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Les mots de la météo

Vous êtes ici : » » Les mots de la météo ; écrit le: 24 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014

Les mots de la météo

Abri météo

Il regroupe un certain nombre d’appareils météorologiques protégés des intempéries, tout en étant mainte­nus à l’air par une libre circulation de l’air à l’intérieur. Cet abri doit être situé à 1,50 m au-dessus du sol et son ouver­ture orientée au nord. A l’intérieur, sont généralement disposés baromètre anéroïde, thermomètre à maxima- minima, hygromètre, ou leurs équiva­lents enregistreurs : thermographe, hygrographe et barographe.



Air

On a longtemps cru que l’air était un élément chimique en lui- même, et c’est seulement dans la seconde moitié du XVIII siècle – il n’y a donc guère plus de 2 siècles — qu’on Ta décomposé en plusieurs corps simples. L’air que nous respirons est un mélange de trois gaz, qui restent gazeux en n’importe quel point de la Terre, quelles que soient les condi­tions météo. Leur point de liquéfac­tion est en effet situé au-delà des températures extrêmes rencontrées sur la planète. L’azote, constituant essentiel (78%) de l’air, est un gaz incite qui s’est accumulé dans l’atmo­sphère à la suite d’intenses éruptions volcaniques.

L’oxygène, en seconde position, est presque quatre fois moins abondant que l’azote (21 %) et n’existait pas à l’origine ; il est apparu voici 2 milliards d’années avec le développement de la vie aérobie. Ces deux gaz constituent à eux seuls l’essentiel de l’air atmo­sphérique, puisque très loin derrière (moins de 1 %), arrive l’argon, produit par la désintégration radioactive du potassium dans le manteau et la croûte terrestre. Le néon, le krypton et le xénon sont d’autres émanations de la croûte terrestres présentes dans l’atmo­sphère, mais elles sont en quantité infime.

Alizés

Vents réguliers, qui soufflent de façon constante toute l’année, au niveau des 30e parallèles Nord et Sud. Se dirigeant des hautes pressions subtropicales vers les basses pressions équa­toriales ce qui les amène à souffler depuis le nord-est au nord de l’équateur, et depuis le sud-est dans l’hémisphère austral),ils sont mis a profit par les navigateurs qui traversent les océans à la voile.Christophe Colomb fut le  premier à noter l’existence et à tirer parti des alizés.

Anémomètre

Instrument de mesure de la vitesse du vent. Le premier fut conçu en 1664 par le physicien britannique Hooke et perfectionné par Wattman en 1790.Les mots de la météo

Anticyclone

Zone de haute pression (supérieure à 1 015 mb), autour de laquelle les vents tournent dans le sens des aiguilles d’une montre (dans l’hémisphère Nord).

Le maximum enregistré est de 1 079 mb (en Sibérie) le 23 janvier 1900.

La présence des anticyclones correspond généralement à du beau temps.

Arc-en-ciel

Phénomène lumineux se dérou­lant dans l’atmosphère, provoqué par la réfraction de la lumière solaire à travers des gouttes de pluie. L’arc-en- ciel apparaît lorsque l’on regarde en direction d’une averse, en tournant le dos au soleil.

Un second arc, moins lumineux, avec des couleurs inversées, apparaît par­fois à l’extérieur.

Atmosphère

Couche d’air entourant la Terre jusqu’à environ 3 000 km d’altitude. La zone la plus basse (moins de 17 km) est le siège d’un grand nombre

de phénomènes dont l’étude constitue la météorologie. En valeur absolue, l’épaisseur de la couche d’air qui enveloppe la Terre nous paraît consi­dérable, puisqu’elle correspond à peu près, à la verticale, à la distance Paris- Le Caire. Ramenée aux dimensions du globe terrestre, cette couche est relativement faible, puisqu’elle ne représente qu’un quart du diamètre de notre planète. Si l’on ne considère que l’atmosphère dite dense, dont la limite se situe vers 120 km, il s’agit d’une mince pellicule : l’équivalent de 2 mm sur une mappemonde !

Averse

Précipitation soudaine et abon­dante, avec un début et une fin brusques, engendrée par les nuages de type cumuliforme.

Ballon-sonde

Les premières mesures en altitude ont débuté en 1890 à l’aide d’instru­ments fixés à des cerfs-volants. A l’ori­gine, il s’agissait seulement de déter­miner la direction et la force du vent en altitude. Les ingénieurs français Léon Teisserenc de Bort et Assman, en 1896, ont ensuite développé la technique du ballon-sonde, permet­tant d’atteindre la stratosphère. Elle sera perfectionnée en 1927 par Bureau et Idrac, inventeurs de la radio-sonde : les instruments de mesure sont reliés à un émetteur, qui transmet les mesures au sol sous forme codée, tandis quun parachute permet de récupérer la sonde. Les radio-sondes sont d’un usage quoti­dien dans certaines stations météo, dont le centre de Trappes (Yvelines), où Teisserenc de Bort créa le premier centre de recherches aérologiques et réalisa le premier radiosondage, en 1929.

