française et en Nouvelle- Calédonie, l’activité météo est exercée par des services spé­cialisés qui relèvent de l’avia­tion civile.

Le personnel

Météo-france emploie 2800 personnes: techniciens d’ex­ploitation, affectés Météo-France emploie dans les différentes stations pour effectuer jour et nuit des rele­vés météo ; techniciens en instrumentation, chargés d’installer et de maintenir en état les stations ; ingénieurs de travaux qui élaborent les bulletins de prévision à partir de l’analyse des cartes météo.Le réseau climatologique fait également appel à des obser­vateurs bénévoles (3 500 postes environ) pour des observations pluviométriques parfois thermométriques. Des réseaux automatiques secon­daires complètent le réseau de base pour répondre aux besoins spécifiques de cer­tains utilisateurs (agriculture, hydrologie, environnement, etc.).Quelque 13 000 messages en provenance du monde entier sont traités chaque jour par les ordinateurs de Météo– France.

Les stations

Le réseau français est com­posé de 175 stations de mesure – situées générale­ment près des aéroports- et d’un millier de stations automatiques. L’observation au sol étant cependant insuffisante pour connaître l’état complet de l’atmosphère, il existe 13 radars (pour l’observation des précipitations) et 7 sta­tions de radiosondage (à Ajac- cio, Bordeaux, Brest, Lyon, Nancy, Nîmes, Trappes) qui effectuent deux lâchers de ballons-sondes, à midi et à minuit, heure solaire. Le réseau Météorage, créé à l’origine par une société pri vée, comprend 19capteurscapables de localiser par radio- goniométrie tous les impacts de foudre sur le territoire national.

Les centres spécialisés

Météo-France dispose aussi de centres spécialisés : à Trappes (Yvelines) se trouve le Service des équipements et techniques instrumentales (qui assure la mise au point et la gestion des matériels d’observation), à Toulouse l’École nationale de la météorologie, à Lannion (Côtes-d’Armor) le Centre de météorologie spatiale (qui reçoit les images-satellite depuis 1983), à Grenoble le Centre d’étude de la neige (chargé de la prévision du risque d’avalanche), à Brest le Centre de météorologie maritime (qui coopère avec l’Ifremer pour l’étude des relations océan-atmosphère et la mise en œuvre des bouées météo), à Brétigny (Essonne) le Centre d’avia­tion météorologique (respon­sable d’avions «instrumen­tés» pour la recherche), à Magny-les Hameaux (Yve­lines) le Centre national de recherches en physique de l’atmosphère (mécanismes du climat, nouveaux sys­tèmes d’observation), à La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir) un radar spécial pour la mesure du vent en altitude.

Vidéo : La météo à la télévision

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