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Les ressources pétrolières et gazière du moyen-orient et d’afrique du nord

Vous êtes ici : » » Les ressources pétrolières et gazière du moyen-orient et d’afrique du nord ; écrit le: 13 février 2012 par mariouma modifié le 17 novembre 2014

Bénédiction ou malédiction

Les ressources pétrolières et gazière du moyen-orient et d'afrique du nord la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) occupe  ne position clé dans la géopolitique de l’énergie. Cette région détient 61 % des réserves pétrolières mondiales et 45 % des réserves gazières mondiales, pour 5 % de la population mondiale. Cette richesse en ressources énergétiques est inégalement répartie dans les pays de la zone  ne s’est pas toujours traduite par du développement économique. E»:~ nombre de ces pays souffrent de ce que les économistes appellent il « malédiction des ressources » (ou plus précisément la malédiction pétrolière). Ce phénomène crée des distorsions économiques qui entravent le processus de développement. La dépendance pétrolière a finalement un impact négatif sur la qualité des institutions et sur la gouvernance, plus particulièrement sur la démocratie et la lutte contre M corruption. De plus, pour la plupart de ces pays, le changement climatique n’est pas considéré comme une véritable menace et les prix  à l’énergie demeurent largement subventionnés.

La richesse énergétique des pays MENA

Depuis que le pétrole a été découvert au début du XXe siècle, le Me y en-Orient a acquis une importance stratégique pour les grandes jouissances internationales. Parmi l’ensemble des pays MENA 11 pays selon la Banque Mondiale1), 13 sont exportateurs nets de pétrole et 8 possèdent de larges ressources pétrolières et gazières. En 2008, les réserves pétrolières de l’Iran, l’Irak, du Koweït, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, des Emirats arabes unis, de l’Algérie et de la Libye ont été estimées à 799 milliards de barils, soient 60 % des réserves mondiales de pétrole, pour 3 % de la population mondiale et 3 % du PIB mondial. Les ressources pétrolières de ces pays représentent environ 78 % des réserves de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP). Leurs réserves de gaz se sont élevées à 80 trillions de mètres cubes, soient 43 % des réserves mondiales de gaz.
Ces huit pays figurent parmi les 15 plus gros exportateurs de pétrole dans le monde. En 2008, ils ont exporté 19 millions de barils par joui. L’accès à ces ressources bon marché demeure vital pour le fonctionnement de l’économie mondiale. En dépit de multiples efforts de diversification géographique, la dépendance mondiale à l’égard du pétrole du Moyen-Orient restera forte et croissante durant les prochaines décennies, selon les projections de l’Agence Internationale de l’Énergie.
Les pays MENA peuvent être distingués en deux catégories. D’une part, les monarchies du Golfe, qui appartiennent au Conseil de Coopération du Golfe (CCG 2) restent les principaux fournisseurs de brut sur le marché mondial. Ils se caractérisent par une faible population, des ressources en hydrocarbures très importantes, des revenus par tête particulièrement élevés et des ressources en eau très limitées. Ils sont également considérés comme des pays importateurs de main-d’œuvre étrangère. D’autre part, certains pays comme l’Algérie, l’Iran, l’Irak et la. Libye doivent satisfaire les besoins d’une population forte et croissante, et subissent une baisse progressive des réserves pétrolières par habitant. Les rentes pétrolières des trois derniers pays ont de surcroît souvent été liées au contexte international (avec les sanctions internationales ou américaines pratiquées à l’encontre de ces pays durant les deux dernières décennies). Un pays clé se situe entre ces deux groupes : l’Arabie Saoudite, avec de fortes dotations en ressources et population importante et en forte croissance.



Avec une population d’environ 25 millions d’habitants, l’Arabie Saoudite possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde. La taille et la flexibilité de ses réserves lui ont permis de jouer, rendant de nombreuses années, un rôle majeur de régulateur du marrie [swing producer), en modulant sa production entre 8 et 11 millions de barils par jour, en fonction des besoins du marché. Sa rapacité excédentaire a une influence majeure sur l’évolution des tours du brut. Grâce à sa capacité résiduelle (qui a considérablement diminué entre 2004 et 2008), toute décision d’augmenter ou de réduire sa production déclenche immédiatement une réaction sur le rraxché. Cette flexibilité de la production confère un pouvoir éminent l’Arabie Saoudite et accroît son importance géostratégique sur la   mondiale.
La hausse spectaculaire des prix du pétrole entre 2004 et 2008 3 a entraîné des transferts massifs de recettes vers les pays exportateurs. Les revenus nets des exportations pétrolières des pays MENA ont Éteint des niveaux records durant les dernières années. En 2008, les revenus des exportations nettes de pétrole des pays de l’OPEP se sont élevés à 965 milliards de dollars (courants) (285 milliards de dollars pour l’Arabie Saoudite, 91 pour les Émirats arabes unis, 82 pour l’Iran et 79 pour le Koweït4). En termes réels, les exportations pétrolières nettes de pétrole des pays de l’OPEP ont été équivalentes à 64 milliards de dollars en 1980 contre 859 milliards en 2008 (en termes constants base 2005).
Ces recettes considérables ont permis à de nombreux pays exportateurs, plus particulièrement aux pays CCG, de se positionner en tant que principaux bailleurs de fonds sur le marché international des capitaux pendant les six dernières années. En 2006, le surplus de la balance courante des États membres du CCG s’est élevé à 205 milliards de dollars (pour 35 millions d’habitants). Il était presque équivalent à celui de la Chine (250 milliards de dollars pour 1 300 millions d’habitants), tandis que le déficit du compte courant américain s’est élevé à 790 milliards de dollars environ. Ce sont les excédents de la balance courante de ces pays qui ont équilibré le déficit mondial entre 2004 et 2008 (Setser, 2007). Les pays CCG disposaient aussi, fin 2007, d’une considérable capacité d’investissement à l’étranger, évaluée à 100 milliards de dollars, avec 57 % des capitaux investis en Europe, 25 % en Amérique du Nord et 14 % en Asie 5.

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