Bar

Unité de pression atmosphérique équivalant à 1 g/cm3. Les météorolo­gistes utilisent en fait l’hectopascal (anciennement millibar), plus en rap­port avec Tordre de grandeur des varia­tions de la pression atmosphérique.

Baromètre

Instrument de mesure de la pres­sion atmosphérique. Le premier baro­mètre était à eau. Puis furent inventés les baromètres à mercure. Les baro­mètres les plus courants sont du type anéroïde (inventé en 1847 par Vidie) : les variations de pression sont détectées par l’écrasement plus ou moins impor­tant d’une capsule souple à l’intérieur de laquelle règne le vide. Les baro­mètres enregistreurs (barographes) des stations météorologiques sont de ce type.Les mots de la météo

Beaufort (échelle de)

Echelle qui permet de déterminer la force du vent d’après ses effets en mer puis à terre .

Brise

Vent périodique provoqué locale­ment par un appel d’air entre deux zones de températures différentes (par exemple : mer-terre, ou montagne-val- lée), suivant une alternance jour-nuit.

Brouillard

C’est un nuage dont la base se situe au niveau du sol. Il en existe plusieurs sortes, selon qu’ils sont for­més par évaporation, par mélange, par advection, ou par rayonnement. La visibilité dans le brouillard est tou­jours inférieure face à la direction du soleil, mais c’est l’inverse en cas de brume. Le brouillard disparaît dès que la vitesse du vent augmente, donnant des nuages du type stratus.

Bruine

Petite pluie fine, fréquente par temps de brouillard. On parle de bruine lorsque les gouttelettes d’eau ont moins de 0,5 mm de diamètre. Ce type de pluie, qui tombe lentement s’appelle «crachin».

Brume

Brouillard peu épais, caractérisé par une visibilité supérieure à 1 km.

Cartes météo

Pour élaborer plus facilement leurs prévisions, les météorologistes visualisent leurs observations sur des

cartes dites synoptiques, car elles per­mettent d’avoir une vision d’ensemble instantanée du temps. Ces cartes comportent le tracé des isobares, lignes d’égale pression atmosphérique permettant de localiser immédiate­ment les zones anticycloniques et dépressionnaires dont dépend la tra­jectoire des perturbations nuageuses. Il existe également des cartes verti­cales donnant l’état de l’atmosphère en altitude, selon les mesures des bal­lons-sondes.

Sur les cartes sont portées un grand nombre d’indications : pression, tem­pérature, point de rosée, visibilité, nébulosité, type des nuages présents, plafond des nuages éventuels, ten­dance de la pression au cours des trois dernières heures. Ces cartes sont publiées par la Météorologie nationale dans le « Bulletin quotidien de rensei­gnements». Celui-ci contient en outre une analyse générale de la situation météo présente, des prévisions sur 36 heures, des prévisions sur cinq jours, des données sur l’enneigement.Les mots de la météo

CEPMMT

Centre européen de prévisions météo à moyen terme, installé à Reading, à 80 km à l’ouest de Londres. Au sein de cet organisme, qui emploie 140 personnes, 17 pays européens conjuguent leurs efforts depuis 1975 pour établir des prévisions à 10 jours. Le CEPMMT est aujourd’hui situé au premier plan mondial pour la prévi­sion à moyenne échéance.

Climat

Il existe une grande variété de cli­mats à la surface de la Terre, que l’on a subdivisés en cinq types principaux : polaire, tempéré, subtropical, tropical, équatorial.

Quel que soit le temps d’une région donnée, les variations se situent tou­jours dans certaines limites.

On peut alors définir un « temps moyen » : c’est le climat. Pour le caracté­riser on relève notamment les valeurs maximale et minimale de la température, le nombre de jours de gelée, la pluviosité, la durée d’ensoleillement, la direction des vents dominants, etc. Lorsque la série d’observations enregistrées est suffisam­ment longue (30 ans), on peut détermi­ner une valeur moyenne de tous ces élé­ments, qui devient la «normale».

Constante solaire

Le soleil est de loin le principal pourvoyeur d’énergie sur Terre. Les sources internes (géothermie, radioac­tivité des roches) sont 4 000 fois moins intenses. Cette énergie solaire repré­sente un apport de 2 calories par centi­mètre carré et par minute.

