Les instruments de relevés météorologiques

> > Les instruments de relevés météorologiques ; écrit le: 24 janvier 2013 par imen modifié le 13 novembre 2014

La prévision statistique consiste – après avoir accumulé le plus grand nombre possible de relevés quotidiens) – à rechercher une configuration identique dans le passé.

Les relevés sur de nombreuses années font en effet apparaître des constantes. Un type de temps et de circulation atmosphérique, lié à une saison précise, peut réapparaître, toutefois on ne retrouve jamais deux situations exacte­ment identiques.

Le thermomètre

C’est sans doute l’instrument météoro­logique le plus utilisé. Qui, d’ailleurs, n’en possède pas au moins un ? Dans son principe, il mesure la dilatation d’un liquide (parfois d’un solide) à fort coefficient de dilatation, cette dilata­tion étant proportionnelle à la tempé­rature. Les thermomètres sont de plu­sieurs types.

  • Les thermomètres à alcool. De l’alcool coloré (rouge ou bleu) est contenu dans un petit réservoir et monte dans un fin cylindre de verre, devant une échelle graduée. Ce sont les thermomètres les plus courants, mais leur précision est généralement limitée à 1°C.
  • Les thermomètres à mercure. Ils fonctionnent comme les thermomètres à alcool, mais sont plus fidèles, plus précis (1/10 de degré) et plus coûteux, n Les thermomètres bilames. La tempé- rature est indiquée sur un cadran devant lequel se déplace une aiguille actionnée par une spirale métallique; celle-ci, constituée de deux rubans métalliques ayant des coefficients de dilatation différents, s’enroule plus ou moins suivant la température ambiante. Ce type de thermomètre est peu précis ; il est donc à déconseiller pour les rele­vés météo

Le pluviomètre 

Cet INSTRUMENT – qui ne peut évidemment être utilisé qu’à l’extérieur — mesure le volume des précipitations, qu il s’agisse de pluie ou de neige.Il est très facile de réaliser un pluvio­mètre, puisqu’il s’agit simplement d’un entonnoir (ou d’un cylindre) se déver­sant dans un récipient amovible, gradué. Une précipitation de 10 mm signifie que, sur une surface horizontale et imperméable, l’eau aurait formé — en l’absence de toute évaporation — une couche d’ 1 cm d’épaisseur. Si les précipi­tations sont solides (neige, grésil, grêle), on laisse fondre et on mesure ensuite.

Pour accroître la précision de la mesure, il suffit d’amplifier la hau­teur d’eau recueillie en la déversant dans un récipient (de préférence une éprouvette en verre gradué) dont la sec­tion est beaucoup plus faible que celle du collecteur. Il faudra bien entendu diviser la hauteur mesurée par le rap­port des surfaces. Une mesure au milli­mètre près donnera une précision au dixième de millimètre si la surface de l’éprouvette est dix fois plus faible que celle du pluviomètre.

Les pluviomètres des stations MÉTÉO professionnelles sont plus per­fectionnés. Ils comportent à l’intérieur un auget basculant qui actionne un signal électrique pour chaque milli­mètre d’eau recueilli. Ceci permet de connaître également le rythme de la précipitation.

L’anémomètre

Cet instrument permet la mesure de la vitesse du vent. Il en existe de nom­breux modèles : à coupelles, à hélices, à tubes à pression, sonores (par perturba­tion d’une émission d’ultrason) ou à fil chaud (par perte de chaleur autour d’un fil de platine). L’anémomètre à fil chaud est le plus sensible, capable de détecter des sautes de vent dans des intervalles de temps inférieurs au centième de seconde. Mais ils sont réservés aux professionnels.

L’anémomètre courant comporte trois bras fixes, disposés à 120 degrés, et portant à leur extrémité une coupelle hémisphérique. L’ensemble est mobile, comme la girouette, sur un axe vertical. Le vent fait tourner les bras en s’en­gouffrant dans les coupelles, la mesure de la vitesse pouvant être effectuée au chronomètre, en comptant le nombre  de tours sur un intervalle de temps donné; l’une des coupelles doit ê ure peinte d’une couleur voyante pour erre repérable facilement. Le périmètre du cercle circonscrit par les coupelles, multiplié par le nombre de tours et divisé par le temps de la mesure (en secondes), donne la vitesse du vent en m/s. Une  multiplication par 3,6 permet d’obtenir des km/h. Les anémomètres perfec­tionnés sont reliés à un compteur spé­cialement étalonné, qui permet une lec­ture directe de la vitesse. m II existe un moyen très com­mode de déterminer la vitesse du vent sans aucun instrument. Il suffit de noter ses effets (déplacement de la fumée, bruissement des feuilles, para­pluies retournés, etc.) et de se reporter à l’échelle de Beaufort.

Vidéo : Les instruments de relevés météorologiques

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur: Les instruments de relevés météorologiques

← Article précédent: Les instruments :Instruments de prévision Article suivant: Fonctionnement de la station


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles de tout le site