Le soleil

> > Le soleil ; écrit le: 26 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 15 avril 2018

Le coup de soleil

Le premier effet du soleil, au cours d’une exposition prolongée – c’est-à-dire au bout de quelques minutes seulement pour une exposi­tion intense au soleil tropical chez des personnes à la peau très blan­che – est le coup de soleil, qui est ni plus ni moins une brûlure du premier ou second degré. Le coup de soleil peut s’accompagner d’une réaction allergique, parfois exacerbée par des médicaments ou des produits cosmétiques.

Reconnaître le coup de soleil

Les symptômes du coup de soleil sont bien connus ; la peau de­vient rouge, douloureuse et anormalement chaude après avoir été ex­posée au soleil. Le coup de soleil peut s’accompagner de fièvre, et localement de douleurs intenses, pouvant être responsables d’insom­nie, et d’ampoules remplies de liquides, comme lors d’une brûlure du second degré.

Que faire en cas de coup de soleil ?

Il n’existe pas de traitement particulier du coup de soleil, qui gué­rit spontanément en quelques jours. En cas de brûlure intense, on peut appliquer des compresses d’eau et utiliser des crèmes hydratan­tes. N’utilisez pas de pommades grasses.

Les réactions de photosensibilisation

Les téguments sont rendus sensibles par l’interaction entre une substance photoréactive présente dans la peau et les radiations lumi­neuses capables d’exciter cette substance. Cette substance est parve­nue dans les téguments par application externe ou par absorption interne d’agents photosensibilisants (médicaments, crèmes cosméti­ques…). De nombreux médicaments sont à l’origine de photosensibi­lisation.

Les problèmes d’immunité

Les rayons solaires, et en particulier les rayons ultraviolets, peu­vent avoir aussi des effets nocifs sur le système immunitaire. Les

rayons solaires peuvent induire une immunodépression, qui, à son tour, favorise certaines maladies infectieuses cutanées ou générales.

Les mélanomes et carcinomes

Si les grains de beauté (les nævus ou nævi) sont des tumeurs béni ­gnes extrêmement fréquentes, les mélanomes eux, sont des tumeurs malignes très dangereuses. On en détecte environ 6 cas pour 100 000 habitants par an, avec une augmentation d’environ 5 % par an. À lui seul, le mélanome représente 5 % des tumeurs cutanées et 1 % de tou­tes les tumeurs malignes. Il est responsable en France de 1 000 décès par an.

Le « capital soleil »

Le rôle du soleil dans l’apparition des mélanomes est aujourd’hui bien connu : tout se passe comme si nous avions en nous un capital soleil qu’il ne faut pas dépasser, car au bout d’une certaine dose, les effets néfastes apparaissent. Ce capital soleil est valable pour toute la vie, car les effets du soleil s’accumulent chaque année. Ce qui signifie qu’à chaques vacances, à chaque séjour sur la plage, nous grignotons un petit peu plus de ce capital, et au bout d’un certain nombre d’an­nées, les ennuis apparaissent. Pour la plupart des cancers de la peau, l’effet du soleil est simplement cumulatif, et c’est pourquoi les can­cers sont davantage fréquents chez les personnes âgées, sur les par­ties du corps les plus exposées au soleil (le visage essentiellement). Cependant, les perturbations de la couche d’ozone stratosphérique font que nous sommes moins bien protégés des rayons ultraviolets, ce qui, surajouté à la mode persistante du bronzage, expliquerait l’explo­sion des cas de mélanomes dans le monde entier.

Dans le cas du mélanome, le soleil semble agir différemment, puis­qu’il est surtout provoqué par les expositions violentes et intenses (bronzage), en particulier chez les individus à la peau claire, aux yeux bleus ou verts, et les roux. On le rencontre fréquemment dans les po­pulations vivant au soleil et présentant une peau claire, par exemple en Australie. Les zones du corps les plus touchées sont les jambes chez les femmes, et le tronc et les épaules pour les hommes, c’est-à- dire les endroits où les coups de soleil sont les plus fréquents.

Reconnaître le mélanome

Le mélanome se présente comme une plaque pigmentée, de un ou plusieurs centimètres de diamètre, mais aux contours irréguliers. La surface est irrégulière, faisant disparaître les stries normales de la peau, et sa couleur peut varier du rose au noir, en passant par le bleu et le brun.

Le mélanome est susceptible de se déclarer n’importe où, en général sur les parties du corps violemment exposées au soleil (jambes, épau­les, thorax, visage, mains), mais aussi sur les muqueuses, sous les on­gles ou sur le cuir chevelu, sur les paumes des mains ou les plantes des pieds. Plus il est caché, plus le pronostic est mauvais, car en géné­ral détecté tardivement.

Si aucun traitement n’est effectué, le cancer diffuse localement sur la peau, soit par des métastases cutanées, proches de la tumeur initiale, soit en envahissant les ganglions régionaux et les viscères.

Le mélanome de Dubreuilh

Une forme répandue et bénigne du mélanome est la mélanose de Dubreuilh, fréquente chez les personnes âgées. Il s’agit d’une tache du visage qui se développe lentement. Au cours de cette évolution, un no­dule peut apparaître au sein de cette tache, témoignant d’un envahis­sement vertical, en profondeur, exigeant alors un traitement chirurgical. Mais il y rarement des métastases.

Le pronostic dépend du degré d’envahissement de la tumeur et de sa profondeur. Lorsque seul l’épiderme est atteint, le pronostic est excel­lent après exérèse simple. En revanche, lorsque la tumeur atteint le derme, le pronostic s’assombrit rapidement, avec seulement 60 % de survie à cinq ans.

Traiter le mélanome

Le seul traitement du mélanome est chirurgical, dès que le dia­gnostic est suspecté. L’examen du prélèvement montrera l’épaisseur de la tumeur et son degré d’envahissement des tissus de la peau. Se­lon le résultat, il est nécessaire ou non de faire une exérèse plus large, pour enlever d’éventuelles métastases ou des ganglions atteints par le processus cancéreux. Dans l’avenir, le mélanome sera peut-être traité par une vaccination. Deux vaccins utilisant des stratégies différentes sont en cours d’expérimentation. Le premier utilise des lymphocytes humains, chargés d’antigènes tumoraux, et est injecté dans un gan­glion lymphatique. Le second utilise des antigènes modifiés et est in­jecté par voie sous-cutanée. Les résultats sont prometteurs avec une réduction du nombre de cas de cancers et la disparition des métasta­ses dans la moitié des cas. Le mélanome devrait être le premier cancer à bénéficier de cette « vaccination » antitumorale, attendue aux envi­ron de 2010.

Le carcinome

Les carcinones sont les cancers les plus communs de la peau. On distingue les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires. Les premiers ont uniquement un développement local et sont guéris après simple exérèse chirurgicale. Les seconds, moins fréquents, peuvent se propager à distance. Tous les carcinomes se développent sur la peau exposée au soleil (visage, mains), et leur fréquence s’accentue natu­rellement avec l’âge.

Vidéo: Le soleil

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