C’est ce que les spécialistes appellent la «constante solaire»: elle peut faire mon­ter la température d’1 litre d’eau d’ 1 degré en huit heures, ou faire fondre 5 cm de glace en une demi-journée d’éclairement, du moins en théorie. Car il faudrait pour cela que le rayonnement soit perpendiculaire à la surface, ce qui n’est le cas qu’aux environs de midi, pour des régions voisines de l’équateur.

Masse d’air dépressionnaire (moins de 900 hectopascals au centre) en rotation rapide sur elle-même.

Ce sont des « ouragans » (dans l’Atlan- tique Nord) et des « typhons » (dans le Pacifique). Les cyclones s’amorcent avec l’arrivée d’air froid sur une mer chaude, la condensation de l’eau éva­porée libérant une grande quantité d’énergie. En août-septembre, dans l’hémisphère Nord, la chaleur des océans provoque la convection de l’air autour du cœur.

L’air ascendant se condense, libérant de l’énergie qui réchauffe l’air ; cela renforce la convection et le mouve­ment tourbillonnaire.Les mots de la météo

La dépression tropicale peut soit se creuser davantage, devenant une tem­pête tropicale puis un cyclone, soit se combler comme une dépression clas­sique. Tout dépend de la température et de la quantité d’humidité.

Un cyclone s’autoentretient tant qu’il reste sur l’océan, mais se détruit rapi­dement dès qu’il aborde un continent. Les cyclones naissent vers 10 degrés de latitude et se déplacent en bordure des anticyclones subtropicaux, présentant une structure circulaire parfaitement symétrique, avec un gradient de pres­sion très fort (jusqu’à 1 mb par km). À la périphérie, les vents peuvent atteindre des vitesses considérables : 310 km/h pour Camille, en 1969. En 1960, le service météorologique des Etats-Unis a fixé une liste alphabé­tique permanente de quatre jeux de noms (en fait des prénoms féminins), réutilisés tous les quatre ans : Anna, Eve, Edith, Rachel, Caria, Brenda, Ingrid, Paula, etc. Seuls les cyclones particulièrement ravageurs gardent leur nom, les autres noms étant réem­ployés.

Dépression

Masse d’air au sein de laquelle la pression est inférieure à la pression standard de 1015 mb. Le minimum jamais enregistré est de 870 mb. Les dépressions occupent toute l’épaisseur de la troposphère, mais cette épaisseur est infime comparée à leur extension horizontale. Elles sont habituellement génératrices de mauvais temps.

Dorsale

C’est une crête de haute pression issue d’un anticyclone.

Eau

Elle joue un rôle fondamental en météorologie. A l’état solide, c’est de la glace, qui donne un certain nombre d’hydrométéores (grésil, grêle, verglas, gelée blanche). À l’état de vapeur, l’eau est invisible, jusqu’à ce qu’elle se condense pour former un nuage ; sa concentration atteint alors 4 % du volume d’air.

Electrométéores

Le plus connu est l’éclair d’orage, qui se manifeste lorsque le potentiel électrique de l’air dépasse une certaine valeur. Cet éclair suit le trajet de moindre résistance électrique et peut atteindre, sous une forme sinueuse, 15 km de long. Il existe aussi des éclairs très particuliers donnant lieu à un phé­nomène encore mal connu : la foudre en boule.

Eumetsat

Organisation responsable depuis 1986 des satellites météorologiques européens (de la série Météosat), basée en Allemagne, à Darmstadt.

Fœhn

Ce vent chaud et sec est provoqué par la déshydratation d’une masse d’air humide après passage sur un versant montagneux. Il affecte particulièrement le versant suisse et autrichien des Alpes, mais par extension on appelle « effet de fœhn » tout processus analogue.

Front

Ligne de transition entre deux masses d’air de pression différente. Cette notion a été introduite par le météorologiste norvégien Bjerknes, en 1918. Le front est froid si la masse d’air froid (la plus dense) repousse la masse d’air chaud, et inversement. On parle de front occlus lorsqu’une masse d’air qui avance rejoint une masse d’air de même température qui la précède, en rejetant vers le haut la masse d’air (plus chaude ou plus froide) qui les séparait.

En général, les fronts froids viennent d’Islande, les fronts chauds des Açores. Devant un front chaud, le vent souffle du sud-est, puis tourne au sud-ouest lors du passage du front. La pression baisse devant un front chaud et derrière un front froid.Les mots de la météo

Gelée blanche

Hydrométéore provoqué par le gel de gouttes de rosée.

