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Les troubles neuro-sensoriels

Vous êtes ici : » » Les troubles neuro-sensoriels ; écrit le: 13 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

Les fonctions sensorielles

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Les fonctions sensorielles vieillissent de façon inéluctable à des vitesses différentes.
La vision. La sensibilité à la lumière et la discrimination des couleurs décroissent régulièrement. La presbytie se manifeste dès 45 ans. Les cellules dopaminergiques présentes dans la rétine synthétisent et libèrent de la dopamine sous l’influence des influx lumineux. Leur rôle est d’inhiber les signaux visuels latéraux au bénéfice de la perception du signal central, améliorant ainsi la qualité de la perception visuelle. Leur diminution est à l’origine d’une baisse de l’acuité visuelle. On recherche classiquement chez une personne âgée trois causes de baisse de la vision : la cataracte, le glaucome, la dégénérescence maculaire. La baisse de la sensibilité au contraste en est une autre à laquelle on s’attache moins souvent.
L’audition. La presbyacousie est due au vieillissement de l’oreille interne ; elle survient à partir de 50 ans ; il y a une amputation des sons aigus. Les difficultés sont particulièrement importantes en milieu bruyant. Les cellules dopaminergiques interviennent aussi dans l’acheminement des stimuli sonores par de multiples relais synoptiques par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs médiateurs jusqu’aux aires auditives corticales. La baisse de l’audition est particulièrement marquée dans les conversations à plusieurs. La diminution de l’audition de perception amène le sujet âgé à s’isoler ; la surdité est une cause très importante de désafférentation. Le sujet âgé atteint d’un degré important de presbyacousie limite ses relations sociales et évite les réunions et les lieux publics. L’isolement peut être vaincu par une prothèse auditive adaptée.
Le goût et l’odorat, contrairement aux autres sens, vieillissent fort bien. Tout simplement parce que les cellules sensorielles responsables de la prise d’informations se régénèrent en permanence, tous les cent jours pour les cellules olfactives, tous les quatre jours pour celles du goût. Mais si les capteurs périphériques ne s’altèrent pas ou très peu, il n’en est pas de même au niveau central ou notre « ordinateur » voit ses performances se dégrader sous le poids des ans. Il y a des différences considérables d’un individu à un autre. Les oenologues qui passent dix ans de leur vie à s’entraîner plusieurs heures chaque jour ou encore les célèbres « nez » des grands parfumeurs arrivent à des performances éblouissantes, car ils éduquent leurs capacités de discrimination et d’identification des odeurs. Capacité essentielle puisque l’odorat est pour 95 % dans la perception de la flaveur (le complexe goût-odeur) dans la bouche.
En conclusion : en ce qui concerne le déclin cérébral par vieillissement, la diminution des taux de neurotransmetteurs touche surtout la dopamine et, à un moindre degré, la sérotonine et l’acétylcholine. Le taux de GABA semble rester stable. Les recherches se poursuivent dans le but de découvrir une thérapeutique substitutive raisonnée de la sénescence cérébrale par agonistes dopaminergiques.
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