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> > Les médias ; écrit le: 22 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014

La météo des quotidiens

Le contenu des prévisions

En France, la plupart des prévisions météorologiques diffusées par la presse écrite sont issues des données fournies par Météo-France. Les quotidiens publient des cartes et des textes de pré­visions, chacun adoptant une mise en page personnalisée.

Les cartes professionnelles classiques montrent la position des centres actifs (anticyclones, dépressions) et des fronts. D’autres cartes, plus simples, portent des symboles permettant d’estimer en un coup d’œil l’emplacement des pluies, des orages et de la couverture nuageuse sur l’ensemble de l’hexagone, voire l’Europe entière pour certains quotidiens.

 Comment lire les cartes météo des quotidiens

La lecture des cartes météo des quoti­diens n’est pas très difficile. Avec un peu d’habitude, on peut y trouver de pré­cieuses indications sur le temps qu’il fera.

IL FAUT COMMENCER par repérer les positions respectives des centres d’action. Si tous les points de l’atmo­sphère étaient à la même pression, l’air serait en équilibre et il n’y aurait pas de masses d’air différenciées. Ce n’est évidemment jamais le cas, si bien qu’en joignant sur une carte toutes les lignes d’égale pression (les « iso­bares »), on obtient une série de courbes, qui par endroits se referment sur elles-mêmes (comparables aux courbes de niveaux des cartes topo­graphiques), espacées de 5 en 5hec- topascals : celles qui ont, au centre, les valeurs de pression les plus élevées sont les anticyclones. Celles qui sont centrées sur les plus basses valeurs sont les dépressions.

Le positionnement de l’anticy­clone des Açores et de la dépression d’Islande donne une première indica­tion de la direction du vent, qui souffle selon un angle de 30 degrés par rapport aux isobares, rentrant dans la dépres­sion (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre) et sortant de l’anticy­clone (en sens inverse).

Pour connaître la vitesse du vent, il faut évaluer le gradient de pression. Plus les isobares sont resserrées, plus le vent souf­flera fort. Des isobares espacées de moins de 100 km sont l’indice d’une tempête. Parfois, la force du vent est portée directement sur les cartes, sous forme de barbules : 1 barbule courte = 5 nœuds (environ 10 km/h), une longue = 10, un triangle = 50, selon le principe des chiffres romains. Par exemple, un vent symbolisé par les trois barbules équivaut à 50+10 + 5= 65 nœuds, soit 120 km/h: il s’agit d’une très forte tempête, à la limite du cyclone.

DES TRAITS ÉPAIS marquent les limites des masses d’air, c’est-à-dire les frontières entre l’air froid et l’air chaud. Pour un front chaud, ce trait est rouge, bordé de demi-cercles orientés dans le sens du déplacement. Pour un front froid, le trait, bleu, porte de petits tri­angles. Quand la limite entre l’air chaud et l’air froid est rejetée en alti­tude (occlusion), le trait est violet avec des ronds et des triangles alternés.

De la position de l’observateur au sein d’un système dépressionnaire éventuel, on déduira la couverture nua­geuse et le type de précipitations à pré­voir. Les fronts se forment à remplace­ment des grands systèmes nuageux.Si l’un d’eux est présent sur la région considérée – ou s’il passe à proximité- la probabilité de pluie est forte. Ces pluies se manifestent sur une bonne centaine de kilomètres de part et d’autre du front.

D’une façon générale, le front froid d’une perturbation est plus redoutable que son front chaud. Une occlusion se caractérise par un temps capricieux, mais de courte durée.

Décharges

L’ÉCLAIR JAILLIT quand la charge locale excède la capacité d’isolation de l’air. Pour produire un éclair, le champ électrique doit en effet atteindre la valeur de claquage dans l’air, corres­pondant à la rupture d’isolant. Ces décharges électriques permettent de connecter à plusieurs kilomètres de dis­tance des poches de charges contraires. La neutralisation de celles-ci constitue un éclair intranuage, dont le courant est en moyenne de quelques milliers d’ampères pendant quelques dixièmes de secondes.

De l’énergie électrostatique est alors transformée en énergie électromagné­tique, sous forme de lumière (éclair) et d’ondes radio sur des fréquences com­prises entre 1 kHz et 1 MHz (audibles sous forme de parasites).

Les impacts nuage-sol sont dans 96 % des cas négatifs, mais les impacts posi­tifs sont les plus destructeurs, avec une crête de courant pouvant atteindre 80 000 A, contre 30 000 A générale­ment.

C’est lors des orages d’hiver que ces impacts positifs sont les plus nom­breux. Leur forte intensité s’explique par le fait que les charges électriques ne sont pas neutralisées aussi fréquem­ment qu elles le sont en été, période où les pluies sont plus importantes.

Lors d’un ORAGE, le champ élec­trique au sol se trouve centuplé par rap­port à sa valeur habituelle. De 50 à 400 volts par mètre, il grimpe à 15 000 V/m sous les cumulonimbus, ce qui donne une différence de potentiel d’au moins 40 millions de volts entre le nuage et la terre.

La puissance électrique atteint 6 millions de kilowatts entre le sommet et le pied d’un arbre, mais cette énergie est trop brève (de l’ordre du millionième de seconde) et trop aléatoire pour être exploitée. Au moment de la décharge, le champ électrique peut même atteindre un million de volts par mètre, l’intensité du courant dépassant alors 20 000 A, exceptionnellement dix fois plus.

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