Girouette

Instrument météorologique de base, destiné à renseigner sur la direc­tion du vent. Elle a souvent la forme d’une flèche, d’un coq ou d’un avion.

Givre

Revêtement de glace dû au gel rapide de petites gouttelettes d’eau.

Gradient

Rythme de variation d’une mesure atmosphérique (température ou pres­sion, par exemple). Au voisinage du sol, le gradient vertical de température est d’environ 1 degré pour 165 m, celui de la pression d’1 mb pour 9 m. Le gra­dient horizontal de pression, qui se cal­cule à partir de cartes isobares, donne la vitesse du vent : celui-ci est d’autant plus fort que le gradient est élevé. A l’intérieur d’un cyclone, ce gradient peut atteindre 1 mb/km, d’où les vitesses élevées qui sont alors créées.

Grain

Averse accompagnée d’un vent fort.

Grêle

Précipitation constituée de grêlons. Grêlons

Ce sont de petites sphères de glace entraînées rapidement à haute altitude à l’intérieur de nuages orageux (cumu- lonimbus) et plus grosses que les grains de grésil. Au cours de cette montée, elles grossissent par accumulation de nouvelles couches de glace. Certains grêlons atteignent ou dépassent 6 cm de diamètre, c’est-à-dire la taille d’un œuf.

Grésil

Hydrométéore consistant en de petites gouttes d’eau gelées, très dures, qui rebondissent sur le sol. Le grésil est un grêlon de petite taille.

Halo

Photométéore qui prend l’aspect d’un cercle lumineux autour du soleil ou de la lune, provoqué par la réfraction de la lumière de ces astres à travers les cristaux de glace de nuages du type cirrostratus.

Hectopascal

Unité de pression atmosphérique (valant 100 pascals, soit 1/1 000 de bar), désormais utilisée en remplace­ment du millibar.

Héliographe

Dispositif photographique qui mesure la durée d’insolation. Il s’agit de deux demi-cylindres accolés dont le grand axe est dirigé vers le nord, munis sur leur face plane d’une fente très mince orientée vers le soleil ; l’un des demi-cylindres correspond au soleil du matin, l’autre, décalé de 90 degrés, correspond au soleil de l’après-midi.

A l’intérieur de chacun d’eux, un papier photographique de faible sensi­bilité s’impressionne si le soleil brille, ce qui permet de mesurer le temps d’in­solation.

Humidité

Il faut distinguer l’humidité abso­lue (quantité de vapeur d’eau contenue dans un certain volume d’air) et l’hu­midité relative (rapport entre cette quantité et celle qui est admissible jus­qu’à provoquer sa condensation). Une hygrométrie de 100% correspond à un air saturé de vapeur d’eau (c’est le cas dans le brouillard).

Une humidité relative nulle n’existe pas au niveau du sol. L’hygrométrie varie au cours de la journée : forte vers 8 heures, minimale vers 14 heures.

Nos sens nous renseignent assez fidèle­ment sur le degré hygrométrique de l’air, en particulier parce que la chaleur est plus pénible à supporter si l’air est humide, la transpiration se trouvant alors ralentie.

De même, le froid est plus pénétrant si l’air est humide.Les mots de la météo

Hydrométéores

Ce sont tous les phénomènes atmosphériques qui font intervenir l’eau sous l’un de ses trois états : glace, liquide ou vapeur.

Les principaux hydrométéores sont la pluie, le brouillard, la rosée, la grêle, la neige.

Hygromètre

Instrument de mesure de l’humi­dité relative de l’air. L’hygromètre à cheveu repose sur le principe que les cheveux sont très sensibles aux varia­tions de l’humidité ambiante.

Le psychromètre (voir ce mot) est plus précis.

Isobares

Lignes d’égales pressions tracées sur les cartes météo délimitant les anti­cyclones et les dépressions par rapport à la ligne moyenne de 1 015 mb, qui cor­respond à la pression atmosphérique standard.

Isothermes

Lignes d’égales températures, utilisées en climatologie pour repérer les régions froides, chaudes et tempérées suivant l’époque de l’année. On trace en particu­lier les isothermes de janvier et de juillet.

Ligne de grain

Ligne ininterrompue de nuages noirs, menaçants, accompagnés d’orages violents et de pluies torren­tielles, parfois de tornades. A son approche, les vents changent de direc­tion et se renforcent brutalement.

Une ligne de grain se forme lorsque les vents, au-dessus d’un front froid, ont la même direction que celui-ci, empê­chant la masse d’air chaud de s’élever. Environ 200 kilomètres à l’avant du front, des vents forts obligent cet air chaud à s’élever avec une grande vio­lence, ce quidonne alors naissance à une ligne de grain. Dans les régions quasi désertiques de l’Afrique subsahé- lienne, les lignes de grain fournissent la majeure partie des précipitations.

Marais barométrique

Zone géographique de grande étendue ne présentant pas de diffé­rences marquées de pression.

Météorologie

Science qui étudie la basse atmo­sphère et les phénomènes qui se dérou­lent en son sein. Le mot fut créé par Aristote, auteur du premier livre de météorologie, vers 340 avant notre ère.

Météosat

Série de satellites météo géosta- tionnaires européens.

Microclimat

Conditions atmosphériques s’écar­tant sensiblement de la moyenne sur une zone restreinte: ville, vallée, baie, forêt, lac, etc.

Millibar

Millième de bar. Unité de pression atmosphérique, remplacée depuis 1986 par l’hectopascal.

Neige

Précipitation de cristaux de glace qui ont évolué en flocons. Les cristaux de neige affectent des formes très variées. Il existe aussi des flocons gelés, qui se rapprochent du grésil et donnent de la «neige roulée». La quantité d’eau apportée par la neige est relativement faible puisqu’il faut une boule de 30 cm de diamètre pour obtenir 1 litre d’eau.

Nuages

Hydrométéores formés par la condensation de la vapeur d’eau conte­nue dans l’air, lorsque celui-ci est refroidi au-dessous de son point de rosée. On distingue officiellement dix genres de nuages et quatre types fondamentaux (cirrus, nimbus, stratus et cumulus). Abréviations : Ac = altocumulus. As = altostratus. Cb= cumulonimbus. Cc= cirrocumulus. Ci = cirrus. Cs = cir- rostratus. Cu = cumulus. Ns= nimbo­stratus. Sc = stratocumulus. St= stratus.Les mots de la météo

OMM

Organisation météorologique mondiale. La première organisation météorologique internationale fut créée en 1871. Il s’agissait alors, surtout, d’accroître la sécurité en mer. L’Orga­nisation météorologique mondiale, mise en place après la Seconde Guerre mondiale, est l’une des seize institu­tions spécialisées de l’ONU. Son siège est à Genève. Elle regroupe 171 Etats membres qui ont mis en commun leurs moyens pour une meilleure connais­sance du temps.

Ces moyens sont considérables : 8 500 stations d’observation au sol, 1 480 stations de radiosondage, 4 800 navires et bouées, près de 200 radars, 600 avions et une dizaine de satellites. Ce réseau totalise 10 000 sta­tions terrestres, qui effectuent des rele­vés toutes les trois heures. S’y ajoutent les observations provenant de 4 000 navires et un certain nombre de données de sta­tions automatiques, sur plusieurs cen­taines de bouées fixes ou dérivantes, dont les observations sont retransmises par satellite aux centres de prévision.

 Orage

Trouble atmosphérique de nature électrique, caractérisé par des éclairs, qui provoque indirectement le ton­nerre. L’orage n’est associé qu’aux nuages du type cumulonimbus et entraîne de violentes averses de pluie ou de grêle (10% des cas).

Ozone

Variété triatomique de l’oxygène, qui se forme par la photodissociation de l’oxygène moléculaire sous l’action du rayonnement solaire de courte lon­gueur d’onde. Il joue un rôle capital en filtrant les rayons ultraviolets du soleil. Sa concentration varie en fonction de l’altitude : elle atteint un maximum vers 25-30 km. Dans la basse atmo­sphère, au niveau du sol, l’ozone joue en revanche un rôle négatif, puisqu’il compte parmi les polluants de l’atmo­sphère agissant sur la santé humaine.

Photométéore

Phénomène lumineux siégeant dans l’atmosphère et provoqué par les réflexions ou les réfractions de la lumière solaire, sur ou dans des goutte­lettes d’eau ou des cristaux de glace en suspension dans l’atmosphère. Les principaux sont l’arc-en-ciel, la cou­ronne et le halo.

Pluie

Hydrométéore qui intervient dès que les gouttelettes d’eau d’un nuage se fondent entre elles, devenant des gouttes trop lourdes pour pouvoir être supportées par les courants ascendants qui existent sous le nuage. Toute pluie est en réalité le résultat de la fonte de flocons de neige pendant leur chute. Il faut cependant que la goutte « survive » à l’évaporation qui se pro­duit sous le nuage pendant la chute. Ces gouttes ont de 0,5 à 2 mm de dia­mètre. Dans les nuages de basse et de moyenne altitude, la pluie est un phé­nomène permanent, mais elle n’atteint pas toujours le sol (elle crée alors une virga). Les nuages donnent, sous forme de précipitations, beaucoup plus d’eau qu’ils n’en contiennent, car ils se renouvellent généralement sur place, à partir de la vapeur d’eau recy­clée dans l’air.

Pluviomètre

Instrument météorologique ser­vant à mesurer les précipitations (pluie, neige, grésil, grêle). Il a été inventé par le Britannique Towneley en 1677. C’est un collecteur placé dans un endroit dégagé au-dessus du sol, à une distance au moins double de la hauteur de l’obstacle le plus proche. Sa hauteur optimale au-dessus du sol est d’1 m. Une hauteur d’eau recueillie d’1 mm signifie qu’après la précipitation, en l’absence de ruissellement, d’absorption ou d’évaporation, la hauteur d’eau serait d’1 mm, soit 1 litre par mètre carré.Les mots de la météo

Pluviosité

C’est la quantité de pluie tombée dans un lieu déterminé pendant un temps donné. La pluviosité annuelle moyenne à l’échelle du globe est légè­rement supérieure à 1 m (1 130 mm). Mais ses variations sont considérables : dans certains endroits du Sahara, on ne compte que 5 jours de pluie par an et le désert d’Atacama, au Chili, peut ne pas voir une goutte d’eau pendant plusieurs années. Inversement, on enregistre annuellement plus de 8 000 mm de précipitations en Indo­nésie, où il pleut presque tous les jours.

Point de rosée

Température à laquelle il faut refroidir l’air pour obtenir un début de condensation.

Exemple : une masse d’air à 15 degrés contient 9,4 g de vapeur d’eau par mètre cube. Cet air n’est pas saturé puisque la quantité maximale admis­sible à cette température est de 12,8 g. Mais il le serait avec 9,4 g si la tempéra­ture était abaissée de 15 à 10 °C, cette dernière valeur correspondant au point de rosée.

Pression atmosphérique

Force exercée par le poids d’une colonne d’air partant du sol jusqu’à la limite de l’atmosphère.

Ce sont les savants italiens Galilée et Torricelli qui, dans la première moitié du XVII siècle, ont découvert que l’air était «pesant».

La pression – surtout ses variations – se mesure à l’aide du baromètre. Pascal, faisant reproduire l’expérience de Tor­ricelli au sommet du Puy-de-Dôme par son beau-frère, montra en 1648 que la pression atmosphérique diminue avec l’altitude. Laplace calcula ensuite sa loi de décroissance.

Cette décroissance est d’abord assez rapide (environ 1 mb tous les10  mètres) mais n’est plus que de 1 mb tous les 20 m vers 6000 m, et d’1 mb tous les 100 m entre 15 et 20 km d’al­titude. De 76 cm de mercure au niveau du sol, la pression tombe ainsi à 10 cm au sommet de la zone météorologique qu’est la troposphère et à 2 mm seule­ment à l’altitude de plafonnement des ballons-sondes, vers 40 km.

Prévisions

Il est très difficile d’établir des pré­visions météo du fait que l’atmosphère est un milieu turbulent, dans lequel interviennent un grand nombre de fac­teurs, pas toujours connus. Il se dépense dans le monde près de 10 mil­liards de francs par an pour les prévi­sions météo. Mais on estime que les économies réalisées grâce à elles sont 25 fois plus importantes !

Au début du XXe xiècle le Norvégien Bjerknes a formulé le premier grand principe de prévision du temps. C’est son fils, Jacob, qui proposa le schéma du front polaire pour expliquer la for­mation des dépressions.

Le « modèle norvégien » présente le contact entre air froid polaire et air chaud tropical comme une surface de discontinuité sur laquelle, par un méca­nisme d’instabilité, se creusent les dépressions.

Actuellement, les prévisions sont sûres à 99 % sur 2 heures, à 90 % sur 24 heures, à 75% sur 2 jours, à 60% sur 3 jours et à 50% sur 5 jours.

Au-delà de 5 jours, il y a donc une chance sur deux pour que le temps prévu ne survienne pas et il est par conséquent illusoire de faire des prévisions dépassant 5 jours. Il y a seulement 30 ans, ce sont les prévisions à 48 heures qui avaient une chance sur deux d’être inexactes… L’amélioration a été très nette à partir de 1994, lors du passage du modèle Péridot à Arpège (modèles mathématiques de prévision numérique).

Psychromètre

Instrument météorologique consti­tué de deux thermomètres et servant à la mesure respective de la température de l’air sec et de l’air humide ; la diffé­rence entre les deux valeurs donne le degré hygrométrique, la coïncidence de ces deux températures signifiant que l’air est saturé de vapeur d’eau (hygro­métrie de 100%). L’air est d’autant plus sec que l’écart entre ces deux tem­pératures est grand.

Radiosondage

La technique du radiosondage fut inventée en France en 1927.

Voir ballon-sonde.

Relevés météorologiques

Ensemble des données caractéri­sant l’atmosphère à un instant donné (vent, pression, température, hygromé­trie, nébulosité, etc.) regroupées en cartes et en tableaux. Ces relevés doi­vent être effectués à heures fixes, dans de bonnes conditions (station correcte­ment située) et à l’aide d’instruments bien étalonnés.

Rosée

Hydrométéore résultant de gouttes d’eau se déposant sur les surfaces froides par condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air. La rosée se forme le plus souvent durant les nuits d’été, par suite du refroidissement noc­turne du sol, lorsque le ciel est dégagé ; la déperdition de chaleur est alors plus importante.

Saisons

Elles résultent du fait que l’axe de rotation de la Terre est incliné de 23 degrés sur son orbite. Quand le pôle Nord est orienté vers le soleil, l’été règne dans l’hémisphère Nord ; les rayons solaires frappent alors plus directement le sol et les jours sont plus longs. Le 22 juin, le soleil est au-dessus du tropique du Cancer et les jours atteignent leur durée maximale. Au sol­stice d’hiver, c’est l’inverse et les jours sont très courts, tandis que l’été règne dans l’hémisphère Sud. Aux équinoxes (printemps, automne), les jours sont d’égale durée.

Les saisons apportent peu de change­ment au niveau de l’équateur, qui reçoit toujours à peu près la même quantité de chaleur, mais influent considérable­ment sur la climatologie des pays tem­pérés. Les saisons météorologiques ne coïncident cependant pas tout à fait avec les saisons astronomiques en rai­son d’un phénomène d’inertie ther­mique.

C’est ainsi que les températures moyennes passent par un minimum début février et un maximum fin juillet, avec un mois à un mois et demi de retard sur la date théorique.

Station météo

Il existe 3 600 stations météorolo­giques terrestres à travers le monde, dont 150 stations principales et 350 sta­tions secondaires en France.

Il faut y ajouter les 80 navires spécialisés et les 5 000 navires marchands qui pro­cèdent à des relevés bénévoles.

Surfusion

Phénomène permettant à l’eau de conserver son état liquide, même par une température inférieure à 0 °C, à condition que l’air soit pur et la pres­sion atmosphérique suffisamment basse. L’eau peut rester liquide à -20 °C pour une pression réduite à 1,5 mb.Les mots de la météo

Température

Elle traduit le plus ou moins grand degré d’agitation des atomes et molé­cules à l’intérieur d’un corps. Sa mesure est fondée sur la dilatation de liquides ou de solides de référence (alcool, mer­cure, métaux).

La plupart des pays ont aujourd’hui adopté l’échelle centigrade, imaginée par le Suédois Celsius en 1742. Dans cette échelle, le 0 correspond à la tem­pérature de la glace fondante, la divi­sion 100 à la température de l’eau bouillante. Elle s’exprime en °C (C pour centigrade ou Celsius).

  • Encore utilisée dans les pays ANGLO-SAXONS, l’échelle proposée par l’Allemand Fahrenheit, vers 1710- 1715, est plus ancienne.

Le 0 correspond à la fusion d’un mélange de sel et de glace pilée, la divi­sion 100 à celle d’un début de fièvre chez l’homme.

Elle compte 180 divisions entre les deux états de l’eau (glace et vapeur). Pour convertir en degrés centigrades une température exprimée en degrés Fahrenheit, il faut retrancher 32 à cette dernière valeur et multiplier le résultat par 5/9.

L’échelle Fahrenheit sera progressive­ment remplacée par l’échelle centigrade dans les pays anglo-saxons où elle est encore utilisée.

  •  L’échelle Kelvin (échelle des tem­pératures absolues) est employée par les physiciens.

C’est la seule échelle vraie, car elle per­met d’effectuer des opérations algé­briques sur les températures.

Les autres ne sont que des échelles rela­tives, dont les points d’origine ont été arbitrairement fixés.

Dans l’échelle Kelvin, le point 0 cor­respond à la valeur pour laquelle les atomes deviennent immobiles, c’est donc la plus basse température qui puisse être obtenue, puisqu’il n’y a aucun mouvement plus lent que l’im­mobilité totale !

Ce « zéro absolu » correspond à -273,15°C (on retient habituellement la valeur arrondie de -273°C) et on parle de « kelvins » (non de « degrés kel­vin»). La progression est ensuite la même que pour l’échelle centigrade: + 273 K pour 0 °C, + 373 K pour 100°C, et ainsi de suite. Cette échelle n’est cependant pas d’un emploi très commode dans la vie courante.

Thalweg

Vallée de basses pressions, qui est comme un « doigt » de faibles pressions immiscé entre deux anticyclones.

Thermomètre

Instrument de mesure des tempé­ratures, inventé en 1592 par Galilée. Les plus courants mesurent la tempéra­ture par la dilatation d’un liquide (mer­cure ou alcool coloré), mais il existe aussi des thermomètres métalliques (bilames) utilisables dans une gamme de températures plus étendue. L’alcool ne permet pas de descendre au-dessous de — 90 °C (il gèle) et le mercure ne permet pas d’aller au-dessus de + 357 °C (il bout). Les températures météorologiques restent bien à l’inté­rieur de ces limites.

Tornades

Entonnoir nuageux tourbillonnant accroché à la base d’un cumulonimbus. Ces tourbillons d’une extraordinaire violence se forment à l’intérieur des orages étendus et violents, structurés en supercellules. La vitesse du vent à l’in­térieur est supérieure à celle d’un cyclone : elle a dépassé 400 km/h dans quelques cas rarissimes.

La vitesse de déplacement est en revanche suffisamment lente (40 à 50 km/h) pour que l’on puisse la dis­tancer en voiture.

Les dommages provoqués sont dus éga­lement aux pressions extrêmement basses (150mb, ce qui équivaut à une augmentation d’altitude instantanée de 13 000 mètres !) qui régnent au centre, du fait des forces centrifuges qui empê­chent l’air d’y pénétrer. Sur la face inté­rieure d’une vitre, la surpression dépasse une tonne et fait exploser la vitre !

Trombes

Elles sont l’équivalent marin des tornades terrestres. La basse pression de l’entonnoir aspire l’eau, la faisant remonter jusqu’au nuage d’origine. Elles ne durent pas longtemps (20 minutes maximum) et sont moins violentes que les tornades. On en observe au large des côtes de Floride; leur diamètre est de l’ordre de 20 mètres.

Fréquentes également près des côtes méditerranéennes, les trombes sont peu dangereuses mais spectaculaires, elles peuvent prendre alternativement le double caractère d’une trombe et d’une tornade, en survolant alternativement des étendues liquides et la terre ferme.

Tropopause

Limite entre la troposphère et la stratosphère. Son altitude varie de 8 kilomètres au-dessus des pôles à 17 kilomètres au-dessus de l’équateur. A ce niveau, la température est respec­tivement de-55°C et de-85°C.

Troposphère

Couche météorologique située entre le sol et le début de la stratosphère, dans laquelle se déroulent pratiquement tous les phénomènes météorologiques.

Turbulence

Le moindre obstacle au sol est source de turbulence de l’air, gêné dans son déplacement, exactement comme le courant d’une rivière provoque des remous.

Un relief accidenté, avec des montagnes ou des collines, des agglomérations ou des forêts, engendre donc de la turbu­lence, qui se caractérise par des tour­billons horizontaux proches du sol, entraînant eux-mêmes des courants ascendants et descendants.

Cette turbulence est d’autant plus importante que le vent est rapide. En montagne, les effets peuvent être dra­matiques : le vent qui suit le relief, après avoir passé le sommet, redescend en formant des tourbillons « rabattants», susceptibles de provoquer la mort de parapentistes.

Vent

Courant d’air créé entre deux masses d’air de température, donc de pression différente.

Ce courant d’air se dirige des hautes pressions vers les basses pressions, mais son trajet ne s’effectue pas en ligne droite en raison du mouvement de rotation de la Terre (force de Coriolis) et des interactions avec le relief.

Les rafales dans les tempêtes peuvent atteindre 150 km/h pour un vent moyen de 115 km/h, ou 100 km/h pour un vent moyen de 70 km/h. Les rafales supérieures peuvent ainsi excé­der de 25 % à 50% la vitesse du vent moyen.

Il existe de;vents réguliers (alizés), sai­sonniers (moussons) et locaux (mistral, tramontane, autan, fœhn).

Virga

Pluie qui s’évapore avant d’avoir atteint le sol. Fréquente sous les alto- cumulus.

Vortex

Entonnoirs d’air tourbillonnant, plus petits et bien moins intenses que les tornades. Ils se forment souvent au ras du sol lorsque celui-ci subit un réchauffement rapide.

À la différence des tornades les vortex ne sont pas issus d’orages, mais de cou­rants d’air ascendants produits par le réchauffement du sôl